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Lettre ouverte à la ministre du logement et de la ville

Voici la lettre ouverte que j'ai remise en main propre à la ministre du logement et de la ville, vendredi


"Madame le Ministre,

Alors que le Ministère du logement et de la ville rejoint la capitale après dix jours de décentralisation à Lyon, je me permets de vous faire part de certaines interrogations et suggestions quant aux propositions de l'État en matière de politique de l'habitat.

Je retiens des annonces fortes : 500.000 logements neufs à construire par an, dont 120.000 logements sociaux ; la mise en œuvre du droit au logement opposable ; la vente de 40.000 logements sociaux par an et la perspective de réorientation d’une partie des crédits du renouvellement urbain vers l’action sociale individuelle en direction des habitants des quartiers.

Augmenter le rythme de construction dans le pays, améliorer l’accès au logement des personnes en difficulté, permettre aux locataires HLM qui le souhaitent d’acheter leur logement, et accroître les aides aux personnes défavorisées des quartiers en « politique de la ville », constituent des orientations et des principes auxquels on ne peut que souscrire.

Je m'interroge sur les conditions de mises en œuvre de ces mesures. Vont-elles faciliter la solidarité, l'équilibre, la mixité sociale et la densité urbaine qui sont les objectifs que toute politique de l'habitat doit poursuivre, particulièrement dans les villes ?

La production de logements est un système complexe qui réclame des disponibilités foncières, nécessite que l’appareil de production des entreprises du bâtiment soit en capacité de répondre à la demande et exige la conformité aux règlements d'urbanisme, sans compter son financement.

Aujourd’hui, la production immobilière est en surchauffe. Nombre d’appels d’offre sont sans réponse ou infructueux, notamment pour ce qui concerne les maîtres d’ouvrage sociaux.

Augmenter la production de logement devra donc se traduire par des recrutements massifs dans un secteur peu prisé et par un effort de formation et de motivation pour attirer et retenir un personnel qualifié.

A supposer cette difficulté surmontée, où seront, demain, localisés les logements supplémentaires ?

Ils seront produits en priorité là où c’est le plus aisé et le moins onéreux de les construire. A savoir, dans les zones pavillonnaires des aires périurbaines de nos grandes agglomérations, et à proximité des friches industrielles des premières couronnes de nos villes, c’est-à-dire à côté de quartiers déjà essentiellement composés de logements à vocation sociale. Ce qui ne manquerait pas de favoriser l'étalement urbain. Ce serait contraire au développement durable dont notre pays veut faire une priorité.


"Redonner une attractivité aux quartiers en difficulté..."

Par ailleurs, je veux croire que cette accélération de la production de logements se fera au bénéfice du logement social. Mais, la croissance des objectifs et des crédits de l’État pour sa production, inscrit dans la loi relative au droit au logement opposable, aussi légitime soit-elle, risque de rester sans effet. Vous n'êtes pas sans savoir que l’État et la Caisse des Dépôts ne financent plus que 60 à 70 % d’un logement et que les autres financeurs, les organismes HLM, le 1% logement et les collectivités locales, sont souvent au maximum de leurs possibilités et ne pourront pas augmenter leur contribution à concurrence de celle de l'État.

Plus inquiétant le cumul des trois autres objectifs gouvernementaux risque de réduire à néant les efforts menés par l’ANRU, les organismes HLM et les collectivités pour recomposer la ville et redonner une attractivité aux quartiers en difficulté.

Si l’application du droit au logement opposable qui doit permettre à nombre de nos concitoyens en situation précaire de pouvoir prétendre à un logement social, ne peut qu’emporter l’adhésion sur le plan des principes, il est crucial d’examiner les conditions de sa mise en œuvre.

Le nombre de demandeurs susceptibles d’obtenir une décision de justice favorable dépassera d’au moins dix fois la capacité du contingent réservé au préfet pour le logement des personnes défavorisées. Par répercussion, c’est l’ensemble de l’offre d'habitat social qui sera mise à contribution. Et, à n'en pas douter, principalement là où elle est le plus abondante, c’est-à-dire dans les grands quartiers inscrits en politique de la ville. Outre le fait que cette loi risque de mettre en concurrence ses bénéficiaires et les demandeurs ordinaires de logements sociaux, les efforts de diversification qui commencent à porter leurs fruits seront largement contrecarrés par les effets pervers du système.


"Répondre aux attentes des grandes agglomérations..."

Quant à demander aux communautés urbaines ou aux communautés d’agglomération délégataires des aides à la pierre de prendre la responsabilité du droit au logement opposable, je suis persuadé que cela amènerait le retrait de ces établissements de coopération intercommunale. Pourtant, elles sont aujourd’hui nombreuses à s’être engagées dans un effort important dans la construction de logements sociaux.

Je m'interroge sur la proposition certes attirante d’une « France des Propriétaires ». L’exemple américain peut nous montrer que, si pour atteindre cet objectif, nous devions accepter une dérégulation des contraintes, en fait protectrices du système bancaire français, nous risquerions de connaître de sévères désillusions, surtout dans un contexte où la croissance ralentit. Par ailleurs, pour vendre 40.000 logements sociaux par an (soit 1 % de l’offre au plan national), comme le souhaite le Président de la République, il faut en réalité en proposer à la vente entre 200 et 300.000, autant d'habitations qui ne seront plus proposées à la location.

