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Economie







" Lyon, la ville en mouvement ! "



Même dans cette période de crise, Lyon continue à aller de l’avant, avec des moments forts au cours de ces deux jours





Tout d’abord l’inauguration lundi, à Vaulx-en-Velin – Villeurbanne, du Carré de Soie, grand centre de loisirs et de commerce de 40 000 m², idéalement situé, au bord du Canal de Jonage, dans un cadre naturel exceptionnel. Là est en train de prendre forme la vision de la métropole que nous voulons pour demain, à la fois dynamique économiquement, plus solidaire, pleinement en phase avec les enjeux du développement durable.



Hier, on parlait de Vaulx-en-Velin pour évoquer ses quartiers déshérités, ses émeutes. Aujourd’hui, on va en parler comme le lieu d’implantation d’un des plus beaux pôles de notre agglomération. A un quart d’heure avec LEA du centre de la Part-Dieu, c’est l’endroit idéal pour prendre son déjeuner, pour faire son shopping, pour aller le week-end voir un film dans un des plus grands multiplexes de l’agglomération, pour faire du sport sur la base implantée par l’UCPA.





Au-delà de ce centre, c’est quelques milliers de logements et d’emplois qui vont trouver place dans ce quartier dans les prochaines années avec, à terme, plus de 20 000 habitants et plus de 20 000 salariés. Déjà aujourd’hui, c’est 600 emplois créés à Vaulx-en-Velin.



Vaulx-en-Velin change. Et avec cette commune, c’est tout l’Est Lyonnais qui se met en mouvement. Que ceux qui éprouvent aujourd’hui encore des scepticismes sur ce que pourra être le grand stade à Décines aillent voir le Carré de Soie, ils seront convaincus.

Mardi, changement de décor avec l’inauguration du centre de maintenance des TGV à la Guillotière.

Un centre de 247 millions d’euros qui va pouvoir accueillir 60 à 80 TGV pour leur entretien. Premier centre de maintenance TGV situé en dehors de l’agglomération parisienne, il va contribuer à mettre d’avantage encore Lyon au sein d’une étoile TGV qui demain permettra d’aller au Nord, vers Strasbourg, Zurich et les villes allemandes, au Sud vers Barcelone et Madrid, Nice et Gênes et à l’Est vers Turin et Milan : avec cette implantation, c’est 350 emplois aujourd’hui, 500 en 2012.



Mardi après-midi : inauguration de l’INRETS.



L’INRETS, c’est l’Institut National de Recherche et d’Etude sur les Transports et leur Sécurité. Le siège de l’INRETS était établi dans la région parisienne, il a déménagé à Lyon et avec la direction, de nombreux laboratoires qui travaillent sur les véhicules du futur, du point de vue de la sécurité, du point de vue des nouvelles motorisations (véhicules hybrides où électriques) qui vont permettre demain à nos villes de respirer à nouveau. C’est là, cinquante chercheurs de haut niveau, qui sont venus rejoindre notre ville et renforcer notre pôle de compétitivité faisant de Lyon la capitale européenne sur les modes de transports d’avenir.



Franchement, qui peut prétendre aujourd’hui que la ville ne bouge pas ?



Sondage TNS-Sofrès Mag2Lyon


" Un simple encouragement... "



L'institut de sondage TNS-Sofrès vient de réaliser un sondage pour Mag2Lyon sur la situation politique à Lyon

Ce sondage, mené auprès d'un échantillon représentatif de 600 personnes, est pour moi un motif de très grande satisfaction un an après ma réélection à la mairie de Lyon.

Voici les principales informations de ce sondage :


A la question "Comment jugez-vous l'action de Gérard Collomb à la tête de la mairie de Lyon depuis qu'il a été réélu ?" : 77% des sondés ont répondu "satisfaisante".

A la question "Souhaitez-vous qu'il se représente pour un 3e mandat aux prochaines élections municipales de 2014", 68% des sondés ont répondu "oui" !

Quant à la question "Gérard Collomb vous paraît-il trop critique, pas assez critique vis-à-vis du PS, ou a-t-il une bonne attitude à son égard", 58% ont jugé que j'ai "la bonne attitude"...

Ce ne sont là que des chiffres, mais ils donnent des indications sur ce que pensent les Lyonnais, tant sur l'action qu'avec mes équipes je mène, que sur mon engagement plus personnel dans ma propre famille politique.

J'ai évidemment été très heureux à l'annonce de ces résultats. Mais ce que je ressens d'abord, c'est une très grande responsabilité devant les attentes des habitants de notre métropole dont je mesure les préoccupations devant la crise que nous traversons.

C'est pourquoi ce sondage est pour moi un simple encouragement à poursuivre mon travail au service de ma ville et de tous ceux qui y vivent.


Télécharger (Pdf) l'étude TNS-Sofrès : cliquez ici






" Restez connectés
! " *


Je vous donne rendez-vous ce mercredi 1er avril pour un nouveau t’chat en ligne sur www.lyon.fr. Politique, grands projets pour Lyon, actualités… Je répondrai en direct et sans détour de 15h à 16h à toutes les questions que vous souhaitez me poser !


Mon blog, mais aussi mes t’chat, mon Facebook, Twitter… Pour moi, Internet, c’est un formidable media pour écouter et répondre à vos attentes, vous informer et partager avec vous mes convictions, mes projets et parfois aussi, mes coups de gueule ! Depuis plusieurs années, mon blog est l’espace privilégié pour échanger et dialoguer ensemble autour de tout ce qui fait mon actualité à la mairie, au Grand Lyon, au Sénat, mais aussi dans ma vie de tous les jours avec des nouveaux billets chaque semaine.

Evidemment, c’est la participation des internautes qui fait l’intérêt de ce blog. Alors je profite de ce message pour vous remercier : vous êtes chaque semaine des milliers à visiter mon site. Votre avis est ce qui compte le plus et je suis intéressé par toutes vos suggestions pour améliorer encore nos échanges.

