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5e Forum Libération



" L'espoir d'un monde nouveau "



Pour tous ceux qui comme moi l'ont vécue, la chute du Mur du Berlin fut un événement historique. Ce fut également un très grand moment d’émotion.



C’était pour les peuples d’Europe de l’Est, la liberté retrouvée. C’était aussi l’espoir d’une Europe réunifiée et donc d’un monde nouveau.



20 ans après, il est temps de faire le bilan.



Sans doute la chute du mur n’a pas tenu toutes ses promesses. Passé la période de la guerre froide, nous rêvions tous d’un monde de paix, de prospérité, de justice, d’un monde qui verrait le progrès s’étendre à l’ensemble de l’humanité.



Nous avons connu l'Irak, l'Afghanistan, la montée du terrorisme. Nous traversons aujourd'hui la pire crise qu’on ait connue depuis la grande dépression de 1929. Les inégalités se sont accrues entre les pays, mais aussi à l’intérieur des pays. Enfin, nous sommes confrontés à un défi nouveau : celui de la survie même de notre planète.



C’est de tous ces sujets que nous vous invitons à venir débattre avec nous, à la rentrée, lors du 5e Forum Libération.



D'ores et déjà, le site du forum est ouvert. Vous pouvez vous y inscrire. De même, un profil Facebook est à votre disposition. Rejoignez-nous nombreux ! J'invite évidemment tous les blogueurs à parler de ce Forum qui se tient pour la première fois à Lyon.



Et pour finir ce billet et avant de mettre mon blog en "mode estival", je vous souhaite à tous de passer d'excellentes vacances !



Lyon métropole des savoirs


Le 5e Forum Libération
à Lyon



Je suis très heureux de vous annoncer sur ce blog la tenue à Lyon du 5e Forum Libération du 18 au 20 septembre 2009, sur le thème "L'Europe, 20 ans après la chute du Mur"



Durant ces trois journées de réflexion, de rencontres, de dialogue, je souhaite que se mobilise l’ensemble des forces créatives de notre territoire.


L’Hôtel de Ville et l’Opéra seront le théâtre de plus d’une centaine de débats. Entre Porto Alegre et Davos, il nous paraît essentiel qu'un nouvel espace de dialogue puisse émerger entre intellectuels, politiques, décideurs, entrepreneurs et citoyens dans un esprit participatif.

Dans une époque marquée par une croissance exponentielle de la production des connaissances, Lyon, métropole des savoirs, a vocation à favoriser l’émergence de nouveaux débats, à réinventer le lien social, à décrypter les codes émergents.

Des personnalités comme Lech Walesa, Marcel Gauchet, Henri Guaino, Daniel Cohn Bendit, Rama Yade, Martine Aubry, Manuel Valls, Alain Juppé, Alain Minc et bien d’autres, seront à Lyon pour ce 5e Forum de Libération.

Leur parole, confrontée aux questions du public, viendront éclairer nos réflexions sur cette Europe en pleine mutation dans un contexte de crise sans précédent depuis l’après-guerre.

Crise qui a démontré l’efficacité de notre communauté européenne, mais aussi ses limites.
Quel Europe pour demain ? Quel modèle de civilisation à l’aune de ce 21e siècle ? Quel bilan tirer de plus de 60 ans d’histoire commune et quel avenir envisager ?

De tout cela, venez débattre avec nous lors de ce Forum exceptionnel qui pour la première fois se tient dans notre ville.


Poser vos questions sur le 5e Forum Libération - Rencontres de Lyon : cliquer ici





" Demain ne sera pas comme hier "



Nous avons donné ce matin le premier coup de pelle du prolongement de la Ligne B du métro de Gerland en direction d'Oullins


1.7 km de ligne nouvelle dont 300 m sous le Rhône, moins de 15 mn entre la Part-Dieu et Oullins Gare dès 2013, 20000 voyageurs jour, 1.23 million de tonnes de CO2 en moins chaque année : évidemment, les chiffres parlent d’eux-mêmes à propos de ce chantier qui va changer le visage et les usages de notre métropole.

