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Mon interview au Progrès

Voici les principaux extraits de mon interview dans l'édition du Progrès en kiosque aujourd'hui. Bonne lecture à tous !


Le Progrès : Les élections municipales ont lieu dans six mois. Quelle sera l’ossature de votre programme ?

Pendant toute une période, le développement de Lyon fut concentré sur son centre historique, puis à la Part Dieu. Désormais lorsqu’on va dans le 7e, dans le 8e, dans le 9e, on voit bien qu’on est en pleine construction. Au cours du mandat, la ville s’est étendue.

Le mouvement va continuer, il va gagner d’autres quartiers intra-muros, puis revitaliser la première et la deuxième couronne de l’Est lyonnais. C’est à cette échelle-là que nous pensons. Il faut même penser à l’échelle de la métropole.

L’exercice qui s’impose touche à la fois la proximité et une grande échelle. Quand on parle d’un projet comme celui des rives de la Saône par exemple, on parle autant des quartiers de Lyon que du Val de Saône avec qui nous devons définir des projets communs.


Mais là vous raisonnez en tant que président du Grand Lyon. Encore faut-il gagner la ville et le Grand Lyon.

Les deux fonctions, celle de maire et celle de président du Grand Lyon sont liées.

L’avenir n’est inscrit nulle part. Mais nous abordons les élections dans une posture favorable.
Nous avons travaillé en partenariat très étroit avec des maires de toute sensibilité, ce qui nous a permis de tisser des liens et d'avancer ensemble en toute confiance.

Quel sera le grand aménagement de votre deuxième mandat si vous êtes réélu ?


Un certain nombre de projets sont déjà en cours d’élaboration : réaménagements de la place Bellecour, de la place des Jacobins, de celle située entre la mairie et l’Opéra, Jean Macé qui va constituer le deuxième nœud tertiaire de la ville, les nouvelles tours à la Part-Dieu.

Et le grand projet fédérateur ?

Celui de la Saône. Les espaces publics du dessus seront traités en même temps que le niveau de la Saône.

C’est un grand projet d’aménagement urbain, ce devrait être aussi le cadre du futur grand événement de Lyon. Pourquoi pas sur le principe de la fête des Merveilles qui, au Moyen-Âge, se déroulait sur l’eau. Des Subsistances à la Sucrière, il y a de quoi construire un beau parcours pour des animations sur l’eau. On demandera à un grand réalisateur de le concevoir. Guy Walter a déjà beaucoup travaillé sur ce genre de problématique.

Nous travaillons également au développement de Lyon autour de l’image et du cinéma, liant son histoire et le présent. Là, c’est Thierry Frémeau qui devrait nous livrer, avant la fin de l’année, un projet d’événement artistique, festival ou autre.
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J’ai inauguré cet après-midi la fin des travaux de restauration de l’église Saint-Georges en compagnie du Cardinal Philippe Barbarin


C’est l’un des nombreux chantiers que nous avons fait aboutir au cours de ce mandat dans le cadre d’une convention pour la restauration de notre patrimoine signée entre l’Etat et la Ville de Lyon.

Des opérations importantes ont ainsi été réalisées sur l’abbaye Saint Martin d’Ainay, l’église Saint Bonaventure, l’église Saint-Just et l’église Saint-Bruno.
D’autres actions importantes de préservation ont été menées dans l’église Saint Pothin à l’occasion de la reconstruction de son orgue, les églises Saint Bernard, Saint-Nizier, Saint-Paul ou Sainte-Blandine.
Par ailleurs, notre patrimoine architectural et culturel a été largement renouvelé comme le théâtre des Célestins, le musée Gadagne, le Palais du Commerce, la gare des Brotteaux ou encore le dôme de l’Université Lyon 2. Au total, notre municipalité aura investi 100 millions d’euros dans la politique patrimoniale ces six dernières années.

Au-delà de la préservation de nos édifices historiques qui font aussi partie de l’attractivité touristique de Lyon, c’est le tout le quartier Saint-Georges qui a profondément changé de visage ces dernières années. Le pourtour et l’illumination de l’église ont été refaits, la balme, la place et le square Bâtonnier Valensio ont été redessinés en 2002 ; en 2005 et le parking Saint-Georges a ouvert ses portes avec plus de 700 places de stationnement.

C’est un vaste projet de renouvellement urbain qui est sur le point d’être totalement achevé puisque j’inaugurerai, le 5 septembre prochain à 16h00, la toute nouvelle place Benoit Crépu et ses abords, avec les rues Saint-Georges et Bertras, les plantations de la rue Lavarenne, les voiries situées sur le quai Fulchiron et l’allée de la Commanderie.

J’invite celles et ceux qui ne connaissent pas, ou qui n’auraient pas revu Saint-Georges depuis quelques temps, à venir découvrir ce quartier historique redevenu l’un des plus beaux et les plus agréables de Lyon.

