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Invité d'Europe 1


Gérard Collomb était ce mardi l'invité de Claude Askolovitch et de Patrick Cohen dans l'émission Europe1 Soir. Pour écouter son interview sur le site de la radio : cliquer ici.

C Politique


Réforme des collectivités territoriales, suppression de la taxe professionnelle, avenir du Parti Socialiste, identité nationale...

Gérard Collomb était ce soir l'invité de Nicolas Demorand dans son émission
C Politique sur France 5.

Emission visible en intégralité, à partir de 20h et pendant 14 jours sur le site de la chaîne : cliquer ici.

Médias


Gérard Collomb sera demain l'invité du Talk Orange - Le Figaro. En direct sur le site du Talk (cliquer ici) à partir de 18h.

Dimanche, il sera sur le plateau de France 5 dans l'émission "C Politique", magazine politique de France 5, où il répondra aux questions de Nicolas Demorand (photo).

"C Politique", émission en direct et en public à partir de 17h40, également visible en intégralité sur internet, une heure après sa diffusion et pendant 14 jours.



Euro 2016



" Pour que la France gagne, à nous de jouer ! "

Dans 194 jours, le 28 mai 2010, l’UEFA désignera le pays organisateur de l’Euro 2016, 3e compétition sportive planétaire après les JO et le mondial de foot. Le 11 novembre, Lyon était retenue parmi les 12 villes inscrites dans le dossier de la candidature française. Aujourd’hui, nous avons franchi une nouvelle étape en lançant le comité de soutien lyonnais que préside l'acteur Clovis Cornillac

Pour que la France gagne, il va falloir une mobilisation de tous ! A Lyon, nous avons fédéré de nombreux acteurs des mondes économiques, universitaires, culturels, gastronomiques, sportifs, politiques…

Les forces vives de notre métropole soutiennent cette candidature de la France pour l’Euro 2016. Ensemble, nous voulons que Lyon soit exemplaire et que notre ville puisse accueillir de grands matchs.

C’est à nous qu’il appartient d’assurer tant sur le plan technique que sur celui de l’enthousiasme. Rappelons-nous : il y a quelques années, Lyon avait présenté sa candidature pour les JO et avait été devancée par Lille. Non parce que nos équipements étaient inférieurs ! Simplement parce que nous avions alors manqué d’enthousiasme ! ...


C’est pourquoi il nous faut susciter une véritable envie collective, capable de faire qu’en 2016 la France puisse accueillir cet Euro 2016. Et Lyon a de nombreux atouts.

En termes de desserte internationale, les plateformes Lyon Saint-Exupéry (3e aéroport français), Lyon Bron (3e aéroport d’affaires), le nœud ferroviaire TGV, les réseaux routiers et de transports en commun sont extrêmement performants. Demain, l’ouverture de la gare Jean Macé permettra de mettre en liaison tous les territoires de l’Est – Bourgoin, l’Isle d’Abeau, avec le métro allant sur la Part-Dieu et Gerland d’autre part – et puis la Ligne T2 en extension qui ira sur Eurexpo et au-delà.

Sur le plan hôtelier, Lyon présente de sérieux avantages avec une offre de plus de 11000 chambres d’hôtel et 1800 restaurants. D’ici 2014, ce sera 13000 chambres d’hôtel et quelques 2900 chambres de résidences, avec des projets hôteliers d’envergure à la Confluence, au Carré de Soie, à la Part-Dieu ou encore sur le site de l’Antiquaille.

" Une exemplarité à faire valoir... "

Autre paramètre sur lequel nous entendons faire valoir les qualités lyonnaises : le développement durable. Critère dont nous savons qu’il sera déterminant dans le choix du pays sélectionné.

A l’échéance de 2014, c’est-à-dire au moment où il faudra ouvrir les stades, le Nord et l’Est de notre agglomération seront reliés à la ville centre et aux lieux où se déroulera la compétition. Nos services travaillent sur d’autres facteurs essentiels comme la gestion durable des déchets que génère forcément la venue de dizaines de milliers de supporters.


De même, la diminution des consommations énergétiques sera un des points forts du cahier des charges que nous remettrons à la FFF.

Enfin, nous avons avec l’OL une certaine exemplarité à faire valoir sur toutes les questions d’intégration, de prise en compte de la diversité et de lutte contre les discriminations. Notre souhait est que l’ensemble des supporters lyonnais s’associent à cette candidature à l’Euro 2016.