Mon Facebook a également pris une place importante dans nos échanges en ligne depuis l’été 2008. Ce réseau social est un lieu d’expression ultraperformant pour communiquer entre nous et nous mobiliser sur des causes communes ou des événements qui nous tiennent à coeur. D’ailleurs, vous êtes toujours plus nombreux à vouloir rejoindre mon profil.

Comme le seuil maximal des 5000 amis a été atteint, j’ai donc créé une page personnelle dont les contenus sont semblables à ceux du profil. Je vous invite à vous y inscrire nombreux ! Le groupe des « amis de Gérard Collomb sur Facebook » est également ouvert à tous.

Au fond, c’est un peu de la démocratie qui se joue sur Internet.

Par-delà la communication, on se rend bien compte du formidable levier de mobilisation citoyenne qui aujourd’hui s’offre à nous. C’est pourquoi je compte bien poursuivre dans cette voie en vous proposant toujours des nouveaux rendez-vous, comme ce t’chat mercredi.

Souvenez-vous : j’avais lancé ma campagne des municipales de mars 2008 par un t’chat vidéo en vous promettant de vous retrouver chaque mois sur Internet. C’est ce que je fais depuis et je dois bien dire que je prends un très grand plaisir à dialoguer ainsi avec vous sur tous les sujets qui vous intéressent.

* Alors, chers internautes, comme j’ai pris l’habitude de vous le dire : restez connectés !


Coopération Lyon Ouagadougou



" Un défi considérable "



Vous avez été nombreux à me demander ce que je suis allé faire au Burkina Faso cette semaine. Depuis 1994, Lyon et Ouagadougou ont noué des relations d’échanges particulièrement fortes…


J’étais déjà allé à Ouagadougou en 2000 alors que j’étais maire du 9e. Cette fois, j’ai encore été frappé par la capitale en plein essor de ce pays d’Afrique parmi les plus pauvres du monde. Il faut imaginer cette ville qui, dans les années 60 , comptait 60 000 habitants, et qui aujourd’hui en a 1,5 millions et probablement 2.5 millions d’ici 2025.


" Il n’y a rien de plus enthousiasmant que de bâtir une ville, que de répondre aux attentes de ses habitants... "

Une telle croissance, c’est évidemment un défi considérable pour mon ami Simon Compaoré et ses équipes. Et il faut beaucoup d’énergie pour répondre aux besoins des populations d’une ville comme Ouagadougou. Les enjeux liés à l’eau, aux énergies, à la santé publique, aux transports… Bref, tout ce qui concerne la gestion d’une grande ville au quotidien prend ici une dimension considérable. La tâche est donc difficile, mais elle est exaltante, car au fond, il n’y a rien de plus enthousiasmant que de bâtir une ville, que de répondre aux attentes de ses habitants.

De l’avis de tous, notre coopération avec Ouagadougou est exemplaire en cela qu’elle s’appuie d’abord sur des échanges entre des équipes de femmes et d’hommes passionnés. Bien évidemment, l’envoi de matériel réformé est un élément important de ce programme. Mais son efficacité réside d’abord sur les missions d’accompagnement, de formation, d’assistance aux services municipaux de Ouagadougou que nous menons.

Depuis quelques années, nous allons encore plus loin dans cette coopération qui a pris une forme nouvelle dans un esprit de co-développement. Le Centre International de Formation des Acteurs Locaux initié par la ville et le Grand Lyon en 2003 en est certainement une des plus belles réussites. Ce centre est aujourd’hui un espace d’échanges très actif entre élus et techniciens, non seulement de Ouagadougou, mais aussi de toutes les grandes villes d’Afrique francophones. Le CIFAL permet ainsi des coopérations "Sud-Sud" et des échanges d’expériences essentielles pour les villes du continent africain.

De même, à l’heure où les agences internationales reconnaissent de plus en plus la pertinence et l’efficacité des actions des collectivités territoriales pour répondre aux 8 objectifs du millénaire des Nations Unies, notre coopération permet à Ouagadougou d’accéder aujourd’hui à des financements importants.

Résultat : alors que l’aide directe du Grand Lyon est d’environ 50 000 euros par an, le montant global de notre coopération s’élève à près de 950 000 euros. En se situant sur de l’accompagnement à la maîtrise d’ouvrage communale, le Grand Lyon et la Ville de Lyon ont permis à Ouagadougou de mobiliser des financements internationaux importants.

Sans apport supplémentaire, en valorisant seulement notre expertise, nous avons pu ces dernières années obtenir des programmes essentiels pour Ouagadougou portant sur le traitement et la valorisation des déchets, la formation des personnels communaux ou encore la requalification urbaine du quartier Gounghin.

" Ce qui se passe à l’autre bout de la planète a des incidences directes partout ailleurs... "

Vous voyez, le temps semble loin où les relations internationales pour nos collectivités se résumaient à des jumelages et à des échanges bilatéraux de ville à ville. Aujourd’hui, nos programmes de coopération décentralisée s’appuient sur cette conviction que pays du Nord et du Sud vivent en interdépendance. Et que les uns ne peuvent continuer à se développer au détriment des autres, sans se préoccuper de leurs difficultés présentes.

Car dans un monde tel que le nôtre, ce qui se passe à l’autre bout de la planète a des incidences directes partout ailleurs. C’est pour cela qu’il est indispensable que Lyon, fidèle à sa tradition humaniste, joue pleinement son rôle auprès des régions du monde qui ont aujourd’hui le plus besoin de son soutien.






Je suis revenu cette nuit du Burkina Faso après trois jours d’une mission de coopération entre Lyon et Ouagadougou



J’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur ce blog sur le contenu et les réalisations de ce déplacement. Mais d’ores et déjà, je peux vous dire que ce programme a été riche d’échanges entre nos deux villes et qu’il est considéré comme l’un plus exemplaires en matière de coopération décentralisée.