Ceci ne manquera pas de renforcer la pression sur les ménages les plus fragiles. Vous êtes allée en Espagne récemment, et je crois que nos voisins espagnols, qui sont propriétaires à plus de 80 %, vous ont dit qu’ils enviaient notre secteur locatif, qui permet l’installation des jeunes ménages. Dans un contexte de crise du logement social et intermédiaire, la cohérence de la démarche sera difficile à assurer.

Enfin, je m'alarme de voir les projets de renouvellement urbain en cours de préparation ou d’instruction à l’ANRU reconsidérés à la baisse, alors que nous sommes à peine au milieu du gué. C’est l’ensemble de notre politique de rééquilibrage des agglomérations qui sera remis en cause, alors qu'elle commence à porter ses fruits et que les quartiers reprennent une attractivité qu’ils avaient perdue depuis longtemps.

Toutes les initiatives réclament attention dans leur réalisation. Or, le projet du gouvernement ne semble pas répondre aux attentes des grandes agglomérations. C'est pourquoi, Madame le Ministre, par des discussions constructives, nous pourrions réfléchir à des amendements à apporter pour mieux mettre en cohérence les dispositifs d’État avec les objectifs de développement local et les besoins des populations.

En ce sens, je vous propose d'étudier trois pistes de réflexions partagées par nombre de mes collègues responsables de grandes agglomérations.


1/ Mieux articuler politique nationale et stratégies locales

Par exemple, on constate une diversité considérable des coûts de production du logement social à travers le territoire national, que les seuls mécanismes de marché ne peuvent pas expliquer. C’est pourquoi il faut revoir les clés de répartition des enveloppes de financement entre régions, les rendre lisibles et associer à leur définition les communautés délégataires. Plus largement, les élus locaux doivent être entendus pour la définition des objectifs de la politique du logement au plan national, sur le plan tant quantitatif que qualitatif. La production de logements, sociaux ou pas, fait l’objet d’engagements des communautés urbaines, d’agglomération ou de communes dans leurs programmes locaux de l’habitat. Il convient que les objectifs qui découlent des plans nationaux soient accordés, au cas par cas, avec ceux des PLH ; par exemple pour ce qui concerne la vente de logements sociaux.


2/ Elaborer une politique du financement du logement social plus ciblée

Les aides fiscales au logement sont souvent mal calibrées par rapport aux marchés locaux. Nous demandons que les règles d’attribution de ces avantages fiscaux puissent être fixées au niveau local, en fonction de la réalité observée. Ou si ce n’est pas possible, que la dépense soit réorientée vers d’autres systèmes à objectif social réel. La Communauté urbaine de Lyon et beaucoup d’autres ont été volontaires pour prendre la délégation des aides à la pierre de l’État. Elles l’ont fait dans un contexte où la solidarité nationale permet de faire face à la différence entre les prix de marché constatés localement et la capacité contributive réelle des ménages. Si celle-ci n’était plus garantie, cela pourrait remettre en question leur engagement


3/ Renforcer la capacité des communautés de communes à piloter les politiques locales

Pour cela, une véritable réforme des moyens de l’État au niveau local doit être engagée, pour qu’il puisse continuer à jouer son rôle de garant de la solidarité nationale. La délégation des aides n’est pas un transfert pur et simple, et nous ne le souhaitons pas.

Des dispositifs d’observation allant du local vers le national doivent en outre être mis en place. En tant que collectivité délégataire, nous souhaiterions une mise à disposition sans contrainte des bases de données nationales pour ce qui concerne nos territoires. Ces éléments devront servir à alimenter des observatoires locaux.

Dans ce cadre, il serait souhaitable d'élaborer une comptabilisation nationale des apports directs et indirects des collectivités locales en matière de logement, par type de collectivité, et de définir un cadre de référence de traitement de ces données statistiques et financières.

Madame le Ministre, je sais votre volonté que le logement devienne une grande politique nationale sur toute la chaîne. Je sais également votre conviction que seule l’action cohérente conjuguée de tous les niveaux de la puissance publique et de tous les acteurs permettra d'atteindre ce but que nous avons en commun. Sachez, que nous sommes tout disposés à y contribuer."



On peut être maire, président d'une communauté urbaine, inaugurer des places, des ZAC de milliers de m² et trouver encore le moyen d’être surpris, enchanté par une nouvelle façon de traiter un thème

Mercredi j’ai eu le coup de cœur pour le parc de la ZAC de La Buire en construction. Situé à la porte sud de la Part-Dieu qui atteindra bientôt le million de mètres carrés de bureaux, dans le 3e arrondissement, ce carré de 5000 m² est un havre de paix et de verdure, bercé par le bruit de l’eau ou les riverains jeunes et moins jeunes pourront s’approprier les espaces de jeux nichés en contrebas, qui se découvrent au fond d’un mini labyrinthe. Un traitement imaginé par l'agence de paysage Raphia en hommage aux architectures cachées d’Emilio Embasz.

Bientôt les enfants du groupe scolaire à construire pourront y déverser leur trop plein d’énergie. Les parents ou les grands parents flâner au gré des allées bordées de pins Sylvestre et des murs de galets lyonnais, emprunter plus loin la passerelle métallique surplombant le bassin d’eau calme qui sépare le jardin de la ville. Les lignes sont claires, les jeux de niveaux astucieux, les murets préservent la quiétude. Une belle entrée en matière dans la future ZAC qui sera achevée en 2012.

