Infolinks In Text Ads

Lumière2009




" Par amour du cinéma… "


L’équipe de l’Institut Lumière a levé le voile hier sur "Lumière2009", festival du cinéma du Grand Lyon dont la première édition aura lieu du 13 au 18 octobre




La ville berceau du 7e art sans un véritable événement lié au cinéma : inconcevable !
C’est pourquoi nous avons voulu que notre ville, celle des frères Lumière, puisse avoir son festival. Ce sera chose faite à la rentrée, avec ce rendez-vous à l’adresse de tous les cinéphiles, des amateurs les plus avertis au grand public, qui fera de notre métropole une capitale internationale du cinéma.

L’originalité de ce festival conçu par Thierry Frémeaux est de se consacrer au patrimoine, à l’histoire du cinéma. C’est ainsi que l’on pourra découvrir ou redécouvrir des films restaurés, en copies neuves ou en numérique, à travers plusieurs rétrospectives dont une, intégrale, consacrée à Sergio Leone.

Ceux qui comme moi adorent les westerns de ce réalisateur hors norme seront comblés par la venue de Clint Eastwood à Lyon. Invité d’honneur de cette première édition, ce monument du cinéma américain recevra le "Prix Lumière" récompensant l’ensemble de son œuvre.

Moi je suis très heureux de ce nouveau festival. D’abord parce qu’il concerne l’ensemble des 57 communes du Grand Lyon, lieux, salles de cinéma, institutions et acteurs culturels. Ensuite, parce qu’il sera un événement de très grande qualité sur le plan cinématographique, résolument ouvert à tous les publics, en un mot, populaire.

Lumière2009, c’est aussi l’expression d’une volonté forte que nous avons de faire des industries créatives un axe fort de notre métropole. L’image au sens large (cinéma, animation, numérique, jeu vidéo, etc.) est au centre de cette dynamique que connaît notre région lyonnaise. Le cluster Imaginove, mais aussi le pôle Pixel à Villeurbanne, en sont des exemples concrets.


D’ailleurs, nous travaillons actuellement à d’autres festivals autour de l’image et du jeu vidéo. Avec Lumière2009, ce seront demain autant de rendez-vous complémentaires, car aujourd’hui on voit bien les correspondances entre ces secteurs d’activités, à la croisée des productions industrielles et culturelles.


La Confluence



" Herzog et De Meuron pour Lyon… "



C’est sur les architectes de renom Jacques Herzog et Pierre De Meuron que s’est porté notre choix pour l’aménagement de la seconde phase de La Confluence


Ce cabinet d’architectes suisse mondialement connu sera associé au paysagiste Michel Desvigne pour réaliser la 2e phase de ce chantier urbain qui compte parmi les plus importants d’Europe.

D’ailleurs, vous êtes de plus en plus nombreux à aller sur place pour vous rendre compte par vous-mêmes de l’avancée des travaux. C’est vrai qu’en l’espace de huit ans, la transformation est impressionnante ! Avec ses premiers habitants installés d’ici la fin de l’année, c’est un quartier nouveau qui est en train de sortir de terre.

Notre projet d’ensemble
est de construire ici un morceau de ville concentrant de l’habitat, de l’activité, favorisant les espaces naturels tout en respectant la mixité sociale. Dès cet été, le très beau parc au bord de la Saône sera ouvert aux Lyonnais et je ne doute pas qu’avec la place nautique, ce sera demain un des sites les plus appréciés de notre Cité.

" U
n emblème de la transformation de Lyon en ce début de 21e siècle... "

En sélectionnant l’équipe Herzog et De Meuron, nous avons retenu une agence mondialement connue, lauréate en 2001 du prestigieux prix Pritzker, qui a notamment réalisé le Tate Modern de Londres ou plus récemment, le fameux "nid d’oiseau" des JO de Pékin.

Nous avons apprécié leur lecture du défi urbain à réaliser sur ce territoire de 24 hectares dans la partie Sud-Est de la Confluence, dont 17 hectares du site de l’ancien marché de gros transféré à Corbas et que j’ai inauguré samedi dernier.