Car comme je l’ai dit ce matin à Gerland, c’est à un modèle de développement urbain à l’horizon 2020 – 2030 qu’il nous faut penser, aux antipodes de celui imaginé dans les années 60. De ce point de vue, les transports en commun représentent un enjeu tout à fait essentiel.


Au fond, la métropole que nous construisons est l’anti modèle des agglomérations parisiennes ou américaines, qui souffrent de zones périphériques ou pavillonnaires étendues à l’extrême. Nous voulons un autre type de ville, où s’articulent autour des lignes fortes de transports en commun les grands lieux d’habitat et de développement économique.

C’est ce nouveau modèle de société, en rupture avec le passé, que nous sommes en train de promouvoir, avec des réalisations comme ce métro B en phase avec les enjeux du développement durable, ceux de la lutte contre la pollution et les gaz à effet de serre.


On voit combien les infrastructures de transports en commun peuvent changer le visage d’une agglomération, réconcilier ville-centre et périphérie. Lyon a déjà quelques belles réussites à son actif. Le secteur Berthelot serait-il ce qu’il est devenu si nous n’avions pas hier fait le tramway ? Vaise aurait-il connu pareille renaissance sans l’arrivée du métro ?

Grâce au tramway Vénissieux connaîtra demain semblable évolution, tout comme la Saulaie qui avec à ce prolongement du métro B devient un des secteurs les plus attractifs de notre agglomération. C’est en tout cas un projet d’avenir qu’avec mes équipes au Grand Lyon nous défendons.


Ma conviction absolue est qu’aux visions localo-localistes, il nous faut opposer une vision de grande agglomération et savoir vaincre les résistances au changement. Car demain ne sera pas comme hier ! Et pour ma part, je choisis toujours d’aller vers l’avenir.

Pourtant ce matin il y avait une ombre au tableau. Car sur les 222 millions d’euros investis par nos collectivités et le Sytral dans ce chantier, l’Etat a contribué à hauteur de seulement 5 millions. Autant dire une aumône !


C’est pourquoi ce matin, j’ai aussi rappelé que si notre pays veut aller de l’avant, il doit avoir une vision large, sachant dépasser la première couronne d’Ile de France.


Soit l’Etat investit 35 milliards d’euros pour le Grand Paris et dans ce cas, il reste les miettes pour les autres villes françaises. Soit il prend conscience de la réalité de nos territoires et il nous aide à construire le prototype de la modernité que veut être l’euro-métropole que nous sommes en train de réaliser entre le Grand Lyon, Saint-Etienne Métropole et la CAPI. C’est un enjeu qui concerne l’ensemble de notre pays.







Réforme du territoire



" Le développement des territoires est indispensable à la vitalité de notre pays "



Voici mon intervention, hier après-midi au Sénat, dans le cadre du débat sur la réforme du territoire où je reviens sur les grands enjeux de ce projet pour l'avenir de notre pays




" Monsieur le président, messieurs les ministres, monsieur le secrétaire d'État, mesdames, messieurs les membres de la mission temporaire, j'espère que l'on m'en excusera dans cette enceinte républicaine, mais, pour saluer la venue, au banc du Gouvernement, de notre ancien collègue Michel Mercier, je souhaiterais commencer en citant saint Augustin : « Credo quia absurdum », je crois parce que c'est absurde.

Lorsque j'écoute les rapporteurs et le président de la mission temporaire, j'ai envie de croire, oui j'ai envie de croire à une réforme qui serait guidée par l'intérêt supérieur du pays, une réforme qui viserait la meilleure efficience des territoires, une réforme qui ferait en sorte que, dans les zones rurales comme dans les zones urbaines, chacun puisse apporter sa part d'excellence.

