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Rentrée culturelle de Lyon

" Une terrible beauté est née "

"Noeud Perichoreen" Erick Beltran - Sucrière © Blaise Adilon

Rarement Lyon a été autant plébiscité à propos d'une rentrée culturelle qui – il est vrai – se révèle en tout point exceptionnelle. La Biennale d'Art Contemporain concoctée par Victoria Noorthoorn vient de s’ouvrir. Avec ce titre troublant, – Une Terrible Beauté est née – elle promet d’être une des plus belles éditions de cette manifestation devenue, en vingt ans, une des plus regardées en Europe. Peut-être avez-vous lu le dossier que lui consacrait Le Monde en titrant Lyon plus intense que Venise ? C’est dire la qualité de ce rendez-vous dont la force est d’entrer en résonance avec l’actualité en clamant l’absolue nécessité de la création. "L’art qui parle du moment présent ne peut échapper à sa nature politique" nous dit la commissaire argentine. Elle a fait le tour du monde, collaboré avec les musées et artistes internationaux les plus prestigieux pour préparer cette biennale que vous pouvez découvrir à La Confluence, dans les murs rénovés de la Sucrière, au Musée d’art contemporain  à la Cité Internationale, à la Fondation Bullukian mais également dans l’ancienne usine T.A.S.E., à Vaulx-en-Velin. 

" Une véritable éclosion artistique... "

Au-delà de ces quatre sites principaux l’évènement investit tout le territoire avec des rendez-vous uniques telle l’exposition d’œuvres provenant de la collection d’Antoine de Galbert au Musée des Beaux-Arts ou celle consacrée à la jeune création à l’Institut d’Art Contemporain. Cette biennale provoque une véritable éclosion artistique où s’entrecroisent institutions, espaces et acteurs culturels. Ce foisonnement, le New York Times vient d’en souligner les traits en rappelant que plus de 165000 visiteurs étaient venus à lors de la dernière édition, et que tout le territoire de l’agglomération lyonnaise profite de cette dynamique. Et c'est vrai, au fil des ans, Lyon est devenue une référence dans le monde de l’art actuel. Dans quelques jours, le Festival Lumière s’ouvrira, à son tour, avec un hommage à Gérard Depardieu pour l’ensemble de son œuvre. En trois éditions ce festival en forme de machine à remonter le temps a su toucher le public au sens le plus large. Ce qui est essentiel. Sa formule originale lui a permis de se faire une place dans l’univers des plus grands festivals consacrés au 7e art. Là encore, c’est toute la ville qui se prépare à vivre au rythme de l’évènement.

" On y invente avec succès, on y conserve avec talent... "

Cette vitalité surprend. Télérama vient de lui consacrer un numéro entier. Pourquoi ? Tout simplement parce que le moment est favorable. Parce que le temps est venu de jeter un regard neuf sur le potentiel créatif dont recèlent nos territoires. Les résultats sont tangibles et il n’est plus de frontière entre Paris, capitale des arts et des régions en forme de désert culturel ! Désormais les plus grands noms viennent à Lyon : hier la chorégraphe Dominique Hervieu quittant le Palais national de Chaillot pour diriger la Maison de la Danse de Lyon. Aujourd’hui le maestro Léonard Slatkin ouvrant une nouvelle ère pour l’Orchestre national de Lyon. Musique, cinéma, théâtre, danse… Oui, c’est une saison exceptionnelle qui s’ouvre. Alors ne boudons pas notre plaisir… Lisons et relisons ces mots de Fabienne Pascaud en conclusion de son bel éditorial en hommage à notre ville : "On y invente avec succès, on y conserve avec talent (...) Nous, Parisiens, avons beaucoup à apprendre de Lyon, vivier de modernité et de traditions mêlées"...


La Biennale de Lyon, du 15 septembre au 31 décembre 2011. Ouverture du mardi au vendredi, 11h-18h, le week-end de 11h à 19h. Nocturnes les 7 octobre, 4 novembre et 9 décembre jusqu'à 21h. Ouverture exceptionnelle le matin pendant la Fête des Lumières, les 8 et 9 décembre de 10h à 18 h et les 10 et 11 décembre de 10h à 19h. Page Facebook.

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