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Hulot 2012 ?

Je l'ai déjà dit, je ne suis pas  certain, chat échaudé par Avril 2002 craignant l'eau froide, qu'une candidature EELV aux Présidentielles de 2012 soit indispensable.

J'avoue aussi ne pas encore avoir une opinion définitive sur le (la) candidat (e) les meilleurs pour porter cette candidature, si candidature il doit y avoir.

Pourtant, il y a encore quelques heures, je n'appréciais pas du tout la personnalité (politique) de N. Hulot, les liens de sa fondation avec de nombreuses entreprises du Cac 40, son ancienne proximité avec J. Chirac, ses visites à N. Sarkozy, son "Pacte" de 2007, ....

Sa déclaration de candidature m'a en grande partie rassuré. Si l'on accorde foi à ce qu'elle contient, l'homme a bien (dans les deux sens du terme) changé, à moins que ce ne soit qu'un merveilleux comédien, et sa critique de la Présidence Sarkozy est radicale: "L'humanité est devenue la proie d'une épidémie de crises qui accable le plus grand nombre. Les équilibres sociaux chancellent, ceux du climat et du vivant s'effondrent. Les hommes et les femmes de ce temps sont désemparés. Ils craignent pour leur emploi, leur sécurité, leur environnement, leur santé et l'avenir de leurs enfants. La marche triomphante du progrès prend les allures d'un immense malentendu. (...) En France aussi les conditions de vie se dégradent. Les difficultés s'accumulent. La précarité devient un sentiment prégnant. C'est, pour beaucoup de nos compatriotes, la peur quotidienne du chômage, du déclassement, de l'exclusion, c'est l'angoisse des factures et des fins de mois difficiles, le piège de l'endettement, le stress de la compétition, le mal être récurrent, la perte des repères, la dissolution du lien collectif et des solidarités".

Le lien, qui me semble fondamental, entre  l'idéologie de gauche (à ne pas confondre avec ses appareils politiques) et l'écologie, entre le social et l'écologie est là: "L'élection présidentielle va mettre nos concitoyens et nos concitoyennes en situation de responsabilité. Dans un an, il s'agira de choisir : prolonger le statu quo d'un système périmé en s'entêtant dans un modèle de développement qui n'est plus la solution mais le problème ou engager la dynamique du changement vers une société nouvelle, écologique et sociale".

Sa rupture avec une droite qui se vautre maintenant dans le nauséabond est affirmée: "...je le dis sans dogmatisme ni agressivité, le projet d'un nouveau modèle de développement est de mon point de vue incompatible avec les politiques que le pouvoir en place et sa majorité développent en France. Ma candidature s'inscrit dans le sens de l'intérêt général. Elle se situe donc à l'opposé des choix qui privilégient inégalités et exacerbation des peurs et qui sacrifient les priorités écologiques et sociales".

Alors, étant trop vieux singe pour confondre le spectacle avec de futurs actes, les effets d'annonce et le positionnement avec la réalité d'une politique, je reste encore circonspect. Le diable se nichant dans les détails, j'attends encore de voir comment cette belle déclaration passera les écueils des débats et propositions programmatiques, ... Mais, à la lumière du contenu de cette candidature, il y a déjà des arguments que je n'emploierais plus.
  • "Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi", AgoraVox. Très fort... *****
  • Gaz de Schiste, un exemple d'exploitation, au Canada, Le Monde.
  • "Nous y sommes", un petit texte de Fred Vargas qui traîne sur le net, Ecologie Pays Niçois. ****

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