Par le passé, Lyon a largement prouvé sa capacité à accueillir les plus grandes compétitions sportives internationales : l’Euro en 1984, la Coupe des Vainqueurs de Coupe en 1996, la Coupe du Monde de Football en 1998, la Coupe des Confédérations en 2003 ou encore la Coupe du Monde de Rugby en 2007.

A chacun de ces rendez-vous, le public a pu apprécier l’hospitalité lyonnaise. Cette fois, nous offrirons aux supporters deux "fans zones" : l’une place Bellecour où un écran géant permettra de suivre l’ensemble des matchs, en direct. L’autre au stade de Gerland qui pourra accueillir un maximum de supporters !

Pour que la France gagne, à nous de jouer !

A nous de montrer au monde notre désir d’accueillir cette grande compétition, de fournir des stades de grande qualité, de nous différencier par la chaleur de notre accueil… A chacun de nous de se mobiliser, d’être à l’unisson du sport, d’impulser un élan national pour porter ce superbe projet !

Taslima Nasreen


" Femme en résistance "


L'écrivaine Taslima Nasreen se bat pour la liberté des femmes. Exilée depuis 15 ans, elle a subi la violence des fondamentalistes dans son pays, le Bangladesh, puis dans la région indienne du Bengale Occidental. Aujourd'hui, elle est citoyenne d'honneur de notre Cité

Albert Camus avait écrit "La liberté est un bagne aussi longtemps qu’un seul homme est asservi sur la terre". Ces mots nous renvoient à la situation de cette femme dont la destinée est injuste. L’injuste, l’inique, l’arbitraire sont inacceptables et Taslima Nasreen paie depuis trop longtemps de sa liberté le combat éternel des Droits de l’Homme...

Sa plume dénonce les injustices perpétrées contre les femmes et les minorités religieuses. Son écriture est d’autant plus percutante qu’elle s’appuie sur des réalités qu'elle connaît bien, comme femme, médecin, gynécologue, au plus près des populations qui ont très vite vu dans ses textes le miroir de leur condition.

Mais son succès en a vite fait la cible de groupes radicaux qui ne supportent pas sa critique des religions. Plutôt que de céder à la pression et de se résigner, elle se sert de son écriture comme d’une arme contre tous ceux qui l'accusent. Ses idées, elle les exprime avec des mots contre ceux qui entendent imposer par la force et la violence les idéologies les plus obscurantistes.

"Quand la liberté rentrera, je rentrerai" écrivait depuis son exil, il y a 150 ans à Guernesey, Victor Hugo qui voulait "partager jusqu’au bout l’exil de la liberté". J'ai dit à Taslima Nasreen combien nous espérions qu'elle puisse rentrer dans son pays quand sera rentrée la liberté. Et j'ai aussitôt ajouté que notre Cité s'honorerait d'être son hôte aussi longtemps que perdurerait son exil.

En attendant, cette femme poursuit son combat contre la barbarie, l’obscurantisme, la haine, le dogmatisme, les inégalités, les injustices. Elle peut compter sur l’appui de toutes celles et tous ceux qui militent en faveur des droits humains, des droits des femmes, des valeurs de la laïcité et de cette liberté d’expression si fondamentale qui lui est interdite.


Mon discours lors de la venue de Taslima Nasreen (Format Pdf)

Rebonds


" L’identité nationale ne se réduit pas à convoquer l’histoire "

Comme avant chaque campagne électorale, le président de la République s’empare du thème de l’identité nationale, qui serait menacée par l’intégrisme des uns et par le laxisme des autres.

Dans sa campagne présidentielle, et au travers de la plume d’Henri Guaino, Nicolas Sarkozy
s'était déjà fait le chantre de cette France aux "mille clochers" qu'il serait urgent de défendre.

A un moment où, dans le pays, son action se trouve mise en cause (doutes sur l'efficacité, à court et à long terme, de la politique économique, inquiétude face à la volonté d'éliminer tous les contre-pouvoirs : justice, médias, collectivités locales), la défense de l'identité nationale est à l'évidence un bon moyen de brouiller le jeu. D'où l'offensive d'Eric Besson, immédiatement prolongée par le président en direction d'un secteur jusque-là favorable mais aujourd'hui en plein doute : le monde paysan. S'engageant ainsi, le président de la République fait coïncider identité nationale et enracinement dans le terroir, au risque de sembler répéter de douteuses antiennes : "La terre, elle, ne ment pas !" ...