Les immeubles, soit 750 logements, trouveront là un cadre résidentiel de premier plan, vert et paisible, à deux pas d’un quartier de services ou les transports en commun fleurissent.
Cette ZAC réalisée par Gécina, la Cic Lyonnaise de Banque en collaboration avec le Grand Lyon est emblématique d’une nouvelle façon d’aménager la ville à la fois dense et aérée, les trois cinquièmes de la surface totale de 140 000 m² étant réservée aux espaces verts.

Un site pour les nouveaux urbains qui veulent vivre à proximité des services et des loisirs qu’offrent la Cité tout en ouvrant leurs fenêtres ou leurs terrasses sur un brin de campagne... Ils aiment la ville et peuvent se passer de leur voiture puisque tout se trouve à proximité ! A mon sens, une ébauche de la Cité du 21e siècle.

Elle emprunte à Francfort et son quartier d’affaires redoutable comme à Barcelone et ses Ramblas propices à la flânerie, son parc Güell indémodable. Ultra moderne et romantique à la fois, telle pourrait être Lyon, comme je l’imagine.




Un grand dessein pour les rives de Saône



L’aménagement des berges du Rhône est un immense succès pour Lyon. A tel point que cette réalisation donne aujourd’hui des idées à de nombreuses villes à travers le monde qui veulent s’inspirer de l’exemple lyonnais. Je vous propose aujourd’hui de continuer ce grand mouvement de réconciliation entre notre ville et ses fleuves avec le réaménagement des rives de Saône

Avec son débit lent et calme cette grande rivière a longtemps joué un rôle fédérateur. Mais les différents aménagements réalisés au fil du temps ont peu à peu coupé la Saône de son environnement. Je crois qu’il convient aujourd’hui de rompre avec cette tendance en redonnant à cette rivière son caractère accueillant et convivial.

La beauté des espaces naturels comme la richesse du patrimoine architectural qui bordent la Saône nous permettent d’imaginer les aménagements les plus audacieux sur un tracé allant de Neuville jusqu’à La Confluence.

"Rendre les rives de Saône aux habitants..."

D’ailleurs, j’ai tenu à associer les maires de Neuville, Fleurieu, Collonges ou encore Saint-Romain qui au même titre que Lyon sont au cœur de cet ambitieux projet. Notre volonté est de rendre ces rives de Saône aux habitants en créant une continuité tout au long de ce tracé tout en le rendant accessible aux modes doux, aux piétons et aux vélos. Au fond, ce sera un grand projet qui va changer le visage de notre métropole et du Val de Saône.

Pour ma part, je suis convaincu que cette future réalisation va durablement améliorer la qualité de vie dans notre agglomération et contribuer, à l’instar des berges du Rhône, au rayonnement de notre territoire.


Si vous avez aimé les berges du Rhône, je suis sûr que vous adorerez les rives de Saône !




Annie Marula nous a quittés

J’ai appris la mort d’Annie Marula avec une immense tristesse vendredi dernier

Annie qui avait rejoint mes listes au moment des élections municipales en 1995 était sur le point d’achever son 2e mandat de conseillère d’arrondissement. Cette femme toujours discrète et attentive aux autres était connue pour son dévouement exemplaire et son sens profond de l’ouverture.

Militante engagée, elle s’appliquait à mettre en œuvre de façon concrète les valeurs d’équité, de solidarité et de justice sociale dans sa vie de tous les jours.

Je pense aujourd’hui à sa famille, à ses proches, à ses amis du Comité d’intérêt local Bellecombe et de la Ligue des Droits de l’Homme, ainsi qu’à ses collègues du conseil du 6e arrondissement. Un territoire qu’elle aimait et auquel elle consacrait toute son énergie.

Pique-nique des associations


Plus d'un millier de membres d'associations lyonnaise ont répondu présents au pique-nique géant que nous avons organisé dans les salons de l'hôtel de ville dimanche...



Comme nous le faisons chaque année, nous avons récompensé de nombreux bénévoles qui par leur engagement font la richesse du tissu associatif lyonnais dans tous les domaines et contribuent au dynamisme de notre Cité !



Lyon ville verte !

Lyon arrive en 7e position des villes du monde les plus agréables à vivre selon le Reader's Digest. C'est le résultat d'une grande enquête menée dans 72 grandes métropoles et que ce magazine publiera dans son numéro d'octobre

Pour réaliser ce palmarès, le Reader's Digest, un des magazines les plus lus dans le monde, s'est appuyé sur plusieurs critères comme le recyclage, l'étendue des espaces verts ou encore la qualité des transports.

J'aurai l'occasion de revenir dans ce blog sur tout ce que nous avons fait ces dernières années en faveur de l'aménagement des espaces verts et du développement durable dans notre agglomération.

Ce travail de longue haleine porte aujourd'hui ses fruits. Ce très bon classement le prouve et confirme les nombreux palmarès réalisés par la presse française qui placent Lyon en tête des villes où il fait bon vivre.


Un grand Barça


Hier les Lyonnais ont encaissé une défaite sévère au Camp Nou. Cette rencontre a d'abord révélé la puissance et la qualité exceptionnelle du Barça, un candidat sérieux pour ce titre européen

Les catalans ont fait un sans faute face à une équipe de l'OL qui a bien résisté en première mi-temps. Mais en fin de match notre équipe a perdu ses moyens encaissant deux buts dans les dernières phases de jeu. Au final on a ce score de 3 buts à 0. Un résultat sévère pour l'OL face à une des meilleures équipes du monde.

