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Grand Stade


"Une décision incompréhensible… "


Hier, la cour administrative d’appel de Lyon a pris un arrêt d’annulation de la délibération du Grand Lyon du 9 juillet 2007, concernant la prescription de révision du PLU de Décines-Charpieu qui devait permettre, notamment, la réalisation du futur Grand Stade de l’Olympique Lyonnais. Même si cette décision ne remet pas en cause le projet de Grand Stade, ni son calendrier, elle mérite de vous être expliquée sur mon blog

Pour cette juridiction, la délibération du Grand Lyon aurait été prise dans des conditions irrégulières, pour deux raisons principales : les conseillers communautaires n’auraient pas disposé d’une information suffisante avant la séance du conseil de communauté urbaine du 9 juillet 2007 ; leur attention n’aurait pas été suffisamment focalisée sur l’importance du vote de ce point à l’ordre du jour, au motif que ce sujet était le 27e point inscrit à l’ordre du jour d’une séance qui comptait une centaine de dossiers.

Sans vouloir commenter l’arrêt de la cour administrative d’appel, j’ai tenu à m’exprimer devant la presse à propos de ce jugement qui me semble incompréhensible et qui ne résiste pas à l’examen de la réalité des faits...



D’abord, j’ai rappelé que chaque séance du conseil communautaire comprenait entre 100 et 150 dossiers. La séance du 9 juillet 2007 n’a pas fait exception à cette réalité : on ne réunit pas 155 conseillers communautaires tous les mois pour examiner 4 ou 5 sujets seulement ! Dans son ordre du jour, le projet de délibération figurait effectivement en 27e position. Cet ordre ne correspond pas à une hiérarchisation des dossiers selon leur importance, mais à leur date d’enregistrement auprès des services administratifs compétents. Ainsi, lors de cette séance, un projet aussi important que le tunnel de la Croix-Rousse figurait en 37e position.

Par ailleurs, tous les sujets inscrits dans une séance ne donnent pas lieu à prise de parole. Un certain nombre de délibérations sont votées sans discussion. Seuls les sujets les plus importants font l’objet d’un débat.

Dans l’ordre du jour de cette séance, ce dossier arrivait en 4e position des sujets donnant lieu à discussion, après trois dossiers dont le moins qu’on puisse dire, est qu’ils ont eux aussi une certaine importance : le réseau de transports en commun de l’agglomération, le Pont Schuman et le tunnel de la Croix-Rousse. C’est d’ailleurs le seul sujet de la séance sur lequel tous les groupes politiques sans exception se sont exprimés dans le cadre d’un débat qui a duré plus d’une heure.

Dès lors, comment peut-on affirmer que l’attention des conseillers communautaires n’a pas été assez focalisée sur l’importance de ce sujet ?

En ce qui concerne le niveau d’information des conseillers communautaires, ils ont disposé sur ce dossier d’une délibération reçue plusieurs jours avant la séance ; d’une présentation complète avec power point et cartes lors de la présentation du sujet en commission préalable au conseil communautaire le 2 juillet, d’une présentation complète avec power point encore lors de la séance du 9 juillet…

Tout le monde était donc parfaitement informé sur tous les aspects de ce dossier.

Au regard de ces éléments, j’ai fait part de mon intention d’engager un pourvoi en cassation auprès du Conseil d’Etat, assorti d’une demande de sursis à exécution de ce jugement. Dans le même temps, sans attendre la décision du Conseil d’Etat, et pour ne pas perturber la marche en avant de ce projet, j’ai décidé d’engager une nouvelle procédure de révision du PLU qui devrait déboucher en janvier 2011 et permettre de tenir le calendrier annoncé pour la réalisation du Grand Stade.


Sommet de Copenhague


" Le capitalisme vert va nous sauver
"


Copenhague interroge sur la manière dont les grandes métropoles peuvent agir dans le domaine du développement durable. Dans cette interview donnée au magazine "Acteurs de l’Economie", je livre mon approche, en revendiquant une pensée basée sur le partage et la justice. Bonne lecture à tous.


