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Révoltes

Je suis fondamentalement, et depuis longtemps, républicain et démocrate (à la française, pas à la mode US). Pourtant, en ce moment, j'envie les Indignés espagnols comme israléiens, le peuple grec, les peuples tunisiens, égyptiens, libyens, syriens (même si cela leur coûte très cher et que rien n'est définitivement gagné). J'en arriverais presque à soutenir les hooligans britanniques.

Quand je repense au Spectacle politique de ces dix dernières années chez nous, je rage, autant contre les démagogies qui ont maintenu une droite populiste au pouvoir pour faire le boulot du Medef et de la finance, que contre ceux qui, à gauche, nous expliquaient doctement, en 2005, que voter Oui au référendum européen nous garantissait un avenir  de rêve alors que c'était ouvrir grandes les portes à tous les excès qui nous ont mené à la crise de 2008 et à celle, la prochaine, qui se profile...

Je rejoins totalement Edwy Plenel dans son article d'hier: "Face à la catastrophe annoncée et confirmée par la folle journée de ce mercredi , nous avons rendez-vous avec l'histoire. Car la crise actuelle ne résulte pas d'une inévitable fatalité économique ou d'une éphémère folie financière. Elle est la conséquence de politiques socialement criminelles, mensongères et amorales, qui, si elles ne sont pas défaites par les peuples, entraîneront nos sociétés dans une spirale de violences. Aussi est-il temps d'imposer des solutions s'attaquant à la racine du mal : réalistes parce que radicales"

Et une amie m'a opportunément rappelée, hier, ces paroles de Thomas Jefferson en 1802: "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession..."

Paroles de vieil aigri ? Possible...

En attendant, si j'allais voter aux primaires socialistes (ce que je ne ferais pas), face à l'eau tiède des principaux candidats et au sarkozysme rampant de M. Valls, je choisirais sans hésitation A. Montebourg qui, malgré quelques outrances de langage est le seul à avoir voté "Non" au référendum de 2005 et propose au moins quelques mesures radicales.
  • "Grande-Bretagne : "une cocote minute qui peut exploser à tout moment"", NouvelObs.

  • "Lourde rechute pour les Bourses, les banques dégringolent", Libération.

  • Une interview de Paul Jorion: "Crise de la dette: «Une nouvelle récession se dessine, pour les mêmes raisons que celle de 2008»", 20 minutes.

  • "Au dessus du berceau sud-soudanais, l’Inde joue les bonnes fées intéressées", Aujourd'hui, l'Inde.

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