Pour ma part, je suis plus que jamais avec notre équipe. Car c'est dans ces moments difficiles que l'OL a le plus besoin de notre soutien ! Alors le chemin est encore long et cette compétition entre les meilleures équipes d'Europe ne fait que commencer.
Prochaine étape dans 15 jours avec la venue à Gerland des Glasgow Rangers.


On partage plus que du foot

Ce soir l'Olympique Lyonnais entame la Ligue des Champions avec un adversaire de taille, le Barça. Une équipe mythique qui compte dans ses rangs des joueurs redoutables comme Messi, Henry et bien entendu Ronaldhino. Mais l'OL a toutes ses chances ce soir au Camp Nou

Car ces dernières années, l'OL a prouvé qu'il pouvait battre les équipes les plus prestigieuses. D'ailleurs pour affronter ce match, l'OL s'est particulièrement bien préparé et le score fleuve obtenu contre Metz (1- 5) a rassuré tous les esprits. Je souhaite donc à notre équipe de vivre cette rencontre sans complexe et de dérouler leur meilleur jeu.

De tels événements sportifs sont évidemment une immense fête pour tous ceux qui comme moi aiment le foot. L'enjeu est évidemment sportif. Mais il est aussi devenu un enjeu d'avenir pour toute l'agglomération lyonnaise qui dépasse les seules frontières du sport.

Comme je le dis souvent, l'OL est devenu le meilleur ambassadeur de Lyon dans le monde. C'est pourquoi je soutiens aussi ce très grand club dans ses projets de développement. D'ailleurs, je serai demain avec Jean-Michel Aulas pour présenter à la presse le projet du grand stade.

Ce projet de grand stade me tient à coeur. Car non seulement il aidera notre club à relever les plus grands défis sportifs, mais il apportera aussi encore plus de dynamisme et de rayonnement à notre métropole.

Allez l'OL !

On vous l’avait bien dit… ONLY Lyon !

Après avoir vibrée au rythme de la Coupe du Monde de Rugby, notre métropole est partout à la une avec des rendez-vous majeurs qui focalisent tous les regards ! Ceux qui prétendent que Lyon c’est l’immobilisme peuvent être rassurés… Rapide tour d’horizon de ce qui se passe ces jours-ci à Lyon et autour de Lyon

Lyon d’abord sera demain soir sous les projecteurs du monde entier avec l’entrée de l’OL dans la Champion’s League face au Barça de Ronaldhino, de Messi, d’Henry ou encore d’Eto’o ! Lyon encore sera sous les feux de la rampe avec l’ouverture de sa 9e Biennale d’Art Contemporain que j’ai inaugurée cet après-midi en présence de la ministre de la culture.
Avec le sport, notre métropole vit donc aussi cette rentrée sous le signe de la création et de l’art contemporain grâce à ce rendez-vous international qui rassemble des artistes et des visiteurs en provenance du monde entier.

Lyon toujours avec la tenue dans notre cité de trois grands congrès nationaux liés à l’habitat. Tout d’abord le 68e Congrès de l’Union Sociale pour l’Habitat que j’ai ouvert ce matin avec mon ami Michel Delebarre dans l’Amphithéâtre de la Cité Internationale.
Viendront ensuite le 103e Congrès des Notaires du 23 au 26 septembre puis le 37e Congrès de la Fédération des Promoteurs Constructeurs les 27 et 28 septembre prochain. C’est d’ailleurs pour profiter de cet environnement prolifique que la ministre de la ville et du logement a choisi de délocaliser ses services pour quelques jours sur la place Bellecour.

Cette présence est pour moi l’occasion de rappeler que les objectifs que je m’étais fixé au niveau de notre agglomération sont quasiment atteints avec 2.521 logements sociaux produits en 2006 et 2.600 prévus pour 2007. De plus nous avons multiplié par cinq le budget du Grand Lyon consacré à ce secteur qui atteint 50 millions d’euros cette année.

Cette présence confirme aussi la forte attractivité notre métropole qui, décidemment, fait parler d’elle dans tous les domaines ! Il est vrai que l’accueil des plus grands congrès et événements internationaux a toujours été un axe fort de mon action en faveur du rayonnement de Lyon. Aujourd’hui les résultats sont là avec des visiteurs de plus en plus nombreux qui viennent découvrir ou redécouvrir Lyon.

Et à coup sûr cette année (qui n’est pas encore terminée !) restera un excellent cru pour l’industrie touristique lyonnaise grâce aux efforts fournis dans l’organisation des événements, dans la modernisation de nos infrastructures, et dans l’amélioration de la qualité de l’accueil.

On vous l’avait bien dit… ONLY Lyon !


Visions urbaines

La 7e édition de la Conférence des Villes avait lieu jeudi à Paris. Cette Conférence est le grand rendez-vous de l’Association des Maires de Grandes Villes de France qui rassemble les villes et groupements communaux de plus de 100.000 habitants dans notre pays

Organisée cette année sur le thème « Variations urbaines, les villes acteurs de demain », cette rencontre de l’AMGVF a été pour moi l’occasion de rappeler ma vision de l’avenir pour Lyon, pour son agglomération, et plus largement pour l’ensemble des grandes villes françaises et européennes.

