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Le chien d'Afghanistan...

J'écrivais, sur mon ancien blog, en Septembre 2008:

"L'Afghanistan n'existe plus depuis l'invasion soviétique et le gouvernement mis en place par les USA ne gouverne, entre deux attentats, qu'à Kaboul. L'assassinat de Massoud a eu l'efficacité espérée par les Talibans et le fantoche installé par la CIA ne gouverne rien, tout au plus a-t-il la paix dans le Nord-Est, fief de feu le Commandant Massoud. Dans ces conditions les "alliés" sont nus et, en ce qui concerne les français, dramatiquement sous-équipés. Que voulez-vous, on ne peut à la fois faire le "bouclier fiscal" et avoir une armée digne de ce nom. Il n'y aura pas de démocratie approximative afghane avant quelques trente à cinquante ans dans le meilleur des cas et, sans l'appui politique d'un gouvernement à peu près populaire, il n'existe pas de solution militaire".

Je rajoutais: "Attendons-nous donc à de nouveaux morts, quelquefois dans des conditions horribles et ne jouons pas les coquettes outragées à chaque nouvelle embuscade. Soit les alliés restent en Afghanistan mais changent la donne politique, dans le cadre d'objectifs limités (l'éradication d'Al Quaida) et d'une implication réelle du Pakistan dans cette guerre, soit il vaut mieux rentrer chez nous au plus tôt".

Un peu plus tôt, en août 2008, j'avais encore écrit: ""Le loup d'Afghanistan se chasse avec un lévrier afghan".  Cette citation retranscrite de mémoire (de R. Kipling me semble-t-il), m'apparaît particulièrement adaptée à cet épisode tragique qui, outre les 10 morts compte 21 blessés parmi les parachutistes français. Historiquement, les afghans ont toujours fait payer de très lourds tributs à ceux qu'ils considèrent, à tort ou à raison, comme des envahisseurs. Les structures tribales, les lois du talion ont forgé des moeurs rudes et la géographie du pays est du côté des guerillas. L'invasion soviétique a cassé tous les corps intermédiaires qui existaient alors et, comme en Somalie, c'est sinon l'anomie, au moins une incessante bataille de clans changeant de camps à la moindre occasion".

Constatons, aujourd'hui, que le clan Karzaï est toujours davantage préoccupé de se remplir les poches que d'organiser le pays et que l'anomie continue de gagner. Que restons-nous dans cette galère ...
  • L'ectoplasme sévit toujours: "Unitaid, objet humanitaire non identifié", Le Monde.
  • "Le PS sait-il encore ce que s'opposer veut dire ? Et quelle est son altérité avec le pouvoir actuel ? À la veille de la clôture des candidatures à la primaire socialiste, cette double question se pose. Les parlementaires socialistes viennent d'approuver l'intervention militaire en Libye lancée par Nicolas Sarkozy. Auparavant, les dirigeants socialistes avaient soutenu le remplacement de Dominique Strauss-Kahn par Christine Lagarde au FMI. Comme si leur gauche était interchangeable avec la droite". MediaPart.

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