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Ce matin sur LCI

L'invité de LCI




Gérard Collomb sera l'invité politique du matin de Christophe Barbier, Directeur de la rédaction de L'Express, ce mercredi 30 septembre sur LCI. Diffusion à partir de 8h15.


L'invité de France Info


Retrouvez l'interview de Gérard Collomb sur les ondes de France Info.

Invité du journal de Catherine Pottier et d'Olivier de Lagarde, il a répondu sans détour à leurs questions sur le procès Clearstream, la réforme territoriale et l'actualité du PS. Rediffusion ce soir à 00h17.

Podcast sur le site de France Info : cliquer ici.


5e Forum Libération à Lyon



Un grand moment de richesse intellectuelle et culturelle

Lyon vient de vivre trois jours d’intenses débats qui ont marqué un grand moment de richesse intellectuelle et culturelle

Près de 20000 personnes sont venues assister aux débats organisés sur les trois sites de l’Hôtel de Ville de Lyon, l’Opéra et le grand chapiteau installé sur la place des Terreaux.

La ville, telle que je la conçois, se veut lieu de rencontres, d’échanges, de dialogues. Le nombre et la qualité du public ont montré combien notre société a aujourd’hui besoin de sens. La jeunesse était d’ailleurs très présente. L’intérêt que les moins de 30 ans ont porté à des débats souvent pointus, a là encore témoigné de la nécessité de nourrir une vraie réflexion de fond.

Je suis, pour ma part, extrêmement heureux de ces trois journées passionnantes, avec des moments historiques, comme cette rencontre, autour d’une même table, entre deux figures comme Jaruzelski et Adam Michnik.

C’est la raison pour laquelle, au moment de clore ce 5e Forum Libération, j’ai tenu à remercier Laurent Joffrin, Max Armanet, leur équipe, ainsi que tous les bénévoles qui se sont mobilisés, sans compter, pour faire de ces rencontres de Lyon un grand succès.

S’ils veulent revenir l’année prochaine organiser à Lyon leur 6e Forum, les responsables de Libé sont prévenus : nous, nous sommes prêts !

5e Forum Libération à Lyon


C'est parti !



Suivez, en direct, les débats du Forum de Lyon sur le site de Libération !


Ce matin et jusqu'à dimanche, Lyon est le centre de tous les débats, discussions, rencontres, dialogues sur le thème "20 ans après la chute du Mur !"

L'ensemble des débats sont gratuits et vous pouvez y assister en venant sur place, à l'Hôtel de Ville, à l'Opéra et dans le grand chapiteau installé place des Terreaux...

A condition, bien sûr, qu'il reste des places !

Pour consulter le programme, cliquer ici.

Biennale d'Art Contemporain





A Lyon, le monde prend la parole





Inaugurer la 10e Biennale d’art contemporain de Lyon à La Confluence : beau symbole ! Cette édition anniversaire est superbe. Elle marque une rentrée lyonnaise exceptionnelle





Exceptionnelle avec l’inauguration de cette Xe BAC. Mais aussi avec le Forum Libération dont je vous ai déjà plusieurs fois parlé sur ce blog et qui va multiplier, dès vendredi et pendant trois jours, les débats sur tout ce qui a marqué notre histoire depuis la chute du mur de Berlin il y a 20 ans.



Cette semaine, démarre aussi la 1ère édition du festival international "Sens Interdits" proposé par le théâtre des Célestins et qui offre une scène, une parole libre, une tribune à tous ceux qui dans leur pays en sont privés.




Cette semaine à Lyon, c’est donc le monde qui prend la parole, dans la liberté de la pensée, de la créativité.



C’est là quelque chose de tout à fait essentiel, car il est plus que jamais besoin de penser et d’imaginer, dans un monde en pleine transformation, où l’histoire continue à s’écrire chaque jour, en particulier dans les grandes métropoles qui désormais scandent notre planète.



Ces métropoles, lieux d’intelligence, de violence, lieux de joie, mais aussi de souffrance qui se déploient dans un monde contradictoire et que cette Xe Biennale nous donne à voir : spectacle d’une ville et d’une vie en mutation qui s’inscrit non pas dans une vision purement contemplative, mais nous interpelant, nos interrogeant sur l’évolution de nos sociétés et la place qu’y tient l’homme.



A Lyon, nous aimons la puissance de ces témoignages entrecroisés.



Tous les deux ans, notre Cité devient un lieu de rencontres et de réflexion sur l’art et le monde. Enjeux artistiques, philosophiques, voire politiques, y sont évoqués, débattus. C’est ainsi que cette Biennale, en 10 éditions, s’est hissée au plus haut niveau de l’art international.




