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Investisseurs et casseurs

Si vous regardez les télévisions, si vous lisez la presse, la Bourse baisse parce que les "investisseurs" sont inquiets sur le devenir des dettes souveraines.
De mauvaises langues prétendent qu'en fait, les "spéculateurs" font tout pour que, sous leurs coups de boutoirs, ces dettes souveraines soient déclassées afin que leurs taux d'intérêts augmentent et qu'ils gagnent quelques sous de plus.

Une seule de ces propositions est exacte. Devinez laquelle ?

En Angleterre, des émeutes qui ressemblent de plus en plus à celles de 2005 en France sont en train de se développer. A ceci près qu'en France, c'étaient les propos d'un Ministre de l'Intérieur ( vous vous souvenez, celui avec ses talonnettes) sur les "racailles" qui les avaient provoquées alors qu'en Angleterre, c'est la mort d'un manifestant pacifique tué par la police.

Sauf que, dans les deux cas, ce sont des jeunesses sacrifiées qui brûlent et pillent. A force d'avoir voulu tuer les syndicats et toutes les formes d'organisation collective, gênantes pour le Medef, d'avoir réduit l'autorité des parents des cités, réduits le plus souvent à l'état de chômeurs, nos sociétés fabriquent des combats sociaux qui prennent cette forme et pour lesquelles, en France, on décrète l'état d'urgence et où, en Angleterre, on songe à faire appel à l'armée. 
Rien d'étonnant d'ailleurs que cela se passe actuellement en Angleterre, pays européen des plus inégalitaire où le nouveau 1er Ministre entend bien, et énergiquement, faire payer aux étudiants, aux jeunes et aux salariés les plus modestes les pertes abyssales de la City en 2008.

Nobles "investisseurs" d'un côté, sinistres "casseurs" de l'autre. Sauf que ces investisseurs, par leur rapacité sont responsables de tous ces maux et plus encore car, maintenant, à force de resserrer  les vis de l'austérité (pour les plus démunis), ces ténias cassent la machine économique sur laquelle, en parasites, ils vivent grassement.

Enfin, pour continuer à jouer au vieil aigri, un article canadien dont je vous recommande chaudement la lecture, transmis par l'ami Eric, et d'où j'extrais ces quelques lignes:
- "La grande démocratie américaine est en fait une ploutocratie, qui sert d'abord et avant tout ceux qui ont du fric pour faire élire des candidats et pour influer sur les décisions publiques".
- "Le journaliste Bill Moyers, légende de PBS, dont un discours à la Boston University l'an dernier teinte cette chronique, pourfend sans relâche la ploutocratie américaine. Sa question rhétorique: «Pourquoi le gouvernement ne travaille-t-il pas pour les gens? Parce qu'il a été acheté.»"
- "Où sont les émeutes? Il n'y en a pas. Il n'y en aura pas. Parce que ce pays a convaincu les pauvres que, s'ils sont pauvres, c'est uniquement leur faute". 
"Le président des États-Unis ne peut rien contre ce système lubrifié à l'argent depuis si longtemps. Lui aussi, il doit financer sa campagne de 2012. Tenez, Obama a transformé son 50e anniversaire en soirée-bénéfice, à Chicago. Prix de certains billets: 38 500$US. Qui peut se payer ça? Parmi les milliers d'Américains au chômage, personne".

Mais bien sur, pour les contents de leur sort, tout va bien. Pour les fachos, c'est la faute aux immigrés. Pour d'autres, seules comptent les primaires socialistes.

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