Car il est vrai que depuis plusieurs décennies, nous vivons une période marquée à la fois par l’accélération des phénomènes d’urbanisation à travers la planète, et par l’émergence d’un nouveau modèle européen de développement des grandes métropoles. Ma conviction comme maire, président du Grand Lyon mais aussi comme président des Eurocités, est que ce sont les villes et les grandes métropoles, bien plus que les états-nations, qui représentent le bon échelon pour agir concrètement et rapidement.
C’est à cette échelle seulement que nous serons en mesure de préparer sereinement notre avenir qui demain se décidera, pour partie, à l’autre bout de la planète, en Chine, au Brésil ou en Inde.

Je défends, pour ma part, une vision qui repose sur les trois piliers fondamentaux de toute action à la fois pragmatique et réellement ambitieuse : le développement économique, l’équilibre social et la responsabilité environnementale. C’est ce que j’appelle le modèle lyonnais. Car une ville, c’est une économie qui crée de l’emploi, des richesses, des équipements, des services publics qui répondent de manière efficace aux besoins de logement, d’éducation, de transports ou de santé de tous les habitants.
Mais une ville, c’est aussi un ensemble de valeurs partagées, une vision commune de l’avenir, une volonté et un vrai plaisir de vivre ensemble.

Je propose d’accroître fortement le rayonnement de nos métropoles françaises afin d’exister dans la concurrence européenne et mondiale, mais aussi d’organiser un développement durable de nos territoires où les questions des déplacements, de la protection de l’environnement et de la cohésion sociale seraient au cœur des projets de croissance.

C’est aussi, de mon point de vue, une vision et un modèle qui supposent de changer d’échelle et d’agir à partir de territoires plus vastes et plus puissants. Avec ses 57 communes et ses 1.300 000 habitants, la communauté urbaine de Lyon dispose aujourd'hui d'atouts majeurs pour réussir. Et je suis fier de la façon dont toutes les communes du Grand Lyon ont su travailler ensemble ces dernières années dans le sens de l’intérêt général. Cette coopération exemplaire, il nous faut la poursuivre et la développer à l’échelle de l’aire métropolitaine lyonnaise, c’est-à-dire à l’échelle d’un territoire riche de 600 communes réparties sur 4 départements pour plus de 2 millions d’habitants.

L’enjeu, naturellement, est immense pour inventer dès aujourd’hui les nouveaux partenariats qui permettront de faire émerger cette gouvernance à l'échelle métropolitaine que j’appelle de mes vœux. Il en va de l’avenir de nos territoires.

Sur France Culture

Je répondrai lundi aux questions du journaliste Ali Baddou qui anime l'émission les "Matins de France Culture". Rendez-vous sur les ondes (94.1 Mhz) à partir de 7h40 !



Je serai demain au stade de Gerland pour la troisième rencontre de la Coupe du Monde de Rugby organisée à Lyon entre le Portugal et les All Blacks. Un beau spectacle en perspective ! Mais ce week-end sera aussi marqué par les Journées européennes du patrimoine qui année après année prennent à Lyon un essor toujours plus considérable



De nombreuses visites guidées, balades urbaines, manifestations culturelles et opérations portes ouvertes sont proposées dans tous les quartiers et communes du Grand Lyon. Comme je le fais régulièrement, je viendrai à la rencontre des visiteurs de l’hôtel de ville de Lyon (photo du bas) qui est un des édifices historiques les plus vus de France lors de ces journées dédiées au patrimoine.


Riche de plus de deux millénaires d’histoire, notre cité dont le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, attire chaque année un public de plus en plus large et nombreux qui vient parfois de très loin pour admirer la beauté de nos sites et de nos bâtiments historiques.

Le patrimoine, évidemment, est un atout majeur de l’attractivité et du rayonnement de Lyon dans le monde. C’est pourquoi j’ai fait de la rénovation, de la préservation et de la promotion de notre patrimoine une priorité de mon action avec 100 millions d’euros investis dans la politique patrimoniale au cours de ces dernières années.

Grâce à ces efforts, nous avons rénové de véritables trésors du patrimoine religieux, architectural et culturel lyonnais comme le théâtre des Célestins, le musée Gadagne, le Palais du commerce, la gare des Brotteaux, le dôme de l’université Lyon 2 sur les quais du Rhône, l’église Saint-Martin d’Ainay (photo du haut) ou plus récemment encore l’église Saint Georges.

Je vous invite aussi à participer aux visites prévues sur le site de la caserne Sergent Blandan et au grand lâcher de ballon organisé dimanche à 16h30 avec l’association de défense du parc Sergent Blandan. Bon week-end à tous !


Biennale de Lyon 2007 : L’Histoire d’une décennie…



"L’Histoire d’une décennie qui n’est pas encore nommée" : c’est le titre de la 9e Biennale de Lyon qui ouvrira mercredi

A quelques jours de cette ouverture, je veux rappeler que l’implantation durable à Lyon de la Biennale française d’Art Contemporain n’était pas un fait acquis lorsqu’en 1990 le ministère de la culture a choisi notre ville pour donner une suite à la biennale de Paris créée en 1959 par André Malraux.

Si aujourd’hui ce grand rendez-vous mondial de l’art s’est profondément enraciné dans notre cité, c’est grâce à la capacité de chaque nouvelle édition à créer l’événement, à imposer une identité originale forte et à s’inscrire dans le réseau permanent de la création.