Leur vision s’appuie sur une relation directe entre l’architecture et la nature. Ce qui est évidemment un aspect essentiel dans cette zone où se rejoignent Saône et Rhône. Leur projet sera de révéler cette pointe de notre Presqu’île et d'en faire un emblème de la transformation de Lyon en ce début de 21e siècle.

Leurs propositions seront présentées aux Lyonnais au début de 2010.








Site Lyon Confluence : cliquer ici



ASVEL


" Un grand champion !
"



Un très grand bravo à toute l'équipe et au staff de l'ASVEL, sacrés champions de France ce week-end, à Bercy après la victoire tant attendue sur l'Entente Orléanaise


L'ASVEL Lyon-Villeurbanne retrouve les sommets avec ce 17e titre de champion. Avec cette superbe victoire, c'est toute notre métropole qui fête ses basketteurs !

Comme je le disais sur mon blog à propos de la venue de Tony Parker (cliquer ici), l'ASVEL peut désormais nourrir les plus grands rêves, en Pro A, évidemment, mais aussi à l'échelle de l'Euroligue.

Pour regarder la vidéo ASVEL Champion 2009 : cliquer ici


" Sur France Culture... "

" Invité du "Rendez-vous des Politiques", j'ai répondu samedi aux questions de Dominique Rousset en présence de Eloi Laurent, économiste à l'OFCE et maître de conférence à Sciences Po, Philippe Raynaud, professeur en sciences politiques à l'université Paris 2, membre de l'institut universitaire de France et de Eric Mandonnet, journaliste à L'Express. "


Podcast de l'émission "Le Rendez-vous des Politiques" sur le site de France Culture.

Ecouter l'émission (mp3) : CLIQUER ICI.


Economie



" La gauche doit repenser son rapport aux entreprises
... "





Alors que les élections européennes ont confirmé encore une fois l’urgence pour la gauche de rénover son discours, - urgence que j’évoque depuis la création de la Ligne Claire - je vais m'employer, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, à expliciter sur le fond ce que pourrait être, la vision économique, sociale, universitaire, écologique de la société du 21e siècle





L’un des points cruciaux me semble être notre rapport à l’entreprise. Qui peut en effet nier que la création et l’innovation sont déjà au cœur de la construction du monde de demain ?



De ce point de vue, si au niveau national on n’a guère encore osé faire un aggiornamento et si l’on est tenté de n’évoquer le monde de l’entreprise que lorsqu’il s’agit de délocalisations, d’échecs ou de rémunérations effectivement abusives de certains dirigeants, il y a longtemps que les collectivités locales de gauche ont, elles, tissé des liens avec toutes celles et tous ceux qui contribuent à façonner notre avenir économique.




J’inaugurais, par exemple, ce lundi, le Centre d’Infectiologie (photo
) lié au Biopôle de Gerland qui me semble exemplaire de ce que nous devrions porter collectivement pour persuader nos concitoyens que l’économie européenne est loin d’être condamnée et que si les pouvoirs publics sont capables de se mobiliser pour la soutenir, elle peut encore avoir de belles cartes à jouer.



L’aménagement de ce centre a été largement financé par le Grand Lyon pour accueillir des équipes publiques et privées travaillant sur la recherche, le développement et la commercialisation de l’infectiologie et de l’immunologie.



Les locaux actuels ne sont d’ailleurs que la préfiguration d’un projet ACCINOV : "Accélérer la mise en Œuvre du Centre d’Infectiologie et l’Innovation" qui permettra de faire de Lyon un des centres internationaux dans le secteur de la santé avec une chaîne complète d’acteurs : OMS (prévention, organisation de la riposte), SANOFI (pour la fabrication de vaccins), en passant par BioMérieux (diagnostic).



Il s’agit là d’une coopération public-privé avec 4 grands groupes industriels, 58 PME innovantes et 12 centres de compétences.



Ce projet fera de Lyon l’un des centres mondiaux capables de répondre aux nouvelles pandémies qui, nous le savons, seront, hélas, la marque d’un 21e siècle globalisé, caractérisé notamment par le fait que de plus en plus de gens se déplacent à travers le monde.



Il permettra à notre agglomération, mais aussi à notre pays de se positionner comme l’un des acteurs en pointe dans le domaine de l’économie et de la santé.