Promis, j’y reviendrai rapidement. Mais demain, c’est jour de conseil municipal et je m’y consacre totalement !





Parti Socialiste



" Changer l'Europe maintenant !
Et pour le PS ?
On verra plus tard..."


Suspense à la Convention nationale du PS ! Non sur les listes. On nous avait prévenus qu'elles ne bougeraient pas. Mais sur le site ouvert par la direction du parti pour faire campagne. Les militants le découvraient sur écran géant, notre slogan : "Changer l'Europe maintenant !"

Changer l'Europe pour notre direction, c'est donc maintenant. Changer le fonctionnement du PS et le mode de désignation des listes, c'est pour plus tard ! Dommage. Car si le parti démocrate américain fonctionnait comme le PS, jamais Barack Obama qui avait contre lui la direction du parti n'aurait pu être élu. Ce qui évidemment aurait été regrettable pour les démocrates, mais plus encore, pour les Etats-Unis dans leur ensemble.

Nous avons donc encore quelques progrès à faire pour être à la hauteur des démocrates américains. Peut-être, désigner notre futur candidat par des primaires ouvertes, nous éviterait en tout cas de savoir s'il faut avoir recours à un huissier de justice pour recompter les votes ! Des progrès à faire sur la forme, des progrès aussi, à faire sur le fond...

Car si le PS ne veut pas brouiller l'image qui est la sienne, il lui faudra clarifier
ses propositions.

La protection des Français contre la crise : oui. Le retour au protectionnisme ? Non. Les socialistes doivent réaffirmer que c'est en renforçant l'Europe, en lui permettant de se doter d'une politique économique cohérente, qu'on protégera les citoyens européens.

Nous refusons le retour à une politique du chacun pour soi qui serait mortelle pour les peuples de notre continent. Or on voit aujourd'hui se développer des plans de relance contradictoires qui au mieux, ont peu d'effet, au pire, risquent de se contrecarrer. Si l'on avait eu un plan de relance coordonnée, nul doute alors qu'il aurait permis de relancer consommation ET investissement.

Dans tous les domaines, financiers, économiques, sociaux, environnementaux, il n'est pas de réponse pertinente qui ne soit pas aujourd'hui européenne. La campagne devra donc permettre de clarifier nos propositions.

En tout cas, c'est sur cette thématique que je m'engagerai. Car c'est la seule manière pour que le modèle européen continue à être, comme par le passé, une référence dans le monde !


Sénat


" Pour une meilleure organisation des territoires... "


Hier soir au Sénat, je suis intervenu lors du débat en séance publique sur l'organisation et l'évolution du territoire


Ma conviction absolue est que la réalité socio-économique ne correspond plus à nos structures institutionnelles. Pour avancer, la première condition est bien sûr que derrière les pensées, ne se cachent pas des arrières pensées qui n’auraient pour but que de gagner par la loi des collectivités que l’on désespérait conquérir par le suffrage universel.

Pour cela, le problème de la préservation du mode de scrutin pour les régions a valeur de test, tout comme le mode d’élection des communautés urbaines d’ailleurs.

La deuxième condition est que l’on accepte que l’organisation des territoires ne soit pas partout uniforme. Et de ce point de vue, la reprise par la mission sénatoriale du mot de Braudel "la France se nomme diversité" me semble être la ligne que nous devons nous fixer pour nos travaux futurs.

Cela veut dire que la question de l’avenir du département ne doit plus être l’objet d’une querelle quasi théologique ! Dans les zones à prédominance rurale, le département est essentiel car il est le pivot de la vie locale. Et il faut qu’il exerce toutes ses compétences.

Reste la question fondamentale de la prégnance de plus en plus forte du fait urbain.

La position de la mission sénatoriale qui propose de créer une collectivité de plein droit pour les "grands pôles urbains" tout en conservant la commune comme échelon de base me semble équilibrée. Le problème reste posé des très grandes métropoles qui n'est pas posé ni par le Comité Balladur, ni par la mission sénatoriale.

" Construire un système de gouvernance métropolitain... "

Il se pose par exemple pour la Région Urbaine de Lyon, nous souhaiterions avec Saint-Etienne Métropole, la Communauté d’agglomération Porte de l’Isère et le Grand Lyon construire un système de gouvernance métropolitain qui prendrait en compte l’aménagement du territoire, le développement économique, l’université, la recherche, l’organisation des transports et les grands évènements culturels.

Voilà le cadre préalable qui me semble pertinent et sur lequel j'ai souhaité interpeler le gouvernement sur différents points qui me semblent essentiels.

Sur le plan électoral, pour un certain nombre de communautés urbaines composées de communes de tailles très différentes, comment concilier l’élection des conseillers communautaires au suffrage universel par "fléchage" sur les listes des élections municipales et une juste représentation des populations ?

En effet, au sein des agglomérations, il existe une grande disparité entre les communes : Lille Métropole compte aujourd’hui 85 communes, la plus petite commune représente 178 habitants et la plus grande Lille 226 000 habitants. C’est aussi le cas pour le Grand Lyon qui compte 57 communes, où la plus petite représente 911 habitants et la plus grande 472 000.

Quelle possibilité dans les zones urbaines pour les communautés urbaines qui le voudraient, d'assumer sur leur territoire les compétences du département ? Pour les grandes métropoles au sens où on l’entend au niveau européen, quelles possibilités d’expérimentation donne-t-on aux métropoles régionales qui le demandent ? Comment assurer leur continuité dans le temps et quelles incitations pourraient encourager un tel mouvement ?

Le débat continue...

Talk Show


Gérard Collomb sera demain l'invité politique de Karl Zéro sur BFM TV. Diffusion de l'émission à 22h15.




Talk Orange - Le Figaro

PS : élections européennes


" Après le vote des militants... "

Le résultat du vote sur les listes proposées pour les européennes a révélé le malaise qui est aujourd’hui celui des militants socialistes.