Pour ma part, je me suis toujours efforcé depuis 2001 d’ancrer durablement cette biennale d’art contemporain à Lyon, de lui donner une nouvelle impulsion en mobilisant toutes les énergies créatrices de notre métropole et de l’ouvrir au public le plus large. Non seulement ces objectifs ont été en grande partie remplis grâce à la qualité des organisateurs et des artistes présentés, mais la BAC est aussi devenue un formidable levier pour défricher les nouveaux territoires urbains de notre agglomération.

La réhabilitation de la Sucrière, première réalisation du projet de La Confluence, constitue de ce point de vue un beau symbole. Et l’implantation ces derniers jours de galeries d’art contemporain dans l’ancien bâtiment des douanes marque une nouvelle étape de cette dynamique urbaine et culturelle.

Au fond, c’est toujours cette même philosophie qui inspire mon action : fédérer l’ensemble des énergies autour de projets ambitieux capables de faire de Lyon une grande métropole européenne.

Ministère de la ville à Bellecour : le modèle lyonnais récompensé

En installant son ministère de la ville et du logement sur la place Bellecour du 18 au 28 septembre, le gouvernement récompense l’action que nous menons à Lyon en matière de mixité urbaine

Cette initiative confirme aussi l’attractivité croissante de notre métropole qui accueille à cette même période trois congrès majeurs : le congrès des HLM, celui des notaires et celui des constructeurs-promoteurs.

En choisissant de délocaliser temporairement son ministère au cœur même de notre cité, Christine Boutin a donc décidé de mettre en exergue le modèle lyonnais en matière d’habitat et de logement.

Ce modèle est celui d’une ville équilibrée, où la mixité sociale s’applique à tous les quartiers pour que chacun puisse trouver sa place. Un modèle où les ségrégations et les inégalités, sources de toutes les difficultés, ne sont pas une fatalité. C’est ce modèle que nous avons développé au cours de ces dernières années et qui a permis d’impulser un vrai rééquilibrage de l’agglomération lyonnaise avec plus de logements sociaux construits à l’Ouest qu’à l’Est.

Construire une ville équilibrée, c’est aussi ce que nous faisons en prenant soin de diversifier l'habitat à travers des opérations de renouvellement urbain ambitieuses comme à La Duchère, à La Confluence ou encore sur le secteur du Bon Lait, à Gerland. Aujourd’hui, c’est un nouveau cadre de vie qui prend forme et qui fait que Lyon est une ville où l'on se sent de mieux en mieux. Résultat : notre métropole renforce son attractivité, ce qui bénéficie à tous.

D’ailleurs, je suis sûr que la ministre profitera de sa présence à Lyon pour visiter ces quartiers en mutation, véritables références de transformation urbaine à l’échelle européenne.


Jonah Lomu, rugbyman engagé

Sa carrure hors du commun, son talent exceptionnel, mais aussi son histoire personnelle font du Néo-Zélandais Jonah Lomu un des sportifs les plus impressionnants de sa génération

Touché dans sa chair par la maladie, Jonah Lomu a du renoncer à une brillante carrière internationale chez les mythiques All Blacks. Mais comme tous les amoureux du ballon oval, je garde en tête ses fabuleux exploits sportifs sur les terrains de rugby du monde entier.

Aujourd'hui cet ambassadeur de renom court la planète pour promouvoir les valeurs du rugby de solidarité, de fair play, de générosité, d’engagement.

Des valeurs qu'il est venu rappeler à Lyon en apportant son soutien aux joueurs de la nouvelle équipe Rhône-Alpes de rugby handisport.

Une belle initiative que je tenais à saluer en remettant à ce rugbyman exemplaire la médaille de notre ville.

Les pionniers de La Confluence


J’ai inauguré jeudi l’ancien bâtiment des douanes relooké par l’architecte Jean-Michel Wilmotte sur le site de la Confluence


Un grand coup de chapeau à cet architecte mondialement connu qui a réalisé une métamorphose spectaculaire de cet édifice du quai Rambaud qui jouxte La Sucrière.

Un grand bravo aussi à ces pionniers de La Confluence que sont Georges et Florence Verney-Caron qui m’avaient fait part de leur volonté de s’implanter sur ce territoire alors même qu’il n’était qu’une vaste friche.

Le groupe de communication "Groupe 45" qu’ils dirigent préfigure ce qui sera demain un véritable pôle d’excellence tertiaire sur ces bords de Saône, avec des entreprises œuvrant dans les secteurs de l’art, de la culture et de la communication. Avec l’installation en cours de TLM et du Progrès, puis celle programmée du siège de la Région Rhône-Alpes, c’est tout un nouveau pan économique qui est en train d’émerger avec à la clé pas moins de 22.000 emplois.

Je suis fier de cette mutation que nous avons su engager sur ce territoire d’avenir, au cœur de notre cité. Au fond, jamais Lyon aura montré autant de dynamisme avec des réalisations dignes des plus grandes métropoles européennes comme La Confluence, les Berges du Rhône ou encore l'achèvement de la Cité Internationale.

Demain nous continuerons à mettre Lyon en mouvement avec d'autres projets comme l'aménagement des rives de la Saône, de la caserne Sergent Blandan ou encore, parmi d'autres, la requalification du quartier Mermoz.


