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La grenouille qui veut ...

... Se faire aussi grosse que le boeuf. C'est une fable de La Fontaine dont la conclusion est "... La chétive pécore, S'enfla si bien qu'elle creva".

Sur la Libye, si l'on s'en tient aux communications de la télévision, et même d'une grande partie de la presse écrite, notre Seigneur de la Guerre aurait réussi, envers et contre tous, à persuader la Russie et la Chine, à ne pas s'opposer à des frappes ciblées et l'Europe, des états arabes, le Canada, ... voire les USA, d'intervenir militairement en Libye sous son auguste direction afin d'épargner aux populations civiles les massacres kadhafiens. La réalité semble très, voire infiniment, éloignée de ce Spectacle sarkozo-BHLien.

Voyons d'abord les choses au strict plan militaire. Notre pays avait, hier, mobilisé une vingtaine d'avions et atteint, selon les sources officielles, 4 cibles (camions et tanks), quand les USA (Libération) ont tiré 110 missiles tomahawk détruisant les installations radars et de défense aériennes de l'armée Libyenne. Il s'avère que les anglais  ont mobilisé des forces au moins comparables aux forces françaises, avec des résutats au moins équivalents. La seule épreuve gagnée par Sarkozy aura été que la première frappe soit française, grandissime succès médiatique certes, mais uniquement médiatique.

Au plan naval, la disproportion des forces mises en jeu est encore plus flagrante y compris malgré le départ, tardif, du "Charles de Gaulle" de Toulon, hier.
Il semble que c'est en profitant de sa position d'organisateur du G 20 et de la servilité d'une grande partie des médias, servilité qu'on a pu vérifier dimanche sur toutes les chaînes télé (et notamment celles d'info en continu, dont ITélé qui nous vaait habitué à un peu plus d'objectivité), que N. Sarkozy a réussi l'enfumage d'apparaître en leader militro-humanitaire dans cette opération, ce dont il avait grand besoin après le tapis rouge offert à Kadhafi en 2007.
Dans Le Post, on s'est livré à l'analyse de la situation faite par les "New York Times et Washington Post, organes de presse qui ont fait leur preuve en matière d'indépendance et de sérieux" et on conclût:
"1/ Ce sont les Etats-Unis, seuls, qui ont décidé qu'il était enfin possible de se lancer dans l'opération diplomatique ouvrant la voie à l'emploi de la force contre la Libye.
2/ Une fois ces opérations entamées, la France sarkozyste a été placée sous commandement américain et obéit depuis au doigt et à l'oeil à ce que disent et décident Hillary Clinton et le président Obama".
La lecture du Washington Post est éloquente. Confronté à une opinion publique américaine hostile à toute intervention, et déjà impliqué dans deux conflits avec des pays musulmans (Irak et Afghanistan) B. Obama se tient, publiquement, en retrait de l'opération alors qu'en fait,  "Les forces militaires internationales sont sous le commandement du général Carter F. Ham, chef du Commandement américain en Afrique" et qu'y est affirmé :"Nous sommes à la fine pointe d'une opération militaire de la coalition". Il aurait d'ailleurs été très surprenant que les USA soient en retrait dans une opération concernant un pays possédant du pétrole. Cela tranche singulièrement avec les portes-parole du gouvernement français qui ont la bouche pleine de la "coordination" des opérations.

L'article du Post conclût: "Le président français, en campagne permanente, est en train d'instrumentaliser une juste opération militaire internationale en opération de communication personnelle dans le but de grapiller quelques points dans les sondages, le tout en racontant, pour faire les gros titres de l'actualité, une fable que la lecture des meilleurs journaux américains vient balayer en deux temps trois mouvements".
L'histoire est souvent morale et, la plupart du temps, elle a montré que la popularité des chefs d'état grimpe lors d'opérations militaires mais redescend encore plus vite à leur lendemain.
Je me doute que vous êtes quelques uns à attendre mon analyse de ces brillantes cantonales de la gauche niçoise, menée par son génial stratège. J'en parlerai demain pour une analyse à froid.
- Le revues de blog d'Olivier, de Leunamme, celles de Ruminances, du Flux des blogs de gauche.
- "Syrie : la contestation vire à l'émeute dans la ville de Deraa", Le Monde.

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