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Université d'été

" Les primaires en marche "
A l'occasion de l'université d'été du PS, voici l'interview que j'ai donné au Progrès de Lyon. Bonne lecture à tous ! 

>>Qu’attendez-vous de cette université d’été ?
Elle va marquer le véritable début de la primaire. Et je lance un appel aux habitants de notre région : ils peuvent décider qui sera le candidat du Parti socialiste avec comme seule condition de dire qu’ils sont en accord avec nos valeurs de progrès, de justice sociale et d’acquitter deux euros. C’est une première dans la démocratie française, j’espère qu’ils seront nombreux à répondre.


>>Et à voter pour François Hollande ?
Je me suis engagé derrière François Hollande, car il est le plus proche d’une ligne social-réformiste que j’appelle de mes vœux. C’est là une voie nouvelle pour la France. Les mesures de rigueur annoncées par le Premier ministre remettant en cause la politique menée en début de quinquennat actent l’échec de voie néolibérale américaine choisie au départ par Nicolas Sarkozy. Mais d’un autre côté, on voit bien que les solutions keynésiennes d’une relance par la consommation, longtemps prônées par les Socialistes, appartiennent elles-aussi au passé. Il faut donc inventer l’avenir et pour cela regarder vers d’autres expériences, vers ce social-réformisme qui fait aujourd’hui le succès des pays scandinaves basé sur un très haut niveau d’éducation et une économie fondée sur l’innovation.

>>Mais toujours dans la rigueur ?
Il faut commencer par là. Avec François Hollande, nous voulons atteindre l’équilibre des comptes publics à la fin du quinquennat. C’est une contrainte forte, que nous respecterons. Pour autant, il faut faire attention à ne pas tuer la consommation car notre but doit être de renouer avec la croissance. C’est pour cela, que la fiscalité nouvelle qui devra être mise en place doit répondre à un double impératif : l’équité bien sûr mais aussi la volonté d’encourager l’investissement et l’innovation.

>>Quelle place peut désormais occuper DSK ?
Je ne suis pas sûr que son premier souci soit maintenant de se replacer au cœur de la mêlée. Ce serait pourtant une erreur pour les socialistes, et pour tous les Européens, de se priver dans les prochaines années de son expertise exceptionnelle.

>>Comprenez-vous l’indignation de nombreuses femmes devant le comportement de Dominique Strauss-Kahn, au-delà des décisions judiciaires ?
Oui, je comprends parfaitement que des femmes soient choquées par cette affaire. Cela nous avertit que, sans tomber dans un puritanisme anglo-saxon, les politiques ont aujourd’hui un devoir d’exemplarité, et doivent faire preuve d’un sens aigu de la morale.


Propos recueillis par Francis Brochet et Frank Viart

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