Infolinks In Text Ads

Le pouvoir d'achat était l'une des promesses phare de notre Monarque, celle du Travailler plus. Il n'en fut rien, évidemment. Mais la promesse fit le succès d'un couple de joyeux drilles, la Chanson du Dimanche.

Rappelez-vous.



Pour Nicolas Sarkozy, le relèvement du pouvoir d'achat passait par une loi sobrement baptisée TEPA, la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat. Un machin un peu fourre-tout où, très habilement croyait-il, notre Monarque avait glissé la défiscalisation promise des heures supplémentaires au-delà de la 35ème hebdomadaire, avec toutes sortes d'autres avantages pour la rente et le capital : défiscalisation supplémentaire des intérêts d'emprunts immobiliers pour l'acquisition d'une résidence principale, allègement des droits de succession, abaissement du bouclier fiscal à moins de 50% (via une baisse du taux facial de 60 à 50% puis la réintégration de la CSG et du CRDS dans le calcul), abaissement de l'impôt sur la fortune (ISF) pour financer les PME « innovantes ».

Le plus curieux fut que ni la rente ni le capital ne figuraient dans l'intitulé du projet législatif alors qu'ils en étaient les principaux bénéficiaires ! A droite, quelques voix s'élevèrent très timidement pour dénoncer le coût prévu de l'opération, alors que les comptes publics étaient déjà gravement déficitaires. La dette publique dépassait alors tout juste les 1.200 milliards d'euros.

Dès le 1er octobre 2007, la défiscalisation des heures sup' entrait officiellement en vigueur et on allait voir ce qu'on allait voir. On a effectivement vu. Dès le printemps suivant, l'emploi intérimaire s'effondrait.

Quatre ans plus tard, la loi TEPA a été quasiment intégralement annulée... par ses propres promoteurs : la défiscalisation des intérêts d'emprunt a été abrogée et remplacée par un Prêt à Taux Zéro élargi ... aux plus riches. Le bouclier fiscal a été supprimé. Les successions ont été taxées par ci par là à l'occasion de quelques réformes (retraites, allègement de l'ISF). Et un rapport parlementaire vient de chiffrer la catastrophe fiscale que représente la défiscalisation des heures supplémentaires : nous vous l'écrivions dès l'été 2008, cette dernière mesure était anachronique (en pleine crise !), inefficace et contre-productive.

Quant au pouvoir d'achat par ménage, l'INSEE relevait qu'il avait cru, avant la loi TEPA, de 1,8% en 2006, puis 2,4% en 2007. Après l'entrée en vigueur de la loi, il avait chuté de 0,2% en 2008 (récession oblige), puis s'était très modestement redressé de +0,2% en 2009 et +0,7% en 2010.

Au total, Nicolas Sarkozy aura gâché une trentaine de milliards d'euros en 4 ans

Président crédible ?

0 comments:

Post a Comment

top