Pour la première fois, une liste a été rejetée, celle de la circonscription Centre.

En Bourgogne, les votes contre et les abstentions représentent une majorité.

En Bretagne, dans trois fédérations sur quatre, le "non" l’a emporté.

Dans la région Rhône-Alpes où nous avions appelé à exprimer notre désaccord par le refus de vote, l’abstention ou le vote "contre", le "oui" a représenté seulement 23% des inscrits.

Et comme il était annoncé, la Gironde a refusé d’organiser la consultation.

J’espère que, loin des ses premières déclarations, la direction saura en tirer toutes les conséquences en améliorant les listes et fera tout dans les prochains jours pour réunifier le Parti afin d’engager la campagne des Européennes après la convention du 21 mars, dans les meilleures conditions possibles.

Part-Dieu





" Lyon en mouvement ! "





Le MIPIM est chaque année à Cannes le point de rencontre incontournable des professionnels de l’immobilier. Mercredi, j’ai présenté ce que sera demain le nouveau visage de la Part-Dieu





Hier la nouvelle entrée Est de la bibliothèque, aujourd’hui la Tour Oxygène qui monte vers le ciel à raison d’un niveau supplémentaire tous les 4 jours, demain la Tour Incity qui culminera à 200 m d’altitude : nous sommes en train de transformer ce quartier d’affaires (2e pôle tertiaire français) en une véritable "City" à la lyonnaise.





Dans quelques années, notre skyline comptera encore d’autres tours de grande hauteur.



Cette effervescence montre que malgré la crise, Lyon reste une valeur sûre. Une valeur qui s’affirme jour après jour comme une destination majeure pour les investisseurs du monde entier qui veulent se développer en France, en Europe et dans le grand bassin méditerranéen.



La Part-Dieu telle que nous sommes en train de la redessiner, c’est aussi un quartier à vivre avec son centre commercial agrandi, sa bibliothèque métamorphosée, son auditorium et ses fameuses Halles Paul Bocuse.



L’offre de 750 nouveaux logements à l’horizon 2012 sur la ZAC de la Buire et la requalification paysagère de la rue Garibaldi vont renforcer ce morceau de ville tourné vers l’avenir grâce à une situation unique. D’ici 2011, son rapprochement à moins de 25 mn de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry grâce au tramway va encore décupler l’attractivité de la Part-Dieu.



Demain, ce sera la gare que nous transformerons.



D’ailleurs, je reviens tout juste de Barcelone où je suis allé me rendre compte par moi-même des aménagements de la future gare multimodale que la capitale catalane ouvrira à l’horizon 2012-2013.

A travers ce chantier de très grande envergure, c’est tout un pan de ville que Barcelone est en train de reconquérir.



C’est ce même mouvement que connaît aujourd’hui Lyon. En même temps que nous repoussons les limites de la Presqu’Île jusqu’à la Confluence, que nous construisons une agglomération multipolaire avec le Carré de Soie à l’Est, nous sommes, avec la Part-Dieu, en train de construire le Lyon du 21e siècle.







Parti Socialiste



" Les élections européennes : une chance pour la démocratie dans le Parti "




Les adhérents de notre Parti sont appelés à s’exprimer sur les listes aux élections européennes dans quelques jours.

S’exprimer : oui ! Mais ni choisir, ni décider !

Les listes qu’on nous présente ont été élaborées par quelques camarades de la direction, souvent juge et partie.

C’est cette méthode que nous voulons aujourd’hui dénoncer.

Nos désaccords portent sur des aspects essentiels qui nous semblent seuls, pouvoir fonder la légitimité de notre parti dans l’opinion publique et lui permettre d’être une force d’alternance au pouvoir actuel :

1 - Une absence de concertation réelle avec les territoires, leurs élus, leurs responsables. Il y a eu, certes, partout des réunions inter-régionales où les vœux des fédérations ont été exprimés. Mais on n’en a tenu aucun compte !

2 - Un effarant mépris de toute considération européenne et de la place qu'occupent désormais les législations européennes dans nos législations nationales et la vie quotidienne des Français.

3 – Un choix des candidats sans analyse du bilan réel, du poids politique et de l'investissement européens des députés sortants, sacrifiant par là même nos possibilités d’influence au sein du Parlement. Et on ne peut que s’étonner que notre Président de délégation n’y ait pas été associé.

4 – Une composition des listes basées sur l’unique appréciation des dirigeants nationaux des courants sans que ces derniers n’aient aucunement pris l’avis de leur base.

5 – Un mépris total de l’implantation locale des candidats et de leur capacité à convaincre des électeurs quand la crise économique déboussole et peut conduire, soit vers d’autres choix politiques, soit vers l’abstention.

6 – Une rénovation renvoyée aux oubliettes, alors qu’elle a été au cœur des débats du congrès et qu’elle est indispensable pour nous permettre de gagner demain.


De tels arrangements pour la constitution des listes affaiblissent notre combat pour l’Europe, affaiblissent la gauche face à la droite, nous discréditent au sein de l’opinion publique.

Les signataires de ce texte, ont des parcours différents, appartiennent à des courants divers. Mais, ensemble, nous refusons des listes qui résultent d’une démarche totalement erronée, qui bafouent la démocratie dans notre parti, qui sont un défi au sens de la responsabilité, à l’engagement européen, au simple respect des militants qui font vivre notre parti au quotidien.

Voilà pourquoi si ces listes étaient maintenues en l’état, nous vous appelons à les rejeter, que ce rejet se manifeste par un vote contre ou le refus de participer à ce qui n’est qu’une parodie de démocratie !

Chers camarades, nous avons tous dit notre volonté de changer !

Le moment est venu de le faire !