Sur le chemin des écoles

J’ai fait de l’éducation des enfants de notre ville une priorité de mon action pour Lyon. Et chaque année je suis très attentif à ce que ce moment si important dans la vie de chaque famille soit une réussite pour tous

De nombreuses nouveautés attendaient cette année les petits lyonnais comme la fin des travaux des écoles Jules Verne et Charial dans le 3e arrondissement, l’achèvement de la première étape des travaux du groupe scolaire des Entrepôts et la réhabilitation de l’école Cornier dans le 4e, les réhabilitations des écoles Antoine Remond et Jean Rostand dans le 6e, celle de l’école Alain Fournier dans le 8e ou encore l’ouverture de 3 classes et d’une salle polyvalente à l’école Chapeau rouge dans le 9e…

J’ai aussi été très impressionné par la qualité du nouveau self service créé à l’école Jules Verne et qui préfigure ce que sera demain la restauration scolaire pour tous les écoliers de Lyon. D’ailleurs Lyon a été classée 1ère au palmarès des villes pour la qualité de sa restauration scolaire.

Je rappelle que sur la période 2001-2007, nous avons investi 102 millions d’euros pour créer ou rénover les écoles de la ville. Cet effort considérable a aussi permis l’informatisation de l’ensemble de nos établissements, l’augmentation de l’accessibilité des écoles aux enfants porteurs d’un handicap, le développement d’un projet d’éducation artistique auprès de nombreux élèves ou encore la mise en place d’un ambitieux programme de réussite éducative dans les quartiers les plus défavorisés.

Bien entendu j’ai pleinement conscience qu’il peut subsister ici ou là des problèmes à résoudre. Mais je sais pouvoir compter sur la rigueur, le dévouement et le très grand professionnalisme des équipes éducatives lyonnaises pour nous aider à améliorer sans cesse l’accueil dans nos écoles.

Lyon rend hommage à Raymond Barre

Par centaines les Lyonnaises et les Lyonnais ont rendu hommage à Raymond Barre dans les salons de l’Hôtel de Ville, lundi soir, en présence de son fils Olivier


Raymond Barre est mort

Je viens d'apprendre avec émotion la mort de Raymond Barre pour qui j'avais plus que du respect, de l'affection. C'était évidement un grand homme d'Etat. Et comme un chacun, je salue ses qualités de lucidité et d'indépendance d'esprit

Mais pour moi, Raymond Barre c'était d'abord le Maire de Lyon, fonction qui l'avait transformé. Au fil des jours, et au travers de cette responsabilité, il avait découvert la proximité, la peine et le bonheur que peuvent rencontrer les habitants d'une ville, leurs difficultés aussi. Il y avait acquis une dimension profondément humaine. Il aimait cette ville de Lyon et au moment où j'étais moi même Maire du 9e arrondissement, alors en pleine transformation, il m'appelait souvent les samedis ou les dimanches matin, afin qu'ensemble, nous puissions faire visiter à ses hôtes étrangers les réalisations qui étaient en train de naître.

C'est dans ces moments privilégiés que j'ai découvert l'homme. Il était alors d'une grande profondeur et en même temps, d'une grande simplicité. Lyon lui doit sa métamorphose internationale. Il a lancé quelques grands chantiers qui ont classé notre Cité sur la trajectoire de réussite qu'elle connaît aujourd'hui. Je tiens à dire ma reconnaissance pour son action. Je voudrais aussi présenter mes condoléances à toute sa famille et en particulier à Madame Barre, dont j'avais pu percevoir tout l'amour qu'elle portait à son mari.

Grands chantiers de l’agglomération : ça avance !

Jeudi j’ai visité quelques-uns des chantiers en cours dans notre agglomération

Ces contacts avec le terrain sont essentiels car ils me permettent de constater par moi-même de l’avancée concrète des travaux.

Au menu : la Confluence, mais aussi la construction du gymnase Paul Santy dans le 8e, l’aménagement de la ZAC du parc de Gerland et l’achèvement du boulevard Chambaud de la Bruyère, la crèche et le centre social Buisson à Trion, mais aussi la ZAC de l’Industrie sur les bords de Saône qui accueillera en janvier le multiplexe Pathé ou encore l’esplanade du Gros Caillou à la Croix-Rousse voué à devenir un des plus beaux espaces de notre Cité.

Sur RTL

J'étais mardi l'invité de Richard Artz sur RTL. Voici les principaux extraits de cette interview que vous pouvez écouter en intégralité sur le site de la radio

Richard Arzt : C'est dans votre ville que le 1er hôpital pour pédophiles va fonctionner, en 2009. Le Président Sarkozy a annoncé avant-hier que ce sera à Lyon. Et vous, vous n'avez été informé... Comment avez-vous été informé ?

Gérard Collomb : Nous sommes toujours dans le type même de décision de Nicolas Sarkozy. Cela surprend tout le monde. Je crois que cela a surpris les élus locaux, moi-même évidemment. Cela a surpris l'ensemble du personnel hospitalier lyonnais qui n'en avait jamais entendu parler. Cela a dû surprendre un certain nombre de ses ministres. Alors, j'ai fait ma petite enquête et j'ai regardé de quoi il retournait exactement.

