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Vox populi, vox dei ?

Le week-end de Pâques se surajoutant aux vacances du même nom crée le vide en matière d'informations. 

Pourtant un sondage IFOP pour le JDD, rapporté par le NouvelObs, concordant avec beaucoup des précédents, avec toutes les précautions qui doivent entourer les commentaires qui lui sont consacrés, rompt cette trêve et me renforce dans l'idée que la représentation politique française est à la veille d'un tsunami. Ceci dit, cette veille-là n'est pas pour demain, mais vraisemblablement dans la décade.
"Marine Le Pen, présidente du Front national, récolterait 36% des voix de l'électorat populaire, soit 4 points de plus que l'UMP et le PS réunis, puisque les intentions de vote sont de 17% pour Dominique Strauss-Kahn et 15% pour Nicolas Sarkozy".

Quand on sait que, parallèlement, les classes moyennes, qui représentent 80% de la population devraient tomber au dessous des 65% en 2030 selon un économiste sérieux et plutôt libéral ("Le Chagrin des classes moyennes", Nicolas Bouzou, JC Lattès), on se dit que nous avons des lendemains qui ne chanteront pas très harmonieusement.

Si, comme moi, on pense que ce vote représente essentiellement un vote de rejet des deux grandes forces politiques dominantes, dont les propositions se ressemblent beaucoup trop dans le sens d'une Europe toujours plus libérale... Si on y rajoute ceux qui refusent de choisir dans un jeu qui n'a plus de démocratique que le nom, dont on a vu aux dernières cantonales qu'ils étaient largement majoritaires... 
Si l'on y rajoute encore les votes de la gauche de la gauche et ceux des écologistes "nouvelle moûture" succédant aux Verts, en train de se structurer,  on se dit que les deux partis dominants ne représentent, ensemble, aujourd'hui, que moins de 20% des électeurs potentiels et que les règles antidémocratiques qui s'exercent font que l'alternance ne peut pourtant se produire qu'entre eux.

Les partis politiques obéissent aux lois de la sélection naturelle et on a déjà vu, dans notre histoire la quasi-disparition des radicaux, des démocrates-chrétiens, des communistes, incapables de proposer des réponses adaptées à un environnement géo-socio-economico-politique évoluant, la plupart du temps du fait de l'hypertrophie d'un appareil faisant passer ses intérêts avant ceux des gens dont ils quêtaient les suffrages. 

La résistance populaire à la ploutocratie actuelle prend, avec le vote FN des formes que j'exècre certes, mais, du fait de la conjonction des crises sociales, économiques et écologiques actuelles et qui se préparent, il faut les analyser, séparer ce qui, dans ces choix est un réel vote d'extrême-droite de ce qui est un cri de protestation. Ce n'est pas en criant au fascisme qu'on le fera et les moyens de la reconquête sont à notre portée.

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