Dans une époque où l’on s’interroge sur le devenir de l’industrie française, face à la montée des pays émergents, de tels projets me semblent montrer que notre économie est loin d’être condamnée. Ce dont témoigne la venue à Lyon du ministre chinois de la santé que nous recevrons dans la semaine.



Ce n’est certes là qu’un exemple. Mais si ce discours et cette démarche d’innovation, de création pouvaient être un peu plus portés au niveau national, la gauche et le camp du progrès retrouveraient sans doute une crédibilité pour incarner au pouvoir une politique d’avenir.



Musée Gadagne



" Fleuron du patrimoine culturel européen "




C
e matin nous avons inauguré le musée Gadagne qui rouvrait ses portes au public après une longue période de travaux. Quelle beauté !






Il faut aller à Gadagne, cet ensemble Renaissance magnifique qui regroupe le musée historique de notre ville et le musée des marionnettes de Lyon et du Monde. Un événement comme celui-ci, ça n'arrive pas tous les jours !







Gadagne illustre le visage du Lyon d’aujourd’hui : une métropole où l’audace dans la construction de la ville se fonde sur la richesse de notre passé. C’est justement parce qu’elle est engagée dans cette profonde métamorphose que Lyon a vocation à être un laboratoire de la ville de demain.



Une ville où chacun, quelle que soit sa situation sociale, ses choix de vie, ses centres d’intérêt, peut vivre, travailler, se cultiver, se divertir, en un mot, trouver les conditions de son épanouissement ; une Cité à dimension humaine, dont la culture irradie toutes les fonctions.



En 10 ans, on voit bien combien Lyon a su changer son image, avec une véritable effervescence culturelle. Avec ses festivals, ses biennales, ses galeries, ses musées, ses lieux de création : oui, en 10 ans, Lyon s’est transfigurée.



C’est ce foisonnement que saluait en début d’année la revue Arts magazine, en classant Lyon en tête des villes les plus artistiques, les plus créatives de France, hors Paris.





Voici le discours que j'ai prononcé ce matin : cliquer ici.











Politique



" Rassembler sur une ligne claire... "



Voici mon interview au Progrès à la suite du conseil national du PS. Bonne lecture à tous !


Quel est votre sentiment après le conseil national du PS mardi soir ?

Il a été trop rapide. Après une telle défaite il fallait prendre le temps de débattre. Mais Martine Aubry a craint que ne s'organise un putsch de quadras ou d'autres auquel personne ne pensait. Elle avait prévu de constituer un super-secrétariat avec cinq ou six personnes dont Peillon et peut-être Valls. Et à la sortie, délice du PS, c'est avec Ségolène Royal que se fait l'alliance.

Considérez-vous que cette pratique nuit au PS ?

C'est justement ce que les Français lui reprochent : cette guerre de personnes alors qu'ils attendent un projet. Et aux Européennes le PS a encore été en difficulté. Notre discours était uniquement anti-Sarkozy.

D'où, en contre exemple, le succès de Cohn-Bendit ?

Lui seul a conduit une campagne sur le thème de l'Europe et avec une vision. L'électeur en général répond à la question qui lui est posée. Le PS n'a pas compris qu'aujourd'hui, il n'y a plus de camp aussi déterminé que dans le passé et que le socle électoral dur des partis s'est beaucoup réduit pour tout le monde. Tout le problème du PS est que le congrès de Reims ne s'est pas fait sur un clivage politique mais un clivage de personnes. Ainsi les réformistes qui, je pense sont majoritaires, se retrouvent dans toutes les motions. Au congrès, parmi les motions, seul Hamon avait au moins une pensée claire, même si ce n'est pas la mienne.

Vous sentez-vous plus proche de Cohn-Bendit ou d'Aubry ?

Cohn-Bendit, qui se définit libéral-libertaire ,n'est pas plus à gauche que les socialités : il est moins archaïque. Au PS on s'isole dans sa superbe. Nous sommes un peu trop catégoriques. Cohn-Bendit propose de rassembler toute la gauche et le MoDem. Il occupe la place centrale que devrait occuper le leader du PS. Aux régionales, les présidents sortants devront tenir cette position.

Le PS ne vous entend pas. Appelez-vous à la constitution d'une sorte d'UMP de gauche ?