Oui, j'ai envie de vous croire, chers collègues, et de croire que le président du Sénat souhaite que nous nous engagions dans cette voie. Hélas, quand j'écoute nos collègues Rémy Pointereau et Charles Guené, tous deux membres de la mission temporaire, je doute.

Mes chers collègues, de deux choses l'une : soit on prend en compte l'intérêt supérieur de notre pays pour qu'il soit compétitif par rapport à ses partenaires européens, soit on vise de très petits intérêts, et je reconnais que la démarche peut avoir une efficacité certaine.

De très petits intérêts, disais-je. Cela pourrait commencer, par exemple, par un discours anti-collectivités locales, leur reprochant d'être dépensières, elles qui, pourtant, réalisent 73% des investissements et dont l'endettement ne représente que 10% de celui de l'État.

Et pourquoi ne pas réduire l'autonomie financière et fiscale de ces collectivités ? C'est peut-être là, après tout, que se cache le magot ! Il s'agirait alors de faire supporter par les collectivités locales, et en dernier lieu par les ménages, la diminution des charges des entreprises que l'on projette mais que l'on cherche encore à financer…

Enfin – mais je sais que l'idée n'en est venue à personne, et surtout pas à vous, monsieur Marleix – on pourrait en profiter pour créer un nouveau statut de conseiller territorial qui serait élu, au reste de façon assez ubuesque, au scrutin uninominal dans les zones rurales – là où le scrutin majoritaire vous serait favorable –, mais à la proportionnelle dans les grandes agglomérations, là où le scrutin majoritaire vous serait défavorable. Il s'agit tout de même de ne pas perdre trop de terrain, n'est-ce pas !

Mais ce ne sont là évidemment que des fantasmes, et telle n'est pas votre volonté, monsieur le secrétaire d'État !

Je crois au développement des territoires, qui est indispensable pour notre pays, qu'il s'agisse des territoires urbains ou des territoires ruraux, tant il est vrai que ce qui se passe dans les régions rurales, où le département constitue l'armature d'un territoire, est aussi important que ce qui se passe dans nos grandes agglomérations.

Vous nous dites aujourd'hui qu'il faut réajuster le couple métropole-communes. Mais il fonctionne déjà très bien, dans ma communauté urbaine, notamment.

Que voulons-nous ? Nous voulons pouvoir organiser notre territoire sur une plus grande échelle pour le rendre plus performant. Tel est le projet que nous portons, nous, c'est-à-dire la métropole lyonnaise avec la métropole stéphanoise, avec la communauté d'agglomération des pays de l'Isère, mais tel est aussi le projet de Metz et Nancy, de Nantes et Saint-Nazaire.

Alors, donnez à cette organisation nouvelle le nom que vous voulez, celui de "métropole", par exemple, mais, que les choses soient claires, il s'agit d'organiser le territoire afin de pouvoir faire face à quatre types de défi.

Premièrement, s'agissant de la planification du territoire, il faut éviter que nos grandes agglomérations ne se déploient de manière tentaculaire, mitant les espaces naturels et les espaces agricoles, et organiser le développement urbain autour des transports en commun.

Deuxièmement, il faut développer, de manière coordonnée, en commun, nos universités, notre recherche et nos pôles de compétitivité.

Troisièmement, il faut des autorités organisatrices des transports conçues à l'échelle des grandes métropoles.

Quatrièmement, nous devons mutualiser les moyens mis en œuvre pour que les grands événements culturels puissent, au-delà de la région, mais aussi au-delà du pays, rayonner dans toute l'Europe.

Alors oui, messieurs les ministres, si vous portez une réforme qui prenne en compte ces quatre types de défi, vous ferez évoluer notre pays !

En revanche, si vous défendez ces très petits intérêts dont je convoquais le spectre en commençant, vous resterez ou redeviendrez peut-être présidents de conseil général ou de conseil régional, mais vous n'aurez gagné que sur tapis vert, et je puis vous assurer que vous ne resterez pas dans l'Histoire ! "


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