Infolinks In Text Ads

Fiasco

Etait annoncé que le plan de rigueur gouvernemental "rechercherait 4 milliards d’euros cette année et 10 milliards l’an prochain". En fait, année pré-électorale oblige, pour 2011, on se contentera de 1 milliard.

Et l'on parle d'une contribution exceptionnelle des riches (pour ceux qui sont à 500 000 € par part fiscale, ce qui signifie, pour un couple avec 2 enfants, un revenu de annuel de 1 500 000 €), d'une re-taxation très partielle de la part patronale des heures supplémentaires, de la remise en cause de certaines niches fiscales (10%)... Bref des mesurettes, ne touchant qu'anecdotiquement le savant échafaudage  construit dès les lendemains de l'élection présidentielle, où, en fait, on avait fait travailler plus pour que les plus riches et les actionnaires du Cac 40 gagnent plus, mais surtaxe de l'alcool, des cigarettes (6%) et des sodas touchant les plus démunis.

 Une taxation des transaction financières renvoyée aux calendes grecques. Rien sur les banques qui continuent de spéculer à partir, pour beaucoup d'entre elles, de paradis fiscaux toujours aussi vivants. Rien sur les délocalisations. Rien sur une tranche taxée au taux marginal 50% pour les revenus annuels supérieurs à 150 000 € et de 65% pour les revenus annuels supérieurs à 600 000 € (50 000 € par mois). Et pourquoi  seulement un objectif de 1 milliard cette année quand les seules niches fiscales coûtent à l'état 70 milliards d'€ par an ?

 L'Insee (Le Monde) indique : "Entre 2004 et 2007, les très hauts revenus ont augmenté plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population". Les revenus du patrimoine des plus riches ont augmenté, toujours selon l'Insee de "+ 11 % par an sur la période 2004-2008". Plus grave, pour le 0,1% des plus riches "le taux moyen de prélèvement sur le revenu est de 20,5 %. Il tombe à 17,5 % pour le 0,01 % les plus riches et à 15 % pour le 0,001 % les plus aisés", et "les 10 % des foyers les plus aisés concentrent 62 % des réductions d'impôts": Une progressivité à l'envers..!

En fait, vous l'avez compris,  il s'agit de poudre aux yeux et, hormis quelques mesures symboliques, d'habiller une austérité pour les classes moyennes et les plus pauvres sans rien toucher au système qui enrichit les plus riches. Comme le dit Liêm Hoang Ngnoc, "En réalité, la montée des déficits est le prétexte brandi pour faire se débarrasser définitivement d’un Etat providence qu’ils jugent trop coûteux".

Et comme ce grand Spectacle  ne suffisait pas, on avance une imbécile "règle d'or" alors que ce gouvernement s'est généreusement affranchi de la précédente, qui existait et qui limitait les déficits à 3% du budget...

0 comments:

Post a Comment

top