Ce n'est pas dans la tradition de la gauche mais il faut rassembler, pas forcément dans le même parti. C'est ce que j'ai fait à Lyon. En rassemblant largement, vous provoquez ainsi le mouvement vers vous. Je commence à être entendu. Ceux qui gèrent le parti à Paris n'écoutent pas assez les élus locaux qui sont au contact de l'électeur, du patron de PME en difficulté. Certains disent à Paris « on a perdu les couches populaires ». Mais on a vu aussi partir des classes moyennes et aisées sur cette élection. Arrêtons de ranger les citoyens par catégories. On est dans une société beaucoup plus complexe que cela qui demande un projet fédérateur et lisible.

Vous a-t-on proposé un poste au sommet du parti ?

La façon forte dont je me suis exprimé montrait mon désaccord de fond. Je vais essayer de contribuer avec un certain nombre d'amis à redéfinir une pensée politique en me rapprochant d'un certain nombre d'intellectuels (économistes, philosophes, chercheurs). Des économistes tels Mathieu Pigasse, Gilles Finkelstein apporteraient beaucoup En fait, on reprend la ligne claire que nous n'aurions pas dû abandonner.

Ce qu'on appelle un think tank, un groupe de réflexion et de propositions ?

Exactement. Un projet crédible commun à toute la gauche et au delà se fera avec l'apport de compétences extérieures.

Vous êtes pour la disparition des courants ?

Oui, ce qui doit primer c'est le rassemblement sur une ligne politique claire avec une majorité et une minorité. Et je ne craindrais pas le cas échéant d'être dans la minorité mais il faut un débat. Depuis Blum, le PS est un parti de débat, mais il y a trop eu de compromis.

La secrétaire nationale des Verts, Cécile Dufflot, veut présenter des listes autonomes partout ?

Qu'elle prenne garde de ne pas commettre la même erreur que le PS pour les Européennes en prenant les décisions au sommet. Je pense que les Verts vont examiner la situation région par région. Les gens ne marchent plus au canon, aujourd'hui personne n'est propriétaire de son électorat. Il ne suffit pas de claquer des doigts à Paris pour que tout le monde mette le petit doigt sur la couture du pantalon. On l'a vu en région Sud-Est.

Participerez-vous à la campagne des régionales ?

Dès demain je serai en campagne avec Jean-Jack Queyranne. Il faut penser en terme de rassemblement au premier tour car c'est cela qui provoque une dynamique.

A Lyon, Europe-Ecologie devance nettement le PS ?

C'est le type d'élection et son contexte qui veulent cela. Vu comment s'est déroulée la campagne, comment les choix ont été faits, le résultat ne m'a pas étonné. Mais aux régionales, les électeurs regarderont le bilan de la majorité, de son président sur l'université, la recherche, la formation, l'aide aux PME, le développement durable.

Qui pourrait conduire la campagne des présidentielles ?

Si nous avions un leader naturel, ça se saurait. Le premier objectif est de gagner les régionales. Ensuite, pour la présidentielle, je suis favorable à des primaires ouvertes à toute la gauche. Plusieurs personnes chez nous sont capables de porter un projet clair et lisible.

Vous figurez dans la liste de ces personnes ?

Ce n'est pas mon problème. Ce qui m'importe est que soit réalisé le projet et je vais y travailler avec ce groupe ouvert.

Vos prises de position ont aussi créé des dissensions au sein de la fédération du PS ?

C'est de la noblesse que de laisser s'exprimer des façons de pensée différentes. Maintenant, si c'est une histoire d'amour déçu… Qui que ce soit veut refaire les élections municipales demain, je suis prêt à les refaire.

Pourriez-vous quitter le PS ?

Je suis né socialiste, le mourrai socialiste. Par fidélité à un passé, à une trajectoire. On ne se renie pas. S'il ne voulait plus de moi, le parti serait obligé de m'exclure. Mais je ne partirai jamais.


