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Internet et démocratie

 Un intéressant article, au milieu de plusieurs autres, dans le prochain hors-série d'Alternatives Economiques consacré à "La société française": "Comment Internet transforme la démocratie".

Certes Internet n'a pas provoqué le réveil des peuples arabes. 
Mais en Tunisie et en Egypte au moins, il a permis d'informer et de coordonner les luttes. Et,  de coupures en censures et en répression, les gouvernements dictatoriaux ne s'y sont pas trompés.


En Chine, jamais à cours d'imagination dans la gestion dictatoriale, les autorités combinent ces trois outils, mais y rajoutent le "50 cent Party", payant quelques millions d'internautes qui "surveillent et dénoncent les autres internautes avant de recevoir quelque menue monnaie pour les commentaires favorables au régime qu'ils laissent sur la toile".

Dans nos sociétés, on peut se gausser du "militantisme du clic"  qui "apparaît alors comme le symbole de cette forme minimale de l'engagement, fugace, émotionnel et fragile"
Pour P. Rosanvallon, "S'exonérant d'un modèle de remise de soi au parti, trop exigeant, trop permanent et surtout laissant trop peu de place à la singularité des points de vue, les internautes expriment une volonté de vigilance et de contrôle beaucoup plus continue et interactive à l'égard des actions des élus. Ils témoignent aussi d'une préférence pour l'initiative locale et l'occupation des périphéries, qu'ils opposent à la passivité si souvent entretenue par les représentants traditionnels et les médias d'information, télévision en tête. Ils rechignent enfin à se voir dicter leurs comportements et leurs opinions par les professionnels de l'espace public, dont les principes sont jugés paternalistes, normés et beaucoup trop convenus. Si souvent entendues depuis que le thème de la crise de la représentation occupe les débats, ces critiques ouvrent un écart entre l'espace politique traditionnel et les nouvelles attentes démocratiques des citoyens".

En ce qui me concerne, Internet offre un formidable outil aux citoyennetés un peu paresseuses, revivifiant l'espace démocratique et je rejoins l'auteur quand il dit: "A sa manière, et non sans imperfection, Internet est justement l'outil d'une conquête de cette liberté de parole sans condition, dont l'horizon paraît de moins en moins irréaliste. Cette autonomie de la parole est aussi le fondement d'une représentation politique légitime".

En conclusion: "La libération des subjectivités, la présupposition d'une égalité des participants, la suspension du jugement sur les compétences des individus, le droit à l'anonymat, celui de ne pas être entièrement soi-même ou de dire et penser de façon désinhibée, tout cela constitue sans doute le legs le plus important que les pionniers d'Internet ont offert à la nouvelle culture numérique, dans un contexte de massification des usages"

Réflexion plus personnelle, avec Internet et la logique bottom-up qu'il entraîne, nous rejoignons la logique empirique d'un bricolage collaboratif, à partir d'expériences et de points de vue différents, un peu à la manière avec laquelle fonctionne la théorie de l'évolution.
  • Embauches estrosiennes. Après l'actrice, la pharmacienne, Big Browser. Et toujours au frais du contribuable niçois.
  • "La pollution de l’eau au méthane explose près des sites de gaz de schiste", Eco(lo).
  • "Nouvel ISF : les plus riches y gagnent aussi", Libération. Alors que le Conseil des Prélèvements Obligatoires estime que "L'ISF ne crée pas d'évasion fiscale", Libération.
  • "Absentéisme, statistiques, bikini et tutti Ciotti", Café Pédagogique. ****
  • Que les bouchers m'excusent de comparer leur noble métier aux saloperies innommables du régime syrien: "Syrie : les tanks pilonnent la ville de Homs", Le Monde.
  • "Le système socio-fiscal français est devenu dégressif pour les plus hauts revenus", Le Monde.

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