La concorde et la solidarité

Comme je le fais chaque année, je me suis rendu hier à la cérémonie du vœu des échevins

Je réponds toujours avec plaisir à cette invitation pour célébrer ce temps fort de la vie de la communauté catholique de Lyon comme j’assiste à l’ensemble des grands événements qui marquent la vie des principales religions présentes dans notre agglomération. Ainsi je serai dans les prochains jours avec la communauté musulmane pour les fêtes du Ramadan, et avec la communauté juive pour les fêtes de Roch Hachana et de Yom Kippour.

Le fait religieux étant un élément fondamental de la personne humaine, je porte une égale attention aux différentes communautés qui composent notre cité car je veux que chaque Lyonnais, quelles que soient ses origines, ses convictions ou ses croyances les plus intimes, se sente pleinement représenté par son Maire. Cette conception correspond à un modèle lyonnais que j’ai toujours défendu et qui se trouve au fondement de « Concorde et Solidarité » ; un groupe de dialogue que nous avons créé avec l’ensemble des représentants des cultes afin de témoigner qu’à Lyon chacun peut pratiquer librement sa religion et avoir la spiritualité qu’il souhaite, dans le respect de celles des autres.

Ce dialogue que j’entretiens en permanence avec les autorités spirituelles a permis que se crée dans notre cité un véritable climat de confiance et de sérénité dans lequel la concorde l’a toujours emporté sur l’invective, en particulier dans des périodes où l’actualité internationale pouvait susciter des tensions ou chaque fois que des actes de violence pouvaient faire vaciller l’unité même de notre cité.

Au fond, c’est ce message que je veux porter haut et fort à travers toutes les actions que je mène pour Lyon que ce soit en faveur de la paix dans le monde, dans la construction d’un territoire équilibré ou dans la recherche permanente de solutions nouvelles pour construire ensemble un avenir durable où chacun puisse vivre dignement, dans le respect de ses valeurs et de ses convictions.



Coupe du Monde : Lyon Capitale du Rugby !

2,5 millions de supporters, 350 000 visiteurs attendus, 48 matchs diffusés dans 250 pays, plus de 4 milliards de téléspectateurs, des retombées économiques estimées à 8 milliards d’euros

Ces chiffres donnent toute la mesure de cette Coupe du Monde de Rugby organisée pour la première fois en France. Grande métropole sportive, Lyon vivra pendant quinze jours au rythme de cet événement planétaire avec trois matchs sur la pelouse de Gerland et deux équipes en résidence : l’Argentine et les Etats-Unis. Outre ces deux équipes ainsi le public de Lyon verra s’affronter l’Australie, le Japon, la Géorgie, le Portugal et les légendaires All Blacks de Nouvelle-Zélande !


Une belle récompense pour Lyon qui a fait du sport un des moteurs de son dynamisme grâce à l’accueil des compétitions les plus prestigieuses et au talent de ses grands clubs comme l’Olympique Lyonnais. Le projet de construction d’un grand stade de toute nouvelle génération s’inscrit pleinement dans cette dynamique d’avenir que je défends et que je vous demande de soutenir avec moi pour l’avenir de notre agglomération.



La Coupe du Monde de Rugby à Lyon, c’est aussi 600 volontaires qui vont travailler d’arrache-pied pour veiller au bon déroulement des rencontres comme des nombreuses animations organisées dans tous les quartiers. Lyon est d’ailleurs saluée partout pour la qualité des animations qu'elle propose autour de cette Coupe du Monde de Rugby. Je vous invite aussi à découvrir dès ce week-end les sculptures de Jean-Pierre Rives sur les Berges du Rhône (photo ci-dessous) et la très belle exposition sur l’histoire du rugby dans l’atrium de l’Hôtel de Ville.


Vous pourrez aussi suivre la compétition sur les écrans géants installés sur la place des Terreaux ou encore au Parc de Gerland ou participer aux nombreux concours sportifs programmés dans les parcs, stades et jardins de notre ville. A travers tous ces rendez-vous nous avons voulu que cette Coupe du Monde de Rugby à Lyon soit une grande fête pour tous !



Depuis une semaine et jusqu’au 23 septembre les associations font leur rentrée avec une multitude de forums, rencontres, ateliers et conférences dans tous les arrondissements de Lyon

Le 18 septembre, la bourse au bénévolat aura lieu pour la deuxième année consécutive. Nous organisons aussi cette année pour la première fois une « bourse d’échanges des envies d’agir » pour aller encore plus loin dans l’émergence de nouveaux projets et, pourquoi pas, susciter de nouvelles vocations. Enfin un grand pique-nique aura lieu le 23 septembre à la mairie avec plein de surprises.

Ce sont là quelques exemples parmi les nombreuses actions menées ces dernières années qui ont permis de remettre le tissu associatif au cœur de la dynamique sociale de notre agglomération. C’est vrai dans le domaine social où le rôle des associations est évidemment fondamental. Mais ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir remis au cœur du développement et du rayonnement de notre métropole l’ensemble des associations qui œuvrent dans la culture, le sport, l’économie, l’innovation, le commerce équitable ou encore le développement durable.

Ce week-end, j’irai d’ailleurs sur le terrain à la rencontre des bénévoles de notre ville qui toute l’année s’engagent au service des autres pour les écouter et partager avec eux des valeurs de solidarité.

Moi même qui milite depuis des années, j’aime ces moments d’échange qui font la richesse d’une ville, qui créent des liens entre ses habitants et génèrent de nouvelles formes de citoyenneté. C’est pourquoi la dynamique associative sera toujours au cœur de mon action.