Qu’espérez-vous du Sommet de Copenhague ?
La protection du climat est l’enjeu du siècle. J’espère que la responsabilité des Chefs d’Etat sera à sa hauteur. Je souhaite, comme beaucoup, le succès de cette conférence des Nations Unies sur le changement climatique dont l’objectif est la définition d’un accord, succédant au protocole de Kyoto, ce-dernier s’éteignant le 31 décembre 2012. Il déterminera le prochain régime mondial de protection du climat...

De façon plus réaliste et aux vues des difficultés de la négociation, la conférence de Copenhague devrait aboutir à un accord politique sur les principes d’un traité. Ce serait déjà un succès s’il signe l’engagement des Etats-Unis, la participation des pays émergents et la mise en place de dispositions financières. Je porterai aux représentants des Etats, avec une centaine d’autres maires, le message de la population concernant l’urgence d’aboutir et la volonté des villes de s’impliquer pleinement dans la lutte contre le changement climatique.

N’y a-t-il pas aujourd’hui un choix à faire entre la lutte contre la crise économique et celle contre la crise écologique ?
Bien au contraire, tout milite pour une convergence dans le traitement de ces crises. Cependant les moyens financiers mobilisés pour des politiques conjoncturelles d’emploi à effet immédiat sont nécessaires et viennent en moins des moyens disponibles pour financer la transition écologique. Il est possible d’articuler les deux, mais seulement une part modeste des plans de relance a été consacrée à l’environnement.

La crise économique et la crise écologique ont une même origine : l’oubli du principe de réalité. La croissance économique ne peut être durablement basée sur la dette, dette financière ou dette écologique, c’est-à-dire sur le prélèvement au-delà de toute limite des ressources disponibles.


En matière de développement durable, y-a-t-il encore des réponses de droite et de gauche ?
Une approche de droite va être de tout miser sur l’innovation technologique. Le capitalisme vert va nous sauver. L’approche de gauche est plus équilibrée entre l’innovation toujours nécessaire, l’introduction d’un effet prix et la mise en œuvre d’une ingénierie sociale pour que le développement durable ne se fasse pas seulement en faveur des riches. Fondamentalement, le développement durable c’est le partage des ressources entre tous. C’est donc originellement le cœur même d’une pensée de gauche basée sur le partage et la justice.

En quoi les villes, qui sont aujourd’hui les principales contributrices aux effets de pollution, peuvent-elles être une réponse au défi du développement durable ?
Regroupant plus de la moitié de la population mondiale, les villes ou aires urbaines sont désormais les principaux centres de consommation et de production. En conséquence, l’essentiel de la pollution atmosphérique, des émissions de CO2 et de la production de déchets se fait en ville.

Il est clair que les villes ont un rôle essentiel à exercer en termes d’énergie, de transport et de déchets ; la planification urbaine et les investissements dans les infrastructures sont deux incontournables. Les choix d’infrastructures urbaines : bâtiments, voiries, réseaux de transport publics, de chaleur, sont stratégiques au niveau du développement. Il est donc naturel que les villes s’impliquent !


Quelles insuffisances reconnaissez-vous dans votre action en matière de développement durable ?
Nous devons passer à une étape plus ambitieuse : la généralisation de cette politique à l’ensemble du territoire. Le développement durable sur Lyon est déjà une pratique. Parmi les exemples : les plats bio dans les cantines scolaires, le développement des transports publics, principalement sur un mode électrifié, le développement des infrastructures pour le vélo (voies cyclables, Vélo’v), l’obligation de normes environnementales au delà de la réglementation dans les opérations d’aménagement et pour le logement social.

Notre objectif désormais est d’aller plus loin dans le domaine de l’installation de chaufferies bois et de production d’électricité photovoltaïque, et au-delà de la construction HQE dans le neuf, il faut développer l’éco-rénovation des quartiers anciens comme à Sainte-Blandine dans le quartier du Confluent. Une des priorités du développement durable est la protection du climat.

Nous nous sommes engagés à réduire nos émissions de 20% d’ici 2020. Un plan climat est en cours de révision avec les citoyens et les entreprises et sera finalisé l’année prochaine. Mon ambition est de faire de Lyon la ville de l’efficacité énergétique.