Les premiers signataires :


Est

François PATRIAT, Président, Conseil Régional Bourgogne
Pierre PRIBETICH, Député européen, Bourgogne et Franche Comté

Claude-Anne DARCIAUX
, Députée Côte d’Or
Martine CARRILLON-COUVREUR
, Députée de la Nièvre
Christophe SIRUGUE
, Député-maire Chalon sur Saône
Martial BOURQUIN
, Sénateur-maire Audincourt
Safia OTOKORE
, Vice-Présidente, Conseil Régional Bourgogne
René-Pierre SIGNE
, Sénateur, Nièvre
Alain BILLARDON
, Ancien Ministre, Maire du Creusot, Saône-et-Loire
Christophe WARNANT
, Secrétaire de Section, Nevers
Gérard TERRIER
, Maire Maizières les Metz, Conseiller Général de la Moselle
Nathalie LEBLANC
, Conseillère générale, Adjointe au Maire de Chalon sur Saône
Françoise VERJUX-PELLETIER, 1ère Adjointe au Maire de Chalon sur Saône, Conseillère générale Chalon Nord
Fadila KHATTABI, Conseillère régionale de Bourgogne
Rémy REBEYROTTE, Maire d'Autun, Vice-Président du Conseil général de Saône-et-Loire

Sud-Est

Marie-Arlette CARLOTTI, Députée européenne, Conseillère générale Bouches du Rhône
Jean-Jack
QUEYRANNE
, Ancien Ministre, Président Conseil régional Rhône-Alpes
Gérard COLLOMB
, Sénateur-Maire Lyon, Président Grand Lyon
Najat VALLAUD-BELKACEM
, Secrétaire Nationale PS, Adjointe au Maire de Lyon
Sylvie GILLET DE THOREY, Maire de Meythet, Vice-présidente Conseil régional Rhône-Alpes

Jacky DARNE
, 1er Secrétaire fédéral Rhône, Vice-Président du Grand Lyon
Claire DONZEL
, 1ère Secrétaire fédérale, Haute-Savoie
Luc LEVERT
, Secrétaire fédéral, Isère
Gérard FROMM, Conseiller général des Hautes-Alpes
Hélène GEOFFROY, Conseillère générale du Rhône, Membre du Conseil National

Sud-Ouest

Vincent FELTESSE, Président, Communauté urbaine Bordeaux

Philippe MADRELLE, Sénateur, Président du Conseil Général de Gironde

Gilles SAVARY, Député européen

Pascale GOT, Députée de la Gironde
Michèle DELAUNAY, Députée de la Gironde
Jean FABRE, Vice-Président du Grand Narbonne
Christine BOST, Maire d’Eysines, Conseillère générale, Vice-présidente de
la Communauté Urbaine de Bordeaux
Béatrice MARRE, Conseillère municipale Millau, Membre du Conseil National
Gérard GOUZES, Maire de Marmande, Président de la Communauté de Communes Val de Garonne

Michel MOYRAND, Maire de Périgueux, Vice-Président du Conseil régional d'Aquitaine
Gilbert MITTERRAND, Maire de Libourne, Vice-Président du
Conseil général de la Gironde


Ouest

Bernard POIGNANT, Maire de Quimper, Député européen
Jean-Yves LE DRIAN
, Président Conseil régional Bretagne
Alain YVERGNIAUX
, Conseiller régional de Bretagne, Conseiller Rennes métropole
Danielle BOUSQUET
, Députée des Côtes d'Armor
Hervé PELLOIS
, Maire de Saint-Ave, Conseiller général Vannes-Est
Marc LEVILLY
, Adjoint au Maire de Caen, Vice-Président Caen-la-Mer

Centre


Bernadette BOURZAI, Sénatrice de la Corrèze
Alain
RODET
, Député-maire Limoges
Jean-Paul DENANOT
, Président Conseil régional, Limousin
Claude TREMOUILLE
, Vice-président Conseil régional, Limousin
Renée NICOUX, Maire de Felletin, Vice-présidente Conseil régional, Limousin
Marie-Françoise PEROL-DUMONT
Présidente, Conseil général Haute-Vienne
Daniel BOISSERIE
, Député Haute-Vienne
André CHAPAVEIRE
, 1er Secrétaire fédéral, Haute-Loire
Alain LAGARDE
, 1er Secrétaire fédéral, Corrèze
Laurent LAFAYE
, 1er Secrétaire fédéral, Haute Vienne
Corinne CHOCAT
, Maire, Conseillère régionale, Limousin
Dominique ADENOT
, 2e Adjoint au Maire de Clermont-Ferrand, Vice-Président de Clermont Communauté, Président du Pays du Grand Clermont
Marie-Madeleine MIALOT
, Vice-présidente Région Centre
Marie-Paule BARRUCHE, Adjointe au Maire de Limoges


Paris – Ile de France

Malek BOUTIH
, Membre du Conseil National
Jean-Pierre MIGNARD
, Membre du Conseil National
Jean-Paul PLANCHOU
, Maire de Chelles, Conseiller régional Ile de France
Michel RICART
, Maire de Lognes, Président de l'agglomération de Marne la Vallée-Val Maubuée
Philippe DE VISSCHER
, 1er Adjoint Maire de Noisy le Sec
Marc WLUCZKA
, Adjoint au Maire Paris 20e
Etienne CHAUFOUR
, Maire de Juvisy sur Orge, Conseiller général Essonne
Sophie CERQUEIRA, Adjointe au Maire de Noisiel, Déléguée fédérale Seine et Marne
Olivier LEONHARDT, Maire de Sainte-Geneviève des Bois, Président de la Communauté d'agglomération du Val d'Orge

Autres


Nicole FONDENEIGE, Secrétaire de la Section des Socialistes Français à Bruxelles
Philippe MOLITOR
, Conseil fédéral, Fédération des Français de l'Etranger