Nous avons aussi souhaité qu’elle se déploie dans toute l’agglomération, en particulier dans nos banlieues en plein renouveau qui ne demandent qu’à s’exprimer. Car nous savons combien l’art peut être un moyen de se révéler à nous-mêmes et aux autres.



Au-delà de notre territoire, nous avons également voulu mettre en résonnance plus de 90 centres d’art, galeries privées, institutions culturelles, et collectifs d’artistes de toute la région. Notre volonté de construire une grande métropole de culture prend tout son sens ici, dans ce quartier de la Confluence en train d’émerger.



Ce quartier de La Confluence est né de l’art !



D’ailleurs, je rappelais hier qu’en 2002, dans cette immense friche industrielle, nous organisions le premier festival du collectif Arty Farty, devenu depuis, sous le nom de Nuits Sonores, un des premiers festivals européens de musiques électroniques.



L’année suivante, la Sucrière accueillait la 7e Biennale d’art contemporain, sonnant le coup d’envoi de cette métamorphose. Ici, c’est bien la culture qui fut à l’origine d’une nouvelle dynamique urbaine et qui permettra bientôt à Lyon de doubler son centre ville.




D’ores et déjà, La Confluence se veut le quartier de la création contemporaine, avec des galeries de renom, des chefs d’une nouvelle génération comme Nicolas Le Bec, le pôle de médias et de communication, et demain, des salles de cinéma.



Jean-Michel Wilmotte, Jacob et Mac Farlane, Rudy Ricciotti, Christian De Porzamparc, Odile Decq qui était présente hier, Jean-Paul Viguier, demain Herzog et De Meuron : nous avons choisi les plus grands noms de l’architecture contemporaine pour dessiner ce qui est à ce jour un des plus grands chantiers menés en Europe.




Nous transformons les quartiers hier marginalisés en centres de vie puissants, irrigués par de nouveaux modes de transport, développant de nouvelles activités économiques, participant largement de la nature qui les environne et que nous faisons pénétrer jusqu’au cœur de la ville.



Construire la ville du futur...



Nous tentons ainsi de construire la ville du futur, socialement équilibrée, écologiquement rayonnante, énergétiquement durable, mais surtout, une ville basée sur la créativité, la culture et sur l’art.




Les galeries Olivier Houg et Georges Verney-Carron furent ici pionnières qui ont vu, au travers de Docks Art Fair, constituer à côté de la Biennale une foire d’art contemporain qui, pour sa 2e édition, a su attirer de nombreuses galeries internationales, confortant ainsi notre volonté de créer à Lyon un marché d’art contemporain.



Bien évidemment, tout ceci n’aurait jamais vu le jour sans des personnalités comme Thierry Raspail et son complice Thierry Prat, le commissaire de cette Xe édition. Le talentueux Hou Hanru, Sylvie Burgat, la directrice des biennales de Lyon, mais aussi les entreprises partenaires. Leur soutien, en ces temps de crise, nous est d’autant plus précieux et apprécié. Et bien évidemment, les artistes ! Ce sont eux qui font de la Biennale de Lyon un des événements majeurs de la scène de l'art contemporain dans le monde.



© Blaise Adilon (photo 1 : Gauche Droite, 2009 / photo 2 : Espace UN NOUS, 2009).











5e Forum Libération



20 ans après la chute du mur...







Dans moins de 10 jours démarrera à Lyon le 5e Forum Libération. Trois jours d’échanges, de débats, de dialogue. Lyon est ici pleinement dans sa vocation





Avec Max Armanet, directeur du développement du quotidien Libération, grand organisateur de ce Forum, et Yvon Deschamps, représentant notre partenaire la région Rhône-Alpes, nous avons présenté hier à la presse les contours de ce grand événement que sera le 5e Forum Libération à Lyon, du 18 au 20 septembre.



Au cours de cette conférence, je suis revenu sur le thème de ces rencontres : "20 ans après la Chute du Mur de Berlin". 1989 : cette date a marqué la vie de tous les Européens, et au-delà, de tous les peuples du monde.



Ce 5e Forum Libération s’inscrit dans notre volonté profonde que Lyon soit ville de rencontres, de dialogue, de libre discussion sur les grands thèmes de la réflexion contemporaine. Devant les journalistes, j’ai d’ailleurs rappelé combien c’était une tradition de notre Cité que d’être cette terre de confluence où se sont manifestés quelques-uns des grands courants de pensée.



" Aux antipodes du centralisme parisien... "



Au 16e siècle, Lyon était déjà aux avant-postes de la vie intellectuelle. La présence des grands imprimeurs favorisait cette effervescence : Etienne Dolet, Sébastien Gryphe, Jean de Tournes et d’autres dont les travaux ont contribué à la diffusion de l’humanisme à Lyon. Notre Cité était alors un haut lieu de la production littéraire, de libres débats et de confrontations.



