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Coup de blues


Nous discutions avant-hier soir à la maison, avec deux amis sur le paysage et les perspectives politiques dans notre pays, entre deux appréciations sur les retombées nucléaires du tsunami japonais et l'intervention occidentale en Libye.
L'un était fort pessimiste, voyant, à très moyen terme, le FN dépasser l'Ump, menant ce dernier parti à l'éclatement, avec un bloc droite-extrême fusionnant avec extrême-droite et, en face, un bloc PS-centre (ou droite « républicaine »), ouvrant dès lors un boulevard pour la gauche de la gauche rendant inévitable, à terme, une victoire de la coalition des droites.
Il voyait ce phénomène se développer à l'échelle européenne, citant, après l'Autriche, l'Italie, la Hongrie, la montée des extrême-droites populistes voire fascisantes dans de nombreux autres pays européens.
Nous sommes, je l'avoue, restés un moment glacés par ce tableau qu'il présentait comme inéluctable. Cela m'a remis en mémoire les épisodes de Napoléon III, de Boulanger, de Vichy. Puis le choc que subissent les pays européens avec, consécutivement, la mondialisation financière et les bouleversements qu'elle entraîne, doublée de la crise de 2008 et ses retombées, pour encore longtemps, la lente transformation de la démocratie en Spectacle, la capitulation de la social-démocratie européenne. 
Cela m'a rappelé le triomphe de la finance internationale qui avait obtenu, par le consensus de Washington la mondialisation financière et son cortège de délocalisations, l'explosion du crédit pour compenser la baisse du niveau de vie et sa responsabilité dans la crise de 2008, la montée en puissance de la Chine pour en faire l'usine du monde à bas salaires,... Effectivement, des régimes autoritaires généralisés en Europe lui garantiraient la tranquillité pour continuer à engranger...
Puis la discussion s'est, heureusement, continuée, et je vous en ferais part demain.

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