Mais aussi Dominique MIKOLACZYK, Claude LAGARDE, Brigitte SICARD, Georges-Guy JOURDANET, Michèle LE DONGE, Gilles DUGRAND, Ouarda KARRAI, Paulette LAME, Bernard BASTET, Marie-Thérèse ALLERAT, Pierre BENAYOUN, Françoise BUGARET, Gérard JABUT, Denise-Michèle MORZADEC-NICOLE, Aimé BERAUD, Bernadette BERAUD, Thierry WONG, Dominique MARTEAU, Nicole VIALA, Francis FLOUZAT, Dominique BAUDET, Jean-Philippe COULOMBIER, Pierre COEUR, Jean-Claude CHERASSE, Christophe VAUCAMPS, Francine FILLOL-CORDIER, Claude BERRARD, Christian SANA, Lionel TOUTAIN, Barbara TOTA, Olivier MARSICK, Pascale AMMAR-KHODJA, Martine VONCK, Nathalie ROLLAND-VANNINI, Claude ROLLAND, Denis FUENTES, Jacques SAVINE, Patrick DUMESNIL, Benoît WILLOT, Renée NICOUX, Odile THOMAS, Christian KUBALA, Claude BOYER, Frédérique MENEY, Sonia DOYSIE, Nicole ROCHER, Jacques BRIQUET... Et plus de 600 autres signataires... CLIQUER ICI




" Interview LePoint.fr "




Le Point.fr publie un interview au cours duquel je suis revenu sur le sens de ma démarche de rénovation vis-à-vis du Parti Socialiste. Bonne lecture à tous !


Lepoint.fr : Pourquoi ne pas avoir vu Martine Aubry lundi matin, comme cela avait été évoqué ?

Je me bats pour une réforme globale des modes de désignation des candidats du PS. C'est cela qui, me semble-t-il, ne fonctionne pas et qui fait qu'aujourd'hui le Centre, l'Est de la France, le Sud-Ouest connaissent une crise de démocratie interne relativement grave. Je ne voulais pas qu'après un entretien en tête à tête avec Aubry - comme elle le souhaitait - certains membres de la direction continuent à diffuser l'idée selon laquelle je me bats uniquement parce que je ne suis pas content que mon "poulain", comme ils disent, ne soit pas candidat. Aller voir Martine Aubry seul aurait pu me mettre en porte-à-faux par rapport aux signataires de la pétition que j'ai initiée. Je voulais que des signataires soient là pour qu'on ne dise pas derrière leur dos que j'ai bradé leurs territoires pour ne parler que du Sud-Est.

La "direction nationale" du courant L'espoir à gauche, dirigé par Vincent Peillon et dont vous êtes, appelle à voter en faveur des listes. Que cela vous inspire-t-il ?

Il n'y a, au bas de cet appel, ni mon nom bien sûr, ni sans doute celui du député-maire de Dijon François Rebsamen, qui n'est pas enchanté de la liste présentée dans l'Ouest, ni celui du président de Désir d'avenir Jean-Pierre Mignard, ni celui du président de la Communauté urbaine de Bordeaux Vincent Feltesse, ni celui de mon adjointe à la mairie de Lyon Najat Vallaud-Belkacem (les trois derniers sont de fait signataires de la pétition lancée par Gérard Collomb). Donc s'autoproclamer "Direction nationale de L'espoir à gauche" et se réunir à 15 personnes c'est sympa, mais ceux qui ne sont pas d'accord représentent une partie importante de ce courant.

L'espoir à gauche est-il en train de se séparer en deux ?

Nous, on ne perd jamais l'espérance. Si l'espoir à gauche veut encore de nous demain, on fera vivre notre différence en son sein et on rappellera que c'était nous, ensemble, la motion E, qui avait porté cette idée de faire désigner nos candidats par les électeurs lors du congrès de Reims. On a toujours été partisans de primaires ouvertes. Alors ce n'est pas la peine d'avoir dénoncé pendant tout le congrès des méthodes bureaucratiques et jacobines, d'avoir dit qu'il fallait rendre la parole au militants, pour agir comme ça aujourd'hui. Si nos amis d'Espoir à gauche ne sont plus sur la position définie au congrès, il va falloir qu'ils révisent les bases sur lesquelles ils veulent se battre dans le parti. Je rappelle que c'est nous qui avions introduit, ce qu'Aubry a d'ailleurs repris, le conseil des territoires. Le but : mieux associer les responsables locaux aux décisions nationales quand une décision les concerne fondamentalement. Et maintenant qu'on vote non pas sur une liste nationale mais par grandes régions, on ne les consulte pas. C'est un paradoxe terrible !

Vous en avez parlé avec vos "amis" de L'espoir à gauche ?

Non parce que je suis au MIPIM (Marché international des professionnels de l'immobilier, à Cannes, ndlr) actuellement. De même, je ne pourrai pas parler avec Martine Aubry mardi soir au bureau national, toujours parce que je suis au MIPIM. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas. On se verra dans les jours qui viennent.

Avez-vous l'impression que le parachutage de Vincent Peillon dans le Sud-Est avait également pour but de déstabiliser votre courant ?

En tout cas, ça n'aidait pas à sa réunion apparemment (rires). Donc il peut y avoir des arrière-pensées de cette sorte... Si franchement c'est ce type d'arrière-pensées qui ont prévalu, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Que comptez-vous faire si, suite à votre action, des listes ne sont pas votées jeudi soir dans certaines régions ?


Cette option est tout à fait envisageable notamment dans le Centre et dans l'Est. Si ça arrive nous en discuterons avec la direction le moment venu. Le but de ce combat, c'est la rénovation de ce parti, c'est d'imposer d'autres modes de désignation que ceux auxquels on a assisté.

Si à l'inverse elles sont acceptées dans toutes les régions, envisagez-vous de quitter le PS ?

Je ne vais pas quitter le PS ! Je l'ai fondé ce parti ! Je ne suis pas un scissionniste. On se réunissait à 40 à l'époque (au début des années 1970) et de là je suis passé à la conquête de Lyon. Donc je n'envisage pas de quitter le PS. Le PS va peut-être avoir envie de me quitter mais pas moi, même si je trouve quelquefois qu'un certain nombre d'amis du PS exagèrent. Je pense notamment à Jean-Christophe Cambadélis lorsqu'il fait un communiqué nous traitant de "quarteron d'élus" putschistes ... Je pense qu'on n'en est pas là quand même.