Lyon s’engage fermement sur la voie des cleantech. Ne peut-on regretter le choix de cette thématique guère "différenciante" aujourd’hui ?
Les cleantechs sont en effet un domaine trop vaste pour que nous y soyons pertinents à l'échelle internationale. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur l'efficacité énergétique, où nous pensons avoir une capacité de différenciation. Notre candidature pour la création d’un pôle d’écotechnologie n’est pas d'opportunité mais le résultat de plusieurs années de travail et de collaboration, notamment avec les pôles de compétitivité, et tous les acteurs de Grenoble, Lyon, Saint-Etienne et du Nord-Isère.

Le Sénat a voté en septembre un amendement autorisant certaines communes à tenter l’aventure du péage urbain pendant 3 ans. Sur ce dossier, vous avez pris des positions diverses : d’abord hostile, vous avez finalement laissé la porte ouverte. N’est-ce pas le type même de mesure où le courage politique doit primer ?

Pour moi, en politique, il s’agit avant tout d’évaluer la pertinence d’une mesure avant toute décision. Pour Lyon, n’ayant pas encore le TOP soit un contournement complet possible de l’agglomération par l’automobile, je pense qu’il est prématuré d’envisager un péage urbain. Une fois qu’il sera réalisé, on étudiera à nouveau le dossier. On ne peut faire un péage urbain que si l’offre de transports est complète, globale et variée. Nous y travaillons en maillant davantage le territoire, avec le métro à Carré de Soie et bientôt à Oullins, le Tramway jusqu’à Décines, etc… Et le Vélo’v bien sûr !

Dans le cadre du Plan "modes doux" du Grand Lyon, l’objectif est de passer de 2,5% des déplacements à vélo à 5% en 2014. Ce Plan ne manque-t-il pas d’ambition, lorsqu’on sait que Bordeaux, ville de droite, s’est fixé pour objectif 15% ?
Le plan ne manque pas d'ambition, simplement il est concret et réaliste. L'objectif du Grand Lyon implique de créer 200 kilomètres d'itinéraires cyclables d'ici à 2014 et 400 de plus d'ici 2020 (au total, 600 de plus qu'aujourd'hui : 320). Cette "production" d'itinéraires cyclables est ambitieuse. L'objectif correspondant de modification des parts modales est à l'échelle du Grand Lyon, 57 communes, où l'on dénombre environ 3,9 millions de déplacements par jour.


La Tour Oxygène se veut la "première tour lyonnaise s’inscrivant dans une démarche de développement durable". Ne peut-on s’étonner qu’elle propose un parking de 495 places alors qu’elle est accessible par tous les moyens de transports en commun ?
A l’origine, la Tour Oxygène a marqué pour Lyon la relance d’un quartier d’affaires d’envergure européenne. La particularité du projet, c’est que sur les 28000 m² de la tour, 17400 m² sont en surface commerciale avec des ratios de places de parking plus stricts (une place pour 30 m²). Les 495 places se situent donc en-dessous des règles du Plan Local d’Urbanisme. Nous ferons mieux avec la prochaine, la Tour Incity, qui ne compte que des bureaux et pour laquelle il est prévu des places réservées dans les parkings existants, mais aucune place en propre.


Fête des Lumières


" La plus lyonnaise des fêtes !
"


La Fête des Lumières, c’est le premier des événements lyonnais.

Un événement qui puise loin dans le passé de notre Cité, qui a transcendé les origines religieuses pour devenir une grande fête populaire, ouverte à tous, dans laquelle chacun peut se retrouver, quelle que soit sa croyance, son origine, ses opinions.

Cette réussite en fait un des piliers de cette culture urbaine partagée par tous les habitants de notre métropole.
Des millions de visiteurs à la rencontre des créateurs les plus talentueux, font qu’à l’avant-veille des fêtes de fin d’année, Lyon devient une destination incontournable dans le circuit des grandes métropoles européennes de culture.

Cette année, les bloggueurs sont invités à partager les meilleurs moments sur le site officiel de la Fête des Lumières (pour en savoir plus
, cliquer ici).

Très bonne Fête des Lumières à tous !




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