Son caractère parfois girondin, aux antipodes du centralisme parisien, a d’ailleurs valu à notre ville d’être marquée par de grands courants de pensée dont le rayonnement s’étendait bien au-delà de nos frontières. Deux grandes familles en particulier – l’une laïque, l’autre d’inspiration chrétienne – se sont illustrées ici.



Lyon, c’est la ville des Canuts qui vont influencer les grandes familles de la pensée sociale, notamment le mouvement proudhonien. Bakounine est venu à Lyon lors des grands débats avec Marx. Parmi les Saint-simoniens, très présents entre Saône et Rhône, la grande figure humaniste d’Arlès-Dufour a joué un rôle de premier plan. Nous réfléchissons d’ailleurs à donner son nom prochainement à un quai du quartier de La Confluence.



Lyon, c’est aussi le creuset d’une pensée chrétienne féconde, une des sources d’inspiration les plus importantes du catholicisme social avec des figures comme Pauline Jaricot, Joseph Folliet, Frédéric Ozanam, Antoine Chevrier, Paul Couturier… Au début du siècle passé, c’est là que furent lancées les Assises de la Chronique Sociale de France qui ont inspiré quelques-unes des plus grandes conquêtes sociales de notre pays.



C’est également à Lyon que s’est forgée une réflexion profonde autour des questions liées à l’œcuménisme et au dialogue entre les religions. L’on sait ce qu’une figure comme celle du Cardinal Albert Decourtray a pu apporter à notre humanité.



Lyon, c’est enfin la Capitale d’une Résistance qui ne fut pas seulement armée, mais aussi intellectuelle. Toutes les grandes familles de pensée s’y sont retrouvées. On pense à Aragon, symbole de la pensée marxiste, mais aussi à des penseurs comme Emmanuel Mounier, fondateur du personnalisme et de la Revue Esprit avec son ami le philosophe Jean Lacroix dont je fus l’élève au lycée du Parc.



" La chute du mur a montré que l’histoire s’écrivait différemment... "



Au regard de l’Histoire et des mutations en cours dans notre société, on retrouve donc une logique à cette rencontre entre Lyon et cette réflexion collective et partagée que nous propose le journal Libération.



Au moment de la fin de l’Union Soviétique et de la chute du mur de Berlin, apparassait la théorie de la "Fin de l’Histoire" de l’Américain Francis Fukuyama. Sa pensée n'était pas sans rappeler celle de Marx qui voit d’abord l’histoire comme théâtre de la lutte des classes devant aboutir à une "société sans classe". Pour Marx, la véritable histoire commence une fois achevée cette lutte des classes dans ce qu’il prévoyait d’une société communiste parfaite.



Le cours des événements et la chute du mur, il y a 20 ans, ont montré que l’histoire s’écrivait différemment.



Proudhon, lui, voyait autrement, pensant que la société était d’abord fondée sur l’existence de réalités contradictoires. Vision qu’il théorisa dans son essai "Le Système des contradictions économiques". Selon son modèle, chaque contradiction appelle une transformation et un dépassement qui eux-mêmes amènent de nouvelles contradictions.



Croire que les synthèses qui peuvent s’élaborer ne sont que provisoires, que l’histoire nécessite chaque fois des analyses différentes, des idées, des expériences nouvelles pour résoudre les problématiques qui se posent à nous. De mon point de vue, c’est une pensée extrêmement riche pour le moment donné : penser les contradictions pour mieux avancer.



"L’homo economicus n’est pas une finalité absolue... "



La crise, la plus grave depuis la grande dépression de 1929, remet en question les schémas économiques éprouvés depuis l’après-guerre, dont nous pensions – à tort – qu’ils pouvaient être un accomplissement, une sorte de stade économique final à l’échelle de la planète.



La globalisation, la crise, nous montrent qu’il n’en est rien et que de nouvelles étapes sont à franchir. Le temps est donc venu d’engager une réflexion de fond sur tous ces défis. Et de se dire que, finalement, "l’homo economicus" n’est pas une finalité absolue.



Que l’homme a aussi une dimension intellectuelle, spirituelle et qui – il faut s’en souvenir – a joué un rôle essentiel dans la chute du mur.





© Photo Victor Salta

Histoire de Lyon



Hommage aux libérateurs




La date du 3 septembre a une place à part pour les Lyonnais


Elle marque la Libération de Lyon du joug nazi et la fin d'un calvaire de quatre longues années.

Hier, j'ai souhaité
rendre hommage dans mon discours à celles et à ceux qui permirent de faire triompher les idéaux de démocratie et de libérer Lyon : soldats des armées alliée, Forces Françaises Libres, mouvements de la Résistance.

Vous pouvez télécharger l'intégralité de mon intervention (format Pdf) en cliquant ici. Bonne lecture à tous !


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