Le PS aurait-il envie de vous quitter ?

Personne ne peut dire aujourd'hui qu'on va virer le maire de Lyon ou le président de la communauté urbaine de Bordeaux ! Quelque part je crois qu'il va falloir qu'ils supportent que je sois un peu hétérodoxe. C'est d'ailleurs ce qui fait la force du PS, sinon on aurait adhéré au Parti communiste au congrès de Tours. Ce n'était pas notre choix idéologique. Si on s'est retrouvé au PS, dans ma génération en tout cas, ce n'était peut-être pas tout à fait par hasard, c'était parce que c'était un parti de libre débat.

Un parti de libre débat où tous les courants ont fini par se retrouver au sein de la même direction...

J'étais plutôt pour cette entrée des royalistes à la direction. J'étais un de ceux qui pensaient que le PS devait se rassembler mais encore une fois, avec des méthodes de direction inspirées de la rénovation, pas avec des méthodes du passé ! Est-ce qu'on a envie que le PS soit un parti moderne, ouvert sur la société ? Si on peut encore canaliser nos militants on ne peut plus canaliser l'électorat français. L'électorat français vote comme il a envie de voter et si le PS n'est pas en concordance avec les aspirations de la société française, multiples, plurielles, et si vous avez un parti qui dit je ne veux voir qu'une tête , à mon avis il ne correspondra pas longtemps avec la société française d'aujourd'hui.

Comment envisagez-vous la sortie de crise ?

Un certain nombre d'électeurs vont être totalement déstabilisés par la situation, notamment dans le Sud-Est, et c'est pour ça que j'ai la position que j'ai actuellement. J'espère pouvoir faire changer les choses. Maintenant, je finirai bien par faire campagne un jour parce que ce parti je l'aime et je ne vais pas le laisser tomber. Je ne serai peut-être pas au premier rang de la bataille avec le drapeau comme j'ai l'habitude de le faire dans les combats difficiles, mais en tout cas j'apporterai toujours les sandwichs à la mi-temps !


Tribune


" La ville, pivot de la réforme territoriale "



Le débat en cours sur le devenir de nos structures territoriales constitue un enjeu crucial pour l'avenir de notre pays.


Il serait dommageable qu'il soit dévoyé par des arrière-pensées électorales qui viseraient à gagner par un changement de la loi ce qu'on craindrait de perdre dans les urnes.

Sur ce point, le mode d'élection pour les conseils régionaux retenu par le président de la République est capital. Si l'on change un type de scrutin qui favorise aujourd'hui la mise en place de stratégies globales et cohérentes au profit d'une fédération de "supercantons" qui aura les effets inverses, c'est la preuve que l'on est loin des ambitions prétendument affichées. Les tenants du statu quo s'en trouveraient nécessairement renforcés.


Or, aujourd'hui, nous avons besoin d'un vrai changement. Tout simplement parce que notre pays a changé, parce que l'Europe aussi a changé.

Pour qu'une réforme soit possible, il faut dépasser les querelles idéologiques pour s'attacher à prendre en compte la réalité socio-économique de nos territoires. Cela suppose de ne pas vouloir une organisation territoriale uniforme. De ce point de vue, les questions des regroupements des régions et des départements doivent être abordées de manière pragmatique. Certaines régions ont la taille pertinente et elles correspondent à une culture commune. D'autres régions pourraient en revanche être utilement regroupées. Concernant les départements, dans les zones rurales et sur les territoires où il n'existe que des villes de petite taille, ils doivent continuer à être des pivots de la vie locale. En revanche, leur existence ne va pas de soi dans les grandes zones urbaines.

La vraie question qui détermine toutes les autres est l'émergence, en ce début du 21e siècle, du fait urbain.

Partout, les villes apparaissent comme des éléments clés de notre avenir. C'est là que se concentrent les ressources humaines, que se crée la richesse économique, que se réalise l'innovation scientifique et culturelle. C'est là aussi, hélas, que s'inscrivent les phénomènes de ségrégation et de rupture sociales.
Ce phénomène, qu'on peut constater aussi dans les villes moyennes qui désormais rayonnent sur un large territoire, rend caduque l'opposition traditionnelle ville-campagne. L'intercommunalité a été une réponse à cette réalité.

Tout en conservant l'échelon de la commune à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, communautés urbaines et communautés d'agglomération ont permis d'apporter des solutions à la bonne échelle, en matière économique, de politique du logement, d'équilibre territorial ou de création de grands événements culturels ou sportifs.
Cependant, il n'y a plus aujourd'hui de coïncidence entre leurs limites institutionnelles et leur réalité socio-économique.

Pour répondre aux attentes des concitoyens dans leur vie quotidienne, comme à celles des entreprises, ces limites doivent être aujourd'hui repensées à l'échelle du bassin de vie.
La question de leurs compétences doit également être posée. Pour les agglomérations dont la population représente une part significative du département, il semble évident qu'elles devraient assurer sur leur territoire, avec leurs compétences propres, également celles du département, notamment en matière sociale. Car, en matière de logement par exemple, ces compétences sont très complémentaires. Certaines de ces compétences nouvelles pourraient d'ailleurs être déconcentrées au niveau des territoires qui forment la communauté urbaine suivant un principe de subsidiarité.

Certaines propositions du rapport Balladur vont dans ce sens.

Le Président de la République a affirmé sa volonté de faire des agglomérations des acteurs majeurs de la société française, en renforçant leurs compétences et leur périmètre. C'est là la prise en compte d'une position que je défends depuis toujours.
À partir du moment où il y aurait extension du périmètre et des compétences des communautés urbaines, on voit mal comment leurs élus pourraient continuer à être désignés au second degré.