" La nation n'est pas simplement donnée, mais construite... "

Le piège tendu à la gauche pourrait paraître grossier s'il n'y avait des doutes sur la capacité de celle-ci à prendre en compte des problématiques essentielles pour la vie quotidienne des Français : celle de la tranquillité publique, celle de la prise en compte de phénomènes migratoires accentués par une globalisation qui rapproche physiquement les pays en même temps qu'elle accroît les fractures qui existent entre eux. Faute d'avoir des positions affirmées sur ces problèmes, la gauche prête le flanc aux critiques d'angélisme, de laxisme, de complaisance avec les communautarismes ou, au contraire, de ringardisme républicain.

Nicolas Sarkozy peut donc espérer en tirer profit pour provoquer un réflexe de regroupement autour du chef, seul capable de défendre "la Nation".

Mais si, a contrario, la gauche se révélait désormais capable de prendre à bras-le-corps ces problématiques-là, elle aurait alors tout à gagner à engager un débat authentique sur l'identité nationale. Car, contrairement à l'idée développée par Nicolas Sarkozy, la nation n'est pas simplement donnée, mais construite. Certes, elle plonge ses racines dans l'histoire - dans toute l'histoire d'ailleurs, sombre ou glorieuse -, mais elle est aussi une volonté de tous les jours.

Pour que la nation puisse être perçue comme le bien commun de tous les Français, plus largement le bien commun de tous ceux qui résident sur notre sol, il faut d'abord qu'elle soit porteuse d'espoir. C'est dans la misère des banlieues, dans celle des quartiers désertés par l'Etat, que se développent les intégrismes, les fanatismes, le rejet de l'identité nationale.

" Bâtir le présent, inventer l'avenir... "

La France pourrait d'autant mieux relever ces défis qu'elle saurait présenter le visage d'un pays généreux, accueillant, terre d'une liberté qui résonne dans l'esprit des peuples du monde entier.

Maire de Lyon, président du Grand Lyon, je sais quelles sont les conditions pour forger entre tous une communauté de destin. Il faut que chacun, quelles que soient son origine, sa religion, son opinion philosophique, ait la conviction qu'il est également respecté, que les politiques publiques, économiques, sociales aient comme perspective ultime de faire que personne ne se sente laissé à l'écart de la réussite commune. C'est ce que j'essaie de faire dans notre agglomération. Et c'est pourquoi il y a aujourd'hui une fierté grandissante de se revendiquer "Lyonnais". C'est ce sentiment-là qu'il faut faire resurgir au niveau national.

Cela suppose que chacun soit persuadé que l'Etat lui offre, aujourd'hui, les mêmes chances de réussite, où qu'il habite, quels que soient son origine et son statut social. Que le gouvernement agisse ainsi, et la question de l'identité nationale se posera avec moins d'acuité ! C'est le doute, l'aigreur ou le désespoir qui corrodent et qui affaiblissent l'identité nationale.

Défendre l'identité française ne saurait donc se réduire à convoquer l'histoire. C'est le présent qu'il faut bâtir, c'est l'avenir qu'il faut inventer. Car c'est ainsi, au-delà des inévitables contradictions d'une société, que se réalisera un nouveau consensus national, que se dégagera une véritable volonté de vivre ensemble dans une nation qui aura retrouvé sens et perspective.

C'est sur ce terrain que ceux qui souhaitent ouvrir une vraie alternance doivent placer le débat de l'identité nationale. Pour cela, ils ne sauraient manquer d'audace.

A lire également en pages Rebonds du journal Libération daté de ce jour.


Sur Radio Classique


Gérard Collomb est demain matin l'invité de Guillaume Durand sur Radio Classique.

Identité nationale, grand emprunt, fronde contre la suppression de la Taxe Professionnelle au Sénat, réforme des collectivités territoriales : le maire de Lyon répondra sans détour à ces grands sujets d'actualité.

Diffusion sur les ondes de Radio Classique de 8h30 à 8h45. A Lyon sur 96.5 FM.

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