L'article sur le site du Progrès : cliquer ici






" Un nouveau dessein... "






Le mois dernier, je vous parlais sur ce blog de La Duchère, quartier en pleine transformation. Hier, c’est de l’autre côté de la ville, à Mermoz, que j’étais avec le maire et des élus du 8e, des opérateurs et des journalistes pour présenter le grand projet de rénovation que nous allons réaliser à l’horizon de 2012





La requalification de Mermoz sera un grand projet de ce mandat. C’est une opération de rénovation urbaine à l’échelle de notre agglomération, puisqu’en réalité, cette entrée Est de Lyon est la première chose que l’on voit quand on arrive des Alpes, de Grenoble ou de Chambéry.



D’ailleurs, c’est largement cette fonction "d’entrée de ville" qui a détérioré la vie de ce quartier au fil du temps. C’est pourquoi notre travail va principalement porter sur la destruction de l’autopont autoroutier de l’A43, suivie d’une requalification de l’avenue Jean Mermoz et son prolongement en boulevard paysager, ainsi que sur la reprise du quartier Mermoz Nord.



Si Mermoz Sud fait l’objet d’une attention particulière depuis plusieurs années, Mermoz Nord n’a jamais vraiment bénéficié d’actions de rénovation urbaine concrètes. Si bien que de ce côté du boulevard, nous avons un quartier en perte de vitesse dont les logements ne répondent plus aux besoins actuels.



Comme nous l’avons fait à La Duchère ou à Gerland, nous allons redessiner ce quartier en diversifiant l’offre de logements, avec plus de mixité sociale, des stationnements en sous-sol, un maillage des rues facilitant la circulation des piétons, une offre commerciale améliorée et une plus grande place réservée aux aires de détente et à la nature. A titre d’exemple, nous allons passer de 100% à 55% de logements sociaux, en réhabilitant 171 logements, en en démolissant 319 et en en reconstruisant 360.



A terme, nous aurons désenclavé ce quartier Est en le raccrochant à la ville-centre, en en faisant dans le même temps une entrée de ville beaucoup plus accueillante, plus agréable à vivre, plus harmonieuse. Le démarrage de ce très beau projet sera donné en décembre 2009 pour une livraison à l’horizon 2012.







Plus d'informations sur le projet d'aménagement Mermoz - Pinel - Les Essarts : cliquer ici





© gautier+conquet





Elections Européennes - communiqué


" Une défaite prévisible ! "

Les résultats obtenus par le PS confirment, hélas, ce que j’ai répété pendant des mois. Ni le discours du PS, tentant, à chaque instant, de concilier des lignes politiques contradictoires, ni la méthode bureaucratique retenue pour choisir nos candidats ne pouvaient nous conduire à la victoire.

Il est temps que le parti socialiste se ressaisisse !

Cela passe par la clarification de la ligne politique qui doit présenter le PS comme un parti de gouvernement capable de porter une alternative progressiste crédible plutôt que de se contenter d’une critique systématique.

Cela passe aussi par un changement dans la méthode de gouvernance du PS. Le Parti de l’appareil a échoué. Celui des militants et des élus, de celles et ceux qui ont montré, au niveau de leurs villes, de leurs départements, de leurs régions leur capacité à remporter des victoires, doit aujourd’hui faire entendre sa voix.

Le changement est urgent !

Je n’entends pas accabler la direction ! Je dis seulement à Martine Aubry que nous devons très vite changer de cap !

Elections européennes





" L'Europe montre qu’il n’est pas de modèle unique... "






Voici le discours que j'ai prononcé hier soir à Villeurbanne, lors du grand meeting de campagne des élections européennes. Bonne lecture à tous !





" A quelques jours des élections européennes, on nous dit que les Français se désintéressent de l'Europe. On nous prédit un taux d'abstention record. Pire encore, certains annoncent à l'avance l'échec programmé de notre camp.



C’est vrai que les Français s’interrogent ! S’ils s’interrogent, s’ils doutent, c’est parce qu’ils sont inquiets devant un cours du monde qui leur apparaît lourd de menaces pour leur avenir et pour celui de leurs enfants.



Ils craignent pour leur emploi, pour le niveau de leurs salaires, pour la permanence de leur protection sociale, pour l’avenir des services publics, garants d’un minimum d’égalité entre tous les Français.



La crise économique que nous connaissons est venue exacerber les peurs, en même temps qu’elle a provoqué un sentiment de colère envers les responsables de cet immense gâchis de ceux qui, alors même qu’ils mettaient en place les produits les plus délirants, s’attribuaient bonus, stocks options, parachutes dorés, tout en appelant d’ailleurs les salariés à la rigueur la plus absolue.



