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Pierre Moscovici

On l'avait vu, lors des mois qui précédèrent le Congrès de Reims aller tour à tour chez les barons, puis chez Mme Royal, puis auprès de M. Aubry, avec des revendications  suffisamment hors de la portée de ses capacités pour qu'elles soient refusées  assez sèchement. Il avait fini dans le camp d'un des perdants de ce Congrès, à l'époque B. Delanoë dont l'erreur principale avait été de croire à trop de déclarations de soutiens. La majorité des strauss-kahniens avait, à l'époque, choisi de soutenir la motion présentée par Martine Aubry. 

Depuis, il erre, courant les médias, écrivant tous azimuts, isolé parmi les strauss-kahniens, car à la tête d'une toute petite force politique, se présentant comme le seul successeur de DSK et brûlant, depuis des mois, bien avant la mésaventure de son mentor,  de se présenter à la Présidentielle.

Et un temps abasourdi par la chute hôtelière de celui dont il se réclamait, voilà qu'il recommence, persuadé qu'il mérite nettement mieux qu'un poste de sous-ministre auquel l'avait cantonné L. Jospin.

Les médias annoncent qu'il vient d'envoyer un "memorandum de neuf pages intitulé "L’audace d’innover" aux favoris de la primaire. "Si vous ne signez pas cette charte, je me lance", dit en substance Moscovici qui a donné une semaine à ses camarades pour réagir. Un ultimatum, un vrai", (NouvelObs). Depuis, il convoque point de presse sur point de presse...

Comme le souligne avec humour le journaliste, "Le preneur d’otage serait-il à bout de nerfs ? Non pas. Le doigt sur le détonateur, il se donne jusqu’au 28 juin pour mûrir sa décision. Le suspense continue…".
Il est d'autant moins crédible que les "Strauss-kahniens" sont divisés et qu'il ne peut compter que sur une infime partie d'entre eux.

En ce qui me concerne, je lui garde une rancune tenace du fait de la mauvaise foi dont il avait fait preuve, avec un aplomb souverain, lors du référendum européen de 2005, promettant monts et merveilles, dont on peut mesurer la valeur à l'aune des déroulements actuels, si le Oui l'emportait.

Quand on sait que tout ça n'a pour but qu'une pression, un chantage disent certains, pour obtenir un beau ministère, en cas de victoire de la gauche à la Présidentielle, on se prend soit à rire, soit à pleurer.
Sur le même sujet, voir la déculottée que lui inflige un blogueur associé de Marianne.

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