Il faut donc une élection au suffrage universel.
Toutefois, dans l'attente du projet de loi, j'exprime de fortes réserves quant au mode d'élection des élus des intercommunalités défini par le rapport Balladur, et me félicite des propos du président de la République, qui renvoie cette question complexe au débat et au processus de concertation avec les associations d'élus.

Le scrutin doit viser à conserver un lien avec le territoire. Il pourrait donc s'organiser sur la base des communes lorsqu'elles sont de taille importante, au niveau d'un regroupement de communes pour les autres, sur une liste distincte de celle des municipales pour garantir un réel débat démocratique sur les enjeux d'agglomération.


Cela étant, toutes ces propositions ne traitent toujours pas la question de la compétition avec les métropoles européennes. Une des leçons que j'ai tirées de la présidence des Eurocités, c'est que les onze métropoles retenues par le comité Balladur puissent soutenir la comparaison avec Barcelone, Milan, Manchester, Francfort, Munich et Turin. Le phénomène métropolitain suppose une autre dimension.


Voilà pourquoi, nous devons aller au-delà du renforcement des onze grandes agglomérations françaises visées dans le rapport.


Nous devons concevoir des entités métropolitaines à une échelle plus large, de manière à pouvoir supporter la comparaison avec ces grandes villes européennes.
C'est à ce niveau-là en effet que se pose de manière pertinente un aménagement durable du territoire qui concentre développement de l'habitat et de l'économie autour des grands axes de transports en commun, tout en permettant de préserver les espaces agricoles ou naturels péri ou intra-urbains. Cette construction métropolitaine doit être faite sur la base de l'expérimentation et du volontariat. En effet, la réussite d'une telle démarche doit se fonder sur l'adhésion de tous.

Enfin, j'insiste sur la nécessité de garder un impôt économique en lien avec le territoire.

Il doit permettre aux nouvelles collectivités d'avoir des ressources pérennes d'un niveau équivalent à la taxe professionnelle. Aussi, je note que le président de la République s'engage sur la garantie de l'autonomie financière des collectivités locales et la compensation intégrale de la perte pour les collectivités de la suppression de la part de la taxe professionnelle sur les investissements.
Depuis les lois Defferre sur la décentralisation et la loi Chevènement sur l'intercommunalité, le fait urbain a été superbement ignoré.

La loi Raffarin l'a uniquement abordée sous l'angle de l'aide à la pierre. Le chantier qui s'ouvre peut donc être majeur. Il suppose pour réussir que puissent s'y trouver réunies à la fois une vision ambitieuse du territoire mais aussi la prise en compte de sa diversité. C'est ainsi que l'on pourra se donner les moyens d'une croissance supplémentaire comme d'une meilleure qualité de vie pour les Français.


C'est pourquoi j'ai demandé, au titre de président de l'Association des Communautés Urbaines de France, à être reçu par le Président de la République pour lui faire part de notre réflexion sur un sujet fondamental pour l'avenir de notre pays. Tout comme l'ensemble des associations d'élus, nous demandons à être associés à une concertation réelle.




Rapport Balladur





Bonjour à tous,





Voici le communiqué que Gérard Collomb, Président de l'Association des Communautés Urbaines de France, a transmis à la presse à la suite de la présentation du rapport Balladur au Président de la République







" Suite à la présentation du rapport Balladur, qui acte enfin la reconnaissance du fait urbain, le Président de la république affirme sa volonté de faire des agglomérations des acteurs majeurs de la société française.



C’est là, la prise en compte d’une position défendue depuis toujours par l’ACUF. De même, nous nous félicitons que les compétences des grandes agglomérations soient élargies.



Dans l’attente du projet de loi, nous exprimons les plus vives réserves quant au risque de minimisation du rôle de la commune au sein des 11 métropoles qui seraient créées, alors que l’on connaît le fort attachement des Français à celles-ci.



De la même manière, si les intercommunalités doivent demain être élues au suffrage universel, il faut veiller à conserver une représentativité équilibrée entre territoires et population.



En effet, Lille Métropole compte aujourd’hui 85 communes, la plus petite commune représente 178 habitants et la plus grande Lille 226 000 habitants.



C’est également le cas pour le Grand Lyon qui compte 57 communes, où la plus petite commune représente 849 habitants, alors que la plus grande, Lyon, compte 450 000 habitants. Il est donc nécessaire d’instaurer un mode de scrutin qui respecte un équilibre de représentativité en veillant à ne pas instaurer des exécutifs trop nombreux.



Nous insistons sur le fait qu’il faut garder un impôt économique en lien avec le territoire. Il doit permettre aux nouvelles collectivités d’avoir des ressources pérennes d’un niveau équivalent à la taxe professionnelle.



Nous notons que le Président de la République s’engage sur la garantie de l’autonomie financière des collectivités locales et la compensation intégrale de la perte pour les collectivités de la suppression de la part de la taxe professionnelle sur les investissements.



Cela étant, toutes ces propositions ne traitent toujours pas la question de la compétition avec les métropoles européennes.



Nous aurons du mal à supporter la comparaison avec Barcelone (4,8 millions d’habitants), Milan (3,9 millions d’habitants), Manchester (2,5 millions d’habitants), Francfort (2,5 millions d’habitants), Munich (2,4 millions d’habitants) ou encore Turin (2,2 millions d’habitants).



C’est pourquoi, nous devons aller au-delà du renforcement des 11 grandes agglomérations françaises. Nous devons concevoir des entités métropolitaines à une échelle plus large de manière à pouvoir supporter la comparaison avec ces grandes villes européennes.



Enfin, au moment où le gouvernement s’apprête à traduire les propositions du Comité Balladur en projet de loi, nous demandons à être reçus par le Président de la République pour lui faire part de notre réflexion sur un sujet fondamental pour l’avenir de notre pays.



Au nom de l’ACUF, nous demandons à être associés à une concertation réelle et nous espérons avoir à nos côtés les autres associations d’élus."





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