Devant de telles dérives, nos concitoyens éprouvent la tentation du repli. Ils ont un désir de figer le mouvement du monde pour protéger leurs acquis.



Cette voie, nous le savons, ne peut mener nulle part. Car le monde change et il change rapidement.



Il change avec l'arrivée dans la compétition économique des nouveaux grands pays : Chine bien sûr, mais aussi Inde et Brésil.



Il change avec des économies de plus en plus interdépendantes où le choc immobilier intervenu aux Etats-Unis s’est répercuté immédiatement à toute la planète et a mis à mal toutes les économies.



Il change parce qu’on ne pourra faire l’impasse sur les problèmes posés par le changement climatique, le caractère limité des ressources énergétiques ou la perte progressive de la biodiversité.



L’ensemble de ces défis, il serait illusoire de croire que nous puissions les relever dans le seul cadre national ! C’est le cadre européen, seul qui nous permettra d'être à la hauteur de ces enjeux.



Si l’on voulait s’en persuader, il n’y aurait qu’à regarder l’ampleur des différents plans de relance.



Quand les Etats-Unis mettent 800 milliards dans leur plan de relance, quand la Chine en met près de 1000 milliards, le plan français de 25 milliards d’euros est évidemment quantité négligeable.



Et, si l'Europe risque de connaître une reprise moins rapide que les Etats-Unis d'où est pourtant parti le séisme, c'est largement parce que les pays européens ont continué à privilégier des réponses nationales plutôt que de construire ensemble une relance coordonnée qui seule serait efficace.



Aujourd'hui, aucun de nos pays ne saurait durablement tirer son épingle du jeu en voulant jouer en solitaire.



L'Irlande qui avait cru pouvoir fonder une croissance plus forte sur un dumping fiscal réalisé au détriment des autres pays européens, est aujourd'hui à terre.



L'Angleterre qui avait cru, en arrimant la City au New York Stock Exchange et aux grandes banques américaines, pouvoir jouer gagnant, s'enfonce dans une récession qui va être sévère pour tous les salariés britanniques.



Face à la crise, la réponse européenne aurait dû être commune avec un plan de relance concerté entre les différents pays et non avec une juxtaposition de plans de relance qui finissent par se contrecarrer et finalement s’annihiler les uns les autres.





" L’économie n’est qu’un moyen au service d’une finalité plus grande... "



En fait, l’Union Européenne reste un assemblage de nations qui veulent chacune pouvoir récupérer leur contribution au budget de l’Union, sans développer aucune solidarité entre les différents pays. En témoigne le fait qu'un certain nombre de pays de l'Europe centrale et orientale aient dû, pour éviter une banqueroute totale, davantage compter sur l'aide du FMI que sur celle de l'Union Européenne.



C’est là un drame pour notre avenir commun, parce que l'idéal européen se délite et que l’Union Européenne apparaît au mieux comme une routine, au pire comme une contrainte.



L'on est donc bien loin des idéaux des pères fondateurs pour qui l’Union visait d’abord à éviter des affrontements économiques qui avaient chaque fois conduit à la guerre et qui voulaient faire de l'Europe un instrument de paix et de prospérité à l’échelle de notre continent.



A nous, socialistes, de reprendre l’idée qu’ils promouvaient : celle que l’économie n’est qu’un moyen au service d’une finalité plus grande.



Oui, l’Europe comme projet de civilisation, cela devrait être l’idée forte, structurante de notre projet socialiste à l’orée de ce 21e siècle !



Un projet capable de conjuguer compétitivité économique, ambitions sociales fortes et volonté d'être à l'avant-garde de la révolution écologique que nous sommes aujourd'hui en train de vivre pour en faire, non un projet particulier , mais un modèle pour les pays du monde entier.



Car l'Europe est porteuse d'un certain nombre de valeurs qui l’identifient bien dans ce monde : des valeurs de libertés, de justice sociale, d’une certaine conception de l’égalité qui rayonnent très au-delà de notre continent.



Par la différence même de ses cultures, l'Europe montre qu’il n’est pas de modèle unique auquel il faudrait nécessairement se référer, que la civilisation de demain naîtra forcément du respect de toutes les cultures et de tous les modes de vie !