A quelques heures du coup d'envoi du match d'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby 2007, je termine ce billet en adressant tous mes encouragements aux quinze tricolore qui va affronter des Pumas argentins affamés ! Allez les bleus !

Un nouveau label

Je recevais hier les 100 premiers commerçants lyonnais qui se sont engagés volontairement à rendre leurs établissements plus accessibles aux personnes en situation de handicap. Ceux-ci seront désormais signalés par un macaron spécifique

Quoi de plus important, en effet, pour l’autonomie d’une personne que de pouvoir faire ses courses et d’accéder aux services essentiels dans son quartier ? En effet, la vie ne s’arrête pas aux portes des services publics, et c’est tout ce qui compose l’environnement quotidien des personnes qu’il faut s’attacher à améliorer si nous voulons que chacun puisse vivre une vie épanouie en bénéficiant des mêmes droits que tous les autres citoyens.

C’est en tout cas l’esprit de ce que nous faisons à Lyon en travaillant tout au long de l’année avec l’ensemble des associations sur le terrain pour trouver des solutions innovantes. Je suis très heureux que les commerçants ainsi que de nombreux partenaires privés et publics nous aient rejoints pour cette nouvelle initiative afin de mener ensemble le combat contre toutes les formes d’exclusion.

Les problèmes de circulation instrumentalisés

Des problèmes techniques nous ont conduits à fermer le tunnel de la Croix-Rousse. J’ai conscience des difficultés qu’engendre pour les automobilistes une telle situation

Mais dans ce domaine, seules les exigences de sécurité priment et les drames qui se sont produits dans les tunnels alpins ces dernières années ne devraient laisser aucun doute dans l’esprit de tout responsable public. Bien évidemment j’ai demandé aux services du Grand Lyon de tout mettre en œuvre afin de limiter au maximum la durée des travaux. De même, nous avons créé des itinéraires alternatifs afin de réduire la gêne ressentie et nous examinons la possibilité de mettre en place des systèmes de navettes et de parcs-relais.

D’ailleurs la sécurité dans les tunnels lyonnais a toujours été une de mes préoccupations majeures. C’est pourquoi je m’étonne aujourd’hui de voir les responsables de l’UMP profiter de cette situation pour tenter d’instrumentaliser la question de la circulation dans notre Cité. Ceci, alors même que le Grand Lyon a toujours fait preuve de la plus grande vigilance en arrêtant dès juin 2004 des mesures conservatoires pour l’exploitation du tunnel de la Croix-Rousse ; alors même que nous avons investi depuis l’année dernière 10 millions d’euros dans des travaux et qu’en juillet les élus de la communauté urbaine ont adopté un programme de rénovation du tunnel de la Croix-Rousse à long terme.

Je regrette la simplification à l’extrême et de mauvaise foi faite par mon challenger. C’est un peu comme si Marseille ne connaissait aucun problème de circulation parce que son maire est UMP… Pour ma part, je reste concentré sur les objectifs que j’ai toujours défendus en matière de déplacements urbains et qui sont mis en œuvre de manière exemplaire par le Grand Lyon et le Sytral. Je pense au renforcement et à l’amélioration du réseau des transports en commun ou encore au développement des modes doux comme Vélo’V.

Aujourd’hui moins d’un déplacement sur deux se fait en voiture et Lyon est désormais régulièrement citée en référence par de nombreuses enquêtes réalisées sur ce thème. Je veux aussi rappeler à ceux qui l’auraient oublié que nous attendons encore des services de l’Etat des périmètres de risques qui conditionnent la réalisation du Tronçon Ouest Périphérique ; que la réalisation du Contournement Ouest de Lyon relève elle aussi des compétences de l’Etat et qu’il ne faudrait pas aujourd’hui encourager l’augmentation de la circulation automobile dans Lyon intra muros…

Au fond, c’est cela qui nous différencie de nos adversaires si j’en crois, évidemment, les intentions de l’Etat et du ministère des transports de faire déboucher les autoroutes A45 et A89 au cœur de Lyon.

Libération de Lyon : 63 ans, jour pour jour…


Depuis quelques jours vous avez peut-être remarqué un peu partout
dans la ville des affiches rendant hommage aux Résistants

Visibles jusqu’au 6 septembre dans tous les quartiers ainsi que dans les écoles et mairies d’arrondissements, ces visages appartiennent à vingt-deux femmes et hommes de tous âges, de toutes conditions, de toutes religions, de toutes opinions politiques qui ont sacrifié leur vie dans le combat contre le nazisme, le combat pour notre liberté. Vingt-deux Résistants dont le sacrifice a permis la Libération de notre pays et bien évidemment celle de Lyon, le 3 septembre 1944.

Si je consacre aujourd’hui le 100ème billet de mon blog (déjà !) à cette opération, c’est parce que j’accorde une très grande importance à la célébration de la mémoire de la Résistance dans notre Cité, mais aussi parce que je partage l’inquiétude de beaucoup concernant la désaffection croissante des jeunes générations à l’égard des cérémonies officielles. A travers cette exposition organisée avec l’association « Mémoire et photographie », nous avons souhaité porter le message du souvenir au plus près de la vie des Lyonnais.

En cette journée de commémoration du 63e anniversaire de la fin de l’occupation allemande dans notre Cité, j’espère qu’une telle initiative interpellera les consciences, et suscitera la curiosité des plus jeunes concernant l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale et les faits qui se sont produits à Lyon, capitale de la Résistance.
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