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Opposition niçoise

Il est une règle, en démocratie, qui peut avoir quelques exceptions nationalement, notamment en période de crise aigüe, que la majorité gouverne et que l'opposition s'oppose.

N. Sarkozy a innové doublement. D'une part en débauchant quelques socialistes qui avaient envie de soupe. D'autre part en confiant à d'autres socialistes la Présidence de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale et, plus récemment la Cour des Comptes.


S'il ne faut pas mélanger les deux, j'y suis personnellement également opposé. Méprisons les premiers, mais constatons que les seconds, même s'il effectuent un travail respectable, n'ont empêché ni l'affaire hippique de M. Woerth, ni Woerth-Bettancourt, ni Lagarde-Tapie, sans parler des autres, connues ou encore dissimulées.
Ces derniers apportent en outre une caution démocratique à une présidence qui la bafoue régulièrement, plaçant ses amis partout où il y a du pouvoir et de l'argent, et laissent penser que tout ce qui se passe sous le règne de l'Ump est correct puisque contrôlé par ceux qui sont dans l'opposition.

A Nice, aux Municipales de 2008, C. Estrosi, sitôt élu, s'est empressé de singer son modèle politique, proposant à l'opposition, les présidences des Commissions municipales d’Appels d’Offres et  des Finances, sur la "demande" de P. Allemand, "après négociation"... 

Cette "demande" de P. Allemand avait pour principal inconvénient d'estomper les frontières entre majorité et opposition et n'aurait empêché que des broutilles, comme l'ont montré les différentes scandales de l'ère Peyrat, découverts à l'issue d'enquêtes policières partires d'écoutes téléphoniques montrant des circuits financiers compliqués et des dossiers d'appels d'offres impeccables. Et, si certaines demandes gênent, on ne répond pas. A Nice, la demande du Président de la Commission des Finances d'éclaircissement sur le financement du Banquet de l'Opéra aux familles des élus Ump avec concert privé est restée, depuis 3 ans, sans réponses...

Pourquoi vous raconter tout ça ? Parce que le post du 17 Août du blog de P. Allemand fait mine de s'indigner  de l'"amalgame entre les délégations qu’il confie aujourd’hui aux ralliés « Peyratistes » et les présidences de la Commission d’Appels d’Offres et de la Commission des Finances", se sentant obligé de préciser, à l'issue de 3 ans d'opposition inaudible, que cette co-gestion ne constituait "en aucun cas une caution de la politique menée aujourd’hui par le Maire de Nice".

Cela me rappelle l'histoire du mari complaisant se plaignant d'être cocu.
  • "Pour Laurence Vichnievsky (EELV), le retour de la retraite à 60 ans est une «lubie»", Libération.

  • Bis repetitae: "Les Bourses européennes s'effondrent", Le Monde.

  • "Affaire Tapie : selon la Cour de justice de la République, Christine Lagarde s'est impliquée "personnellement"", Le Monde.

  • Pour les abonnés: "Pour Alain Caillé, fondateur de la revue du Mauss et auteur avec Marc Humbert, Serge Latouche et Patrick Viveret du récent petit livre De la convivialité (La Découverte, 2011), l'essoufflement de la croissance dans les pays occidentaux, ajouté à la crise écologique et l'épuisement des ressources naturelles, remet en cause le modèle de société productiviste qui a fondé le pacte démocratique du siècle dernier", MediaPart

  • "Mini-remaniement à Nice: les réactions d’André Chauvet et Patrick Allemand", Nice-Matin. 

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