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Programme de transition...


Non, je ne vous parlerais pas de l'opuscule de Léon Trotski en 1938, mais de celui qui nous attend.
Quelque soit le bout par lequel on prenne les choses, nous sommes vraisemblablement à la veille d'une mutation de nos modes de vie et de consommation.

- Le bout énergétique ? Le pic du pétrole est dépassé et son renchérissement inéluctable. Si l'on y rajoute les dégâts environnementaux de l'extraction des schistes bitumineux, on se dit que plus vite viendra la transition, et mieux ce sera. Le gaz ? Même si le pic n'est pas atteint, les choses ne se présentent guère mieux.
- Le bout des matières premières ? On sait que, pour beaucoup d'entre elles, le pic est dépassé et que les industries de la récupération et de la valorisation des déchets ont de beaux jours devant elles. S'y rajoute la raréfaction des terres rares, nécessaires dans beaucoup d'objets technologiques.
- Le bout des produits agricoles ? Au delà des spéculations sur les produits agricoles par les nouveaux rats, la ruée des achats de terres agricoles dans les pays du sud par des pays du nord montre que le bétonnage des terres agricoles dans nos pays atteint ses limites et qu'il va falloir reconstruire les villes sur les villes, organiser les métropoles avec des modes de construction et de chauffage infiniment moins gourmands.
- Celui de l'eau ? Au delà des sècheresses actuelles, on sait que de plus en plus de régions, y compris chez nous ne disposent plus d'eau potable, polluées par l'agriculture chimico-industrielle. Là encore, des mutations douloureuses vont être obligatoire.
- Ne parlons pas du réchauffement climatique dont une partie est dû aux activités humaines et qui nous oblige à nous déplacer, sinon moins, au moins et plus économiquement et aura des conséquences importantes tant sur les voyages d'affaires , les délocalisations, que sur un certain tourisme.
Dès 1972, le Club de Rome déclarait: « Le choix est donc clair : ou bien ne se soucier que de ses intérêts à court terme, et poursuivre l’expansion exponentielle qui mène le système global jusqu’aux limites de la Terre et à l’effondrement final, ou bien définir l’objectif, s’engager à y parvenir et commencer, progressivement, rigoureusement, la transition vers l’état d’équilibre ».
Qu'on le veuille ou non, une décroissance des productions et consommations industrielles directes ou indirectes est obligatoire. Elle ne sera possible que parallèlement à la réduction des inégalités et la suppression de tous les auxiliaires d'une finance dérégulée, dont les paradis fiscaux , avec des prélèvements confiscatoires sur les sur-profits et les mécanismes spéculateurs. Sans se polariser sur le terme, l'écologie politique se révèle, en fait, comme une idéologie des plus radicales contre le capitalisme financiarisé.
Sur le même sujet, deux publications de ContreInfo: "La Terre n’en peut plus", par Thomas Friedman et "Génération pic pétrolier".
  • "Nouvelle perquisition au conseil général des Bouches-du-Rhône", Nice-Matin-AFP.
  • "Nous vivons sous le régime de l'oligarchie financière", Le Monde.
  • "Sondage: 80% des Français pour un protectionnisme européen", Marianne.
  • "Les classements d'universités seraient truffés de "défauts, failles et autres biais"", Le Monde.
  • "La démondialisation et ses excès", Blog d'A. Godard (AlterEco). ****

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