L'Europe a tout pour réussir. A condition qu'elle retrouve un volontarisme de l'action qui apporte une nouvelle espérance aux peuples qui la composent.



Pour cela, Il faut en changer les règles du jeu.





" Mettre au cœur de la croissance nouvelle le développement durable... "



Dans le domaine économique par exemple, nous devons affirmer que les objectifs d’un gouvernement économique ne sauraient se limiter à contrôler l'inflation et les déficits, certes nécessaire mais, qu’ils doivent aussi et surtout viser à promouvoir une nouvelle croissance capable de répondre à la volonté des différents peuples, ceux des pays d'Europe de l'Ouest pour qui il s’agit de préserver leur niveau de vie et celles des nouveaux entrants qui veulent rattraper au plus vite leur retard.



Cette nouvelle croissance européenne ne peut avoir qu’une source : l’innovation et la création.



Face au défi des pays émergents à bas coût de main d'œuvre, mais qui intègrent de plus en plus rapidement les technologies nouvelles, il nous faut toujours pouvoir garder une longueur d'avance.



C'est pourquoi, les socialistes doivent, aux côtés de leurs idéaux de justice sociale, porter les valeurs de l’innovation, de la création, de la volonté d’entreprendre.



Nous devons redevenir le parti des avant-gardes, des chercheurs, des intellectuels, de toutes celles et de tous ceux qui inventent le monde de demain, dans tous les domaines, économique, social, culturel !



On nous parle souvent, à propos de l’Europe, de la volonté d’aller vers une économie de la connaissance. Faisons-là entrer dans les faits.



D’abord en dégageant des budgets pour cela. Il est invraisemblable que le budget de la PAC absorbe 42% des crédits quand la recherche n’en mobilise que 4% !



Mais, il nous faut aller plus loin : faire tomber les frontières, faire en sorte que nos universités, nos centres de recherche travaillent en commun, de manière à ne plus laisser aux Etats-Unis, au Japon voire au Canada le monopole des inventions et des technologies de l'avenir.



Dans cette grande mutation, nous devons mettre au cœur de la croissance nouvelle le développement durable. Les problématiques du changement climatique, du passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables, de la préservation des espèces sont devenues incontournables.



Les pays qui demain seront les acteurs majeurs de l’économie mondiale seront aussi les pays qui auront su investir les technologies vertes, qui auront su développer un autre modèle de production, un autre modèle de consommation.



L’Europe a dans ce domaine une longueur d’avance du point de vue des normes adoptées, du point de vue de la culture de ses peuples.



Il ne faudrait pas que demain, elle abandonne ses marchés à d’autres, faute d’avoir développé les industries capables de répondre à cette demande nouvelle.



Si l'Europe est capable de développer de tels projets, de retrouver un vrai élan économique, elle retrouvera aussi son rang dans le concert des nations et pourra contribuer à changer le cours de notre monde.



Face aux aberrations auxquelles a conduit une économie internationale déréglée, largement inspirée du modèle anglo-saxon, une économie où la spéculation rapportait davantage que la production, le modèle européen peut aujourd'hui retrouver des couleurs.



Car, un peu partout dans le monde, on s'aperçoit que notre modèle de protection sociale constitue un amortisseur à la crise.



Si nous sommes aussi capables de rebondir et de sortir de la crise par des politiques dynamiques dans le domaine économique, alors, l’Europe redeviendra une référence.



Elle pourra, à ce moment-là, avec pertinence, affirmer qu’une économie mondialisée ne peut exister sans régulation, même si c’est évidemment à un autre niveau que celui des états-nations.



Elle pourra peser pour un renforcement des institutions internationales conformément à l’esprit des signataires de Bretton Woods, qui voulaient conjuguer stabilité monétaire, croissance du monde et nouvelle répartition des richesses.



Elle pourra peser pour l’établissement de nouvelles règles prudentielles, pour les marchés financiers.



Et c’est en partant de telles ambitions, de tels projets, que l'Union Européenne retrouvera sa crédibilité !



En tout cas, c’est là le projet européen que nous, socialistes, nous devons porter.