Auprès de qui, vous avez fait l'enquête ?

Auprès des milieux hospitaliers lyonnais en leur demandant : mais enfin qu'est-ce que c'est, qu'est-ce qu'on peut créer ?

Et leur réponse ?

Je me suis aperçu qu'en 2002 a été créé un plan de création d'unités hospitalières spécialement aménagées - c'est le nom de ces structures - qui doivent accueillir en France les détenus qui ont des problèmes psychiatriques. Et, le plus avancé était celui de Lyon puisqu'il doit ouvrir en 2009. On a donc puisé, si je puis dire, dans cette réserve celui qui était le plus avancé et on a décidé qu'on le consacrerait spécialement aux problèmes des pédophiles. C'est comme ça qu'est née l'idée un peu brutale de cette Unité Spéciale.

Donc, ce n'est pas un hôpital qui va sortir de terre dans les deux ans ?

C'est un hôpital qui était effectivement en préparation, qui devait voir le jour en 2009 et qui va être transféré de détenus psychiatriquement atteints, mais dans d'autres domaines du comportement, à la pédophilie. Je pense, j'espère par contre, parce qu'on a besoin de tout, que ce seront des moyens nouveaux qui seront injectés et pas un simple transfert entre les deux.

Au total, vous trouvez que c'est une bonne idée et vous voulez être associé à la suite de la préparation ?

Ah, je le souhaite. Oui, je pense qu'effectivement on a un véritable problème qui est qu'un certain nombre de détenus sortent de prison aujourd'hui avec des troubles psychiatriques graves et qu'en particulier, les détenus qui l'ont été pour pédophilie, commettent des actes abominables. Et moi qui suis père d'une fille de 3 ans, d'un garçon de 11 ans, je veux dire que chaque fois, par exemple, cette idée hante mon épouse : mes enfants pourraient rencontrer un pédophile.

On devrait, d'autant plus quand on est au gouvernement, faire attention à vous, à vos sondages. Les sondages qu'il y a actuellement sur vous, à Lyon, notamment un sondage de l'Institut Fournier paru dans le mensuel Lyon Mag, vous donnent en bonne position pour les municipales avec 39% au 1er tour contre 27% à Dominique Perben, ancien ministre UMP et 17% à Anne Marie Comparini. Vous pensez que les jeux sont faits pour les municipales ?

Ah, les jeux ne sont jamais faits. Quelqu'un qui dirait que les jeux sont faits à l'avance se tromperait beaucoup. Non, simplement, par exemple au 2e tour, c'est du 58/42, cela veut dire que les Lyonnais se reconnaissent assez largement dans l'action que nous avons menée, à la fois de restructuration en profondeur de cette ville. Par exemple pour éviter qu'un problème majeur ne demeure, celui de la fracture sociale des différents quartiers de l'agglomération. Puis, en même temps, qu'ils reconnaissent qu'il y a quelque chose qui a changé dans cette ville. Nous avons été les inventeurs de Vélov qui, aujourd'hui, plaît tellement aux Parisiens...

... sous le nom de Vélib à Paris. Ca joue en votre faveur. C'est bien vu ?

Oui, si vous voulez, je crois qu'il y a deux éléments qui ont marqué profondément les Lyonnais. D'abord, la mention des Vélovs parce qu'il est vrai que, si vous voulez, ce n'est pas simplement un moyen de transport, c'est un moyen de pacifier une ville, de la rendre plus agréable, plus conviviale pour l'ensemble de ses habitants. Et puis, il y a un deuxième grand thème qui plaît beaucoup aux Lyonnais, c'est l'aménagement que nous avons fait des berges du Rhône. On va dire, pour simplifier, que les berges du Rhône c'est Paris plage mais toute l'année et pour l'éternité, en tout cas pour quelques années. Et donc, cela enthousiasme les Lyonnais.

Parlons de l'éternité du Parti Socialiste. Il fait sa rentrée plutôt en ordre dispersé. Dans quel état est le PS, à votre avis ?

Il a subi un traumatisme. Chaque fois que l'on subit une défaite on s'interroge et il est normal que chacun dans son coin, à sa manière, essaie de trouver les raisons de cette défaite. Moi, je crois qu'il faut que le PS évolue profondément. On parlait de ma ville. Mais quand on regarde finalement l'action des grands maires socialistes dans les villes de France, on s'aperçoit qu'ils réussissent magnifiquement. Et ce qu'ils feraient au niveau local, ils ne seraient pas capables de le refaire au niveau national ? Je ne le crois pas.

Rentrée

Je suis rentré à Lyon lundi dernier. J’ai toujours plaisir à passer du temps à réfléchir à l’avenir de Lyon, dans une période où le quotidien est moins pressant

C’est aussi l’occasion de regarder le travail accompli. Certes, il reste beaucoup à réaliser. