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Choisir ?

Nous discutions avec quelques amis il y a quelques jours, autour de boire et manger, des mérites comparés des candidats à la Primaire socialiste hormis celle, anecdotique, du radical de gauche.

Une synthèse, toute subjective, des arguments échangés fait apparaître:
- 3 des candidats (es)  ne sont pas des poulets de l'année et ont commencé, dans les responsabilités politiques de niveau élevé, du début (S. Royal, F. Hollande) à la fin (M. Aubry) des années 80. Cela tranche, par exemple, avec la fraîcheur d'un B. Obama, quasi inconnu avant les primaires US, des dernières présidentielles.

- Une des candidates (S. Royal), après avoir été largement battue aux Présidentielles précédentes,  et des positions politiques aux trajectoires changeantes, aurait été éliminée de la course en tant qu'"has been" dans la plupart des démocraties occidentales.

- Un des candidats, après avoir été chargé de com dans le cabinet du gouvernement Jospin, est si sarko-compatible qu'il lui a été proposé, en 2007, de suivre son grand ami A. Bauer dans "l'ouverture" sarkozienne de 2007. Ce qu'il a, concédons-lui la chose, refusé, mais ce qui n'a pas pour autant gauchi ses positions.

- Un autre candidat, qui bénéficiait d'une sympathie amusée des convives, s'est fait remarquer par différentes actions anti-corruption, anti- paradis fiscaux, anti-bureaucratie frauduleuse de l'intérieur du PS, a voté "Non" au référendum européen de 2005 (le seul des 4), mais  a eu hélas, au cours des années 2000, une stratégie en zig-zag qui nuit à sa crédibilité.

- L'une des candidates  va bénéficier d'un soutien interne allant de la gauche du PS à la majorité des strauss-kahniens, suite au "Pacte de Marrakech". Son image bénéficie (à gauche) et pâtit (à droite) de la réforme des 35 heures mais sa nouvelle lubie sur le "care" blairiste fait tâche malgré un discours résolument "de gauche". Reconnaissons-lui au moins d'avoir réussi à remettre le PS en état de marche après Reims. Hélas, sa rigueur envers G. Frêche et sa bande n'aura eu d'égal que son laisser-faire face à JN Guérini et à la camarilla socialiste dans le 13, tâche comparable à un des travaux d'Hercule chez le nommé Augias.

- L'un des candidats a, en 10 ans, définitivement transformé le PS en simple machine électorale au service des baronnies locales. Adepte du "Après moi le déluge", il aura laissé pour héritage le calamiteux Congrès de Reims. Il va maintenant puiser ses soutiens de l'Hérault dans les troupes frêchistes et se fabrique dans les médias, après sa cure d'amaigrissement,  l'image  d'un Pinay gominé, mâtinée de Zapatero.

Certains des convives ne voteront pas à ces primaires. D'autres le feront, se partageant entre M. Aubry et A. Montebourg.

Si ces réflexions peuvent venir en aide aux indécis...
  • "Dati quitte Dior pour le Sentier lumineux", Ruminances.
  • "Les Bourses européennes poursuivent leur baisse", Le Monde.
  • "Les impayés des entreprises ont augmenté au premier semestre", Le Monde.
  • ""Dark pools" : les dérives d'une finance de l'ombre", Le Monde.
  • "Plan Fillon et niches fiscales: volonté à géométrie variable", Résultat d'exploitation (s).
  • "Dans sa Corrèze très endettée, Hollande choisit la rigueur douce", Rue 89. "Le socialiste dit pouvoir réduire la dette de l'Etat, mais son département reste le plus endetté de France. La faute à la droite, selon lui".
  • "Exclusif : les conversations téléphoniques des frères Guerini", Marianne
  • "Fiscalité des multinationales : commencer, enfin, par la transparence !", Le Monde. *****

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