Infolinks In Text Ads

Bibliothèque Médicis - Débat sur la burqa

Aménagement


" Un même mouvement de la ville "


Il y a quelques temps, je vous présentais sur mon blog le grand projet de rénovation du quartier Mermoz. Hier, c’était le lancement de cette requalification majeure pour l’avenir de notre agglomération.

Dès l’automne, l’autopont de l’A43 sera détruit. Cela nous permettra de réduire considérablement cette fracture entre le nord et le sud du quartier. Nous transformerons ensuite l’axe autoroutier qui entre dans la ville en boulevard urbain apaisé, végétalisé, avec des espaces dédiés aux modes doux.

Nous allons redessiner cette entrée Est de notre Cité, lui redonner une meilleure qualité de vie en renforçant la mixité sociale, en réhabilitant des logements, en menant des opérations de démolition-reconstruction.

C’est avec des projets comme ceux que nous réalisons à Mermoz, à Gerland, à la Duchère que dépend la cohésion à l'intérieur de notre métropole. L'enjeu est crucial, car l’équilibre social de nos villes est un défi majeur pour l’avenir de notre pays.

Ce matin, c’est du côté de La Confluence, au pied de la gare de Perrache, que nous avons inauguré le nouveau parking des Archives. Je vous invite à vous rendre sur place pour découvrir cet équipement de très grande qualité, tant sur le plan fonctionnel qu’esthétique.

Au-delà, c’est tout ce quartier de Sainte-Blandine à La Confluence qui change de visage, devenant peu à peu un des plus beaux quartiers de Lyon.
Le 21 janvier, je participais à une conférence à la Cité de l’Architecture, à Paris, où on présentait avec l’architecte Pierre De Meuron le plan d'aménagement de la 2e phase du projet de la Confluence. J’ai été étonné de constater l’affluence du public. Plus de 150 personnes ont du renoncer à cette soirée (extrait vidéo). C'est dire à quel point ce projet est regardé partout à travers la France et l’Europe !

Finalement, Mermoz et La Confluence relèvent d'un même mouvement de la ville. Nous sommes en train de remettre dans le giron de notre ville des quartiers hier séparés du centre, en proie à des ruptures urbaines fortes et détériorés. Nous reconquérons ces zones qui étaient délaissées en les rattachant à l'hypercentre.

Public Sénat

" Bibliothèque Médicis "

Dans l'annexe historique de la bibliothèque du Palais du Luxembourg, Jean-Pierre Elkabbach reçoit ses invités autour des grands débats d'actualité. Vendredi, Gérard Collomb sera dans son émission "Bibliothèque Médicis", aux côtés du député André Gérin, Président de la mission parlementaire qui vient de rendre son rapport sur le voile intégral. Diffusion ce vendredi à 18h30, puis en multi-diffusion sur la chaîne Public Sénat.


Réforme des collectivités territoriales, Parti Socialiste, retraites, actualité politique : Gérard Collomb était ce matin invité de La Matinale sur Canal +. Pour voir l'émission : cliquer ici.

Voeux à la presse


" Société du spectacle ? "



Je présentais ce matin mes vœux à la presse. L’occasion pour moi de vous informer que la ville de Lyon et le Grand Lyon accorderons ensemble une subvention exceptionnelle de 150.000 euros pour les victimes du terrible séisme en Haïti. Nous allouerons cette aide à l’organisation Handicap International, déjà présente sur place

Lors de mes vœux aux journalistes, j’ai également souligné que pour moi, chose publique et information étaient indissociables.

J’ai toujours pris au sérieux l’information. J’ai toujours tenu en haute estime le rôle du journaliste. D’ailleurs, le premier journal, auquel jeune étudiant, je me suis abonné, c’était Combat. Un journal qui voulait concilier liberté de ton et exigence de l’écriture, dans l’esprit de Camus, lorsqu’il appelait "à élever notre pays, en élevant notre langage."...



Pour moi, un mot écrit ou prononcé se doit d’être juste. Juste, cela veut dire adapté, pour un journaliste comme pour un homme politique. La parole ou la plume peuvent être engagées, et je ne suis pas de ceux qui pensent que l’on peut trouver un lectorat, ou un électorat, au travers d’un robinet d’eau tiède. A condition que l’engagement soit transparent, qu’il ne se départît jamais d’une exigence de vérité, d’authenticité, et toujours, d’un respect des personnes.

C’est ce qu’attendent nos concitoyens de celles et de ceux qui sont engagés dans une forme ou dans une autre dans le débat public. Ils n’attendent pas que nous soyons infaillibles. Ils attendent que nous soyons sincères !

