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Villes lentes

 Oeuvre d'Alain Créhange.

Au delà de la complication des obligations de sécurité, surtout effectuées pour le développement des industriels de l'automobile,...
Au delà des mystères de l'achat d'identification, permettant à tout possesseur de Mercedes de se prendre pour un riche et élégant membre des classes moyennes-supérieures, et au petit branleur de s'imaginer séducteur irrésistible au volant, à mon époque d'une décapotable, et maintenant d'une Audi noire.
Au delà des dividendes des actionnaires des fabricants d'auto... et des compagnies d'assurances...
Au delà de cette maladie mentale qui nous pousse à imaginer aller toujours plus vite, même si la vitesse est maintenant limitée à 130 km/h sur autoroute et à 50 km/h en ville...

Donc au delà de toutes ces considérations et de quelques autres, je me souviens toujours avec une douloureuse nostalgie  de ma première voiture, une "deudeuche" vieille de 10 ans lors de son achat, atteignant péniblement (sur route plate et sans vent contraire) les 90 km/h,  avec laquelle, en hiver, je conduisais une couverture sur les genoux et un bonnet sur la tête et pour laquelle, bien que totalement ignare en mécanique, j'effectuais seul beaucoup de réparations avec une simple tenaille et du fil de fer...

Je me demande si, par les temps qui courent, il n'est pas temps de réinventer son spartiate équivalent, peu chère à l'achat, consommant moins de "2 litres aux cent" (ce qui devrait être maintenant possible), d'une tenue de route exceptionnelle, rustique et robuste, aisément modulable et qui, si l'on s'en tient au strict plan fonctionnel, est possible, nécessaire et correspondrait vraisemblablement à un important segment du marché de nos pays développés.

Cela marquerait un passage culturel et de consommation que, même s'il est encore loin d'être majoritaire, je sens poindre autour de moi, en phase avec des mouvements comme celui des Villes lentes, telle Segonzac en France.

Ce label "s'adresse à des villes de moins de 60 000 habitants et chacune doit s'engager à adopter des mesures coercitives qui vont dans le sens d’un urbanisme à visage humain" et comporte 70 recommandations:
- "Multiplication des zones piétonnières.
- Mise en valeur du patrimoine urbain historique en évitant la construction de nouveaux bâtiments,
- Création de places publiques où l’on peut s’asseoir et converser paisiblement,
- Développement du sens de l’hospitalité chez les commerçants,
- Règlements visant à limiter le bruit,
- Développement de la solidarité intergénérationnelle,
- Préservation et développement des coutumes locales et produits régionaux,
- Développement des commerces de proximité,
- Priorité aux transports en communs et autres transports non polluants, etc..."

En attendant la renaissance d'une équivalent-deudeuche, à quand un label pour les grandes villes et métropoles lentes?

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