" Trouver des réponses qui allient humanité et sens de la responsabilité... "



Reste notre positionnement national. Cessons de nous situer uniquement en référence à Nicolas Sarkozy. Cessons de nous précipiter vers tous les chiffons rouges qu’il essaie de nous tendre à la veille des élections en matière de sécurité ou de politique d'immigration.



Ne retombons-pas dans le piège d’un angélisme dont Lionel Jospin a pu voir quels effets ravageurs il pouvait avoir !



Affirmons, au contraire, que sur ces sujets importants pour l'équilibre de nos sociétés, nous sommes les seuls capables au niveau national, comme nous le faisons au niveau local, de trouver des réponses qui allient humanité et sens de la responsabilité.



Et renvoyons Monsieur Sarkozy aux piètres résultats qu'il a obtenus dans chacun de ces deux domaines ! Après tout, je ne sache pas que lorsque les socialistes étaient au pouvoir, on ait trouvé des kalachnikovs dans les banlieues !



Voilà mes chers camarades, au fond, notre destin est entre nos mains.



Que nous nous trompions d'époque, que nous nous trompions d'analyse faute d'être suffisamment à l'écoute des changements de notre société et alors, nous serons sévèrement sanctionnés.



Qu'au contraire, nous soyons porteurs d'une nouvelle espérance pour construire le monde de demain, et alors nous retrouverons l'adhésion populaire.



Mes chers camarades, il nous faut être des créateurs d'espérance et à nouveau nous pourrons gagner !



Je ne doute pas que, dans ce Grand Sud Est avec Vincent Peillon, avec Sylvie Guillaume, avec Karim Zeribi, avec Farida Boudaoud, nous ayons déjà choisi notre voie. C’est pour cela que, dimanche, nous aurons rendez-vous avec le succès. "







Dossier Les Echos



" Hormis Paris, Lyon seule grande ville française à jouir du statut de métropole européenne… "




Je vous conseille vivement la lecture du dossier spécial que Les Echos consacrent ce mercredi à l’attractivité des villes européennes face à la mondialisation


Ce dossier spécial fait ressortir un bilan pour le moins contrasté d’une France encore bien trop jacobine, freinée dans sa course à la compétitivité à cause de son centralisme. Néanmoins, une certitude apparaît clairement : "Hormis Paris, Lyon est la seule grande ville française à jouir du statut de métropole européenne chez les investisseurs."

Ce constat est réjouissant, car cela apporte de la confiance dans nos capacités à affronter et mieux résister à la crise. Mais aussi parce que cela donne des perspectives pour l’avenir. Et nous le savons, demain, la France aura besoin de 5 ou 6 agglomérations puissantes pour compter sur la scène internationale.

Lyon est désormais reconnue comme une destination européenne de premier rang. Pour s’en convaincre, il suffit de lire cette édition des Echos ou bien d’en parler avec les investisseurs étrangers, comme j’ai pu le faire ces derniers jours avec de nombreux chefs d’entreprise au Japon. D’ailleurs, selon Les Echos, pour 44% des 206 dirigeants interrogés dans le cadre d’une enquête d’Ernst & Young, Lyon est la métropole qui offre les meilleurs atouts pour implanter une entreprise en France, loin devant Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nice ou Nantes. A la question "Quelle est la ville française qui verra émerger le Google ou Microsoft de demain ?" Lyon arrive en tête, ex aequo avec Paris !

Toujours selon ce journal, la force de notre modèle réside dans le collectif, c’est-à-dire dans ce mode de gouvernance partenarial que nous avons institué ces dernières années au Grand Lyon afin d’associer tous les acteurs du développement autour de la dynamique métropolitaine. Résultat : Lyon abrite 5 pôles de compétitivités dont 2 à vocation mondiale (cliquer ici) autour desquels nous avons structuré le développement de notre territoire.

Bien évidemment, beaucoup reste à faire. Mais l’objectif de hisser Lyon au top 15 des métropoles européennes reste de mise. Pour y parvenir, nous allons continuer à fédérer et à faire travailler ensemble l’ensemble des forces vives. Nous allons poursuivre les grands projets. Nous allons continuer à promouvoir l’innovation et la création sous toutes leurs formes !


Lire le dossier sur le site du journal Les Echos : cliquer ici



top