Car quand la vie publique n’est plus que coups, apparences, quand elle se réduit à la seule tactique, au seul marketing, elle perd le respect de nos concitoyens qui se détournent de ce qui n’est plus, pour eux, qu’un théâtre d’ombres. C’est trop souvent là l’irréalité de notre vie publique…

Quand tout n’est plus dans le débat que faux-semblants et trompe-l’œil, il ne faut pas alors s’étonner que le débat démocratique finisse par ne rencontrer que l’indifférence ou le mépris dans l’esprit de nos concitoyens.

La période actuelle est de ce point de vue, selon moi, inquiétante.

Quand des débats publics sont lancés, avec pour seul but de mobiliser pour des élections, quitte à susciter des frustrations, des peurs, dont on sait, pourtant, qu’elles peuvent remettre en cause l’équilibre du pays, aboutir à dresser les Français les uns contre les autres, alors il y a de quoi s’interroger sur la bonne santé du débat démocratique.

Quand la politique se résume à la société du spectacle, et que, par exemple, la politique de la chaise vide devient la forme la plus aboutie du débat politique, alors je pense qu’on peut s’inquiéter. Comment s’étonner dans ces conditions que ces débats ne finissent plus par intéresser que les seuls aficionados d’une bulle politico-médiatique et qu’il provoque le désintérêt quand ce n’est pas la désespérance de tous les autres ?

Car derrière tant de brouhaha et de tohu-bohu, les questionnements de nos concitoyens sur les enjeux cruciaux de leur existence, de celle de leurs enfants, demeurent sans réponse. Accroissement du chômage ; montée en puissance des économies des grands pays émergents ; questionnement sur la durabilité de notre système de protection sociale, des régimes de retraite ; paupérisation et ghettoïsation de nos banlieues… C’est parce que ces questions-là sont exclues du débat, où l’on s’affronte sur une formule, sur un bon mot, que la politique en France intéresse de moins en moins de nos concitoyens.

" Les 26 et 27 septembre, un nouveau Forum Libération à Lyon... "

J’ai toujours pensé que les ciseleurs de petites phrases ou de petites mises en scène, deviennent les fossoyeurs du débat démocratique. Car la politique, lorsqu’elle s’écrit avec un grand P, intéresse nos concitoyens.

"Les journées de l’Economie", organisées par l’ENS avec des grands journalistes économiques, le "Forum Libération", autour des 20 ans de la chute du mur de Berlin, l’ont amplement démontré où l’on a pu voir à Lyon un public jeune, attentif, passionné. Le débat était alors sur le fond et non pas sur la forme.

C’est pourquoi nous continuerons à organiser de telles manifestations. Les 26 et 27 septembre nous organiserons un nouveau Forum Libération, avec de nouveaux partenaires, The Independent, La Repubblica, autour du thème "Planète durable".

On ne peut pas avoir de société rayonnante sans une presse qui soit rayonnante. C’est vrai pour une agglomération comme la nôtre qui du point de vue de sa taille démographique, de sa puissance économique, du rayonnement qu’elle a dans les domaines de l’urbanisme, de l’architecture, de son aura culturelle, est en train de devenir une grande capitale européenne.

C’est pourquoi, permettre à Euronews de rester à Lyon est un enjeu important. C’est pourquoi la constitution d’un pôle médias à La Confluence me semble essentielle. Ce défi est important pour notre agglomération, il l’est évidemment pour notre pays. Avoir une presse libre, indépendante, c’est faire entendre dans le monde la France des libertés.


Télécharger (format Pdf) le discours des vœux à la presse dans son intégralité : cliquer ici.



Retrouvez Gérard Collomb sur TLM ce soir, à 18h45, dans l'émission "10 questions à..." de Régis Guillet. Actualité, politique, PS, Lyon : émission rediffusée à 20h15, puis multidiffusée sur TLM et le site de la chaîne.


Voeux 2010


" Pour une année de bonheur "


Voici mon discours des voeux aux corps constitués pour cette nouvelle année 2010. Bonne lecture à tous !


" Cest toujours un plaisir et un bonheur pour moi de présenter mes vœux à celles et ceux qui, quotidiennement, contribuent à bâtir notre Cité, agissant pour qu’elle soit la plus douce et la plus agréable à vivre pour ses habitants.

A chacun d’entre vous, donc, mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, des vœux de bonheur, de santé, de réussite individuelle et collective.

Cette année est bien évidemment très particulière. Nous venons de connaître une crise financière qui a failli détruire les bases mêmes du système économique mondial, dont les conséquences vont se faire sentir pendant des mois encore et dont on ne sait même pas exactement dans quelles conditions nous en sortirons vraiment...



La crise. Le mot est abstrait.
Mais derrière le mot, combien de souffrance d’hommes et de femmes !
Salariés qui ont perdu ou qui vont perdre leur emploi.
Chefs d’entreprise qui voient soudain des années d’effort et de réussite remises en question.
Sans parler des familles qui vivaient déjà dans une certaine précarité et qui risquent demain de connaître vraiment la misère.
C’est notre devoir de secourir les uns, d’aider les autres à franchir ce cap difficile, de contribuer à rendre à tous une espérance.

Le pouvons-nous ?
Au niveau local, assurément ! Déjà, la crise dans notre agglomération est sans doute moins aigüe que celle que connaissent bien d’autres villes.

La richesse d’un tissu économique que nous avons renforcé, année après année, en contribuant à le diversifier, en le modernisant, en en renouvelant les filières anciennes, en créant de nouveaux champs d’excellence au travers de nos pôles de compétitivité, a certainement contribué dans notre agglomération à en limiter les effets.

De même, les grands projets urbains que nous avons lancés ces dernières années ont apporté à notre ville une dynamique qui a perduré au cours de l’année 2009.

N’est-il pas significatif qu’alors que de grandes villes voyaient leur immobilier s’effondrer, 2009 ait été l’année où nous ayons ouvert le plus grand nombre de chantiers pour ce qui est de la création de logements ? Logements sociaux comme logements d’accession à la propriété.

Nous pourrions nous satisfaire de tels résultats. Mais parce que nous avons au cœur le souci de toutes celles et de tous ceux que la crise a frappés, il nous faut nous dépasser nous-mêmes.

La crise doit renforcer notre détermination à aller plus vite, à aller plus loin, ensemble !

L’heure est, moins que jamais, aux tergiversations, aux états d’âme, aux interrogations qui n’ont jamais de réponse, aux jeux stériles où plus qu’agir soi-même, il s’agit d’empêcher l’autre d’agir.

Non, l’heure doit être à l’action sous peine de voir des villes et des pays qui auraient plus envie de gagner que nous, rebondir plus vite et devenir les lieux phares où l’avenir se créera.

Car ne nous y trompons pas ! Si les crises sont dévastatrices, elles sont aussi régénératrices, elles portent, en elles, les moyens d’aller plus haut, plus fort. Elles portent en germes les fondamentaux ce que sera la société future. C’est pourquoi, Schumpeter parlait à leurs propos de "destructions créatrices".

Et, soyons en sûrs, ce sont ceux qui en auront le mieux saisi toutes les potentialités qui prendront demain une longueur d’avance.

Il nous faut donc plus que jamais mettre notre ville à la pointe de l’innovation.

C’est vrai bien évidemment dans le domaine des sciences et des techniques, de l’Université et de la Recherche.
Ce que je vois se dessiner du côté de Lyon Tech dans le domaine des technologies de l’environnement.
Ce que je vois se dessiner du côté du Campus Charles Mérieux autour des sciences du vivant, le regroupement de nos deux écoles normales me semblent bien engager l’avenir.

Mais là encore, il faut franchir de nouveaux caps et nous fixer des ambitions nouvelles.

Dans le cadre du grand emprunt le gouvernement a décidé de promouvoir, de structurer des campus d’innovation technologique et des campus d’excellence.

Monsieur le Préfet,
Il est de la responsabilité de tous les responsables de cette ville de faire en sorte que la candidature de Lyon apparaisse comme une évidence. Car de là dépend largement l’avenir de notre Cité.

Les conditions du développement de Lyon ne sont pas seulement économiques, elles sont aussi sociales, environnementales.

Sociales ! L’actualité nous fournit tous les jours des exemples de ce que donne un développement déséquilibré de nos grandes agglomérations, en terme de violence, d’insécurité, de mal de vivre.

Certes dans notre agglomération, cela fait longtemps que nous menons une action résolue pour transformer nos banlieues et en faire des quartiers à nouveau attractifs.

Il faut aller voir comment est en train de se transformer la Duchère pour mieux apprécier le niveau de notre engagement. Mais de Vaulx-en-Velin à Vénissieux, c’est une course de vitesse qui est engagée.

Au cours de ce mois, nous allons lancer la destruction de l’auto ont Mermoz qui se doublera d’opérations fortes de restructuration de Mermoz et de Bron Parilly.

Les événements douloureux qui ont marqué ces quartiers nous montrent qu’il y a urgence à agir car quand dans les quartiers populaires, se forment de véritables gangs dont le niveau de violence, d’armement, rappelle ceux des banlieues américaines déshéritées des années 70-80, alors il est - au sens littéral du terme - criminel de ne pas agir.

Et quand je vois des agences nées spécialement pour rénover nos zones urbaines bloquer des opérations dont les priorités sont aussi criantes, je retiens mon indignation et je me dis qu’on est en train de jouer avec le feu.

Pour notre part, nous allons poursuivre envers et contre tout, notre action de rééquilibrage urbain car c’est là, plus que toute loi nouvelle, la meilleure façon d’éviter la paupérisation et la "ghettoïsation" de quartiers entiers.

Priorité pour les années qui viennent à cette redéfinition sociale de l’agglomération.

Priorité nouvelle pour ce qui constitue le nouveau défi de ce début du 21e siècle : la lutte contre le réchauffement climatique de la planète.

Puisque les villes constituent à travers le monde les lieux mêmes où se trouve posé ce défi, elles se doivent de relever dans les faits ce qu’à Copenhague les États n’ont pas pu réussir à inscrire dans des textes.

Que les choses soient claires, la vision que nous avons de la ville de demain n’est pas ne vision régressive, c’est une vision vivante dynamique, innovante, portant la beauté et la culture !

Nous ne sommes donc pas de ceux qui cultivent la nostalgie d’un âge d’or qui, sur le plan écologique, comme dans tous les autres domaines d’ailleurs, n’a sans doute jamais existé.

Mais nous avons conscience qu’il faut inventer une nouvelle modernité de la Ville qui permette de s’y épanouir encore mieux dans l’environnement d’une nature retrouvée.

Pour y répondre, il va nous falloir d’abord voir large.

C’est pourquoi, avec les villes et communautés d’agglomération, dès les prochains mois, nous allons construire une métropole multipolaire articulant son développement autour d’un réseau de transports en commun permettant de relier rapidement et commodément les différents pôles urbains.

Ainsi nous protégerons et revaloriserons l’ensemble de nos espaces agricoles, paysagers et naturels dont il s’agira de faire pénétrer la trame jusqu’au cœur de la ville à l’instar de ce que nous avons réalisé sur les Berges du Rhône et de ce que nous allons faire sur les Rives de Saône.

C’est ainsi que nous construirons un nouveau modèle urbain dans lequel Ville et Nature se trouvent réconciliées.

L’enjeu de notre action, le lieu où nous pouvons agir, c’est notre métropole. Mais évidemment, notre regard va bien au-delà.

Nous voyons les enjeux pour notre ville, ils nous font encore plus vivement ressentir les défis qui sont ceux de notre pays.

Nous percevons évidemment l’inquiétude de nos concitoyens face à l’actualité de la crise, mais nous voyons bien que cette inquiétude n’est pas simplement conjoncturelle qu’elle est beaucoup plus globale et qu’elle a trait au fond à la place qu’occupera notre pays dans un monde dont les changements sont perçus comme lourds de menaces.

Montée en puissance des grandes nations du sud comme la Chine, l’Inde ou même le Brésil dont nos concitoyens craignent qu’elle puisse demain mettre en péril leur niveau de vie, leur protection sociale, leurs droits à la retraite, leur emploi lui-même...

Accélération forte des grandes migrations qu’entraîne la disparité des revenus au niveau de la planète et que favorise l’essor des moyens de communication. Instabilité de régions proches de l’Europe. Montée des intégrismes. Autant de facteurs qui alimentent l’inquiétude de nos concitoyens.

Face à ces sentiments, il peut être tentant de capitaliser toutes ces peurs dans des politiques de courte durée. Mais cela ne serait pas digne de nous. Cela ne serait pas de l’histoire de notre pays qui souvent, aux yeux des peuples étrangers, se confond avec l’Histoire de la Liberté.

Les Français sont inquiets ?

Il faut leur indiquer une perspective, rassembler les acteurs, mobiliser les énergies.

Au niveau national, mais aussi au niveau local, au niveau de ces territoires dont il convient que la réforme en cours serve à promouvoir l’excellence.

Au niveau européen aussi, car face aux nations Continents qui sont en train de marquer le monde, il n’est pas de projet pertinent qui ne soit européen.

Notre pays s’interroge ?

Cette phrase du grand Jaurès que j’aime à rappeler "C’est en allant vers la mer que le fleuve est fidèle à sa source".

Ce n’est pas en nous repliant sur nous-mêmes que nous serons fidèles à notre histoire, c’est en redonnant leur plein sens aux valeurs qui fondent la République, ceux de la liberté, de l’égalité et de la Fraternité.

En nous les appliquant à nous-mêmes, mais aussi en essayant à nouveau, d’en apporter le message à un monde qui aujourd’hui est à la recherche de sens.

Il appartient à chacun d’ajouter chaque jour de l’année une petite goutte à tous les fleuves qui se déversent dans la mer pour que celle-ci en 2010 retrouve un caractère apaisé.

Je nous le souhaite collectivement et je présente à nouveau à chacune et chacun des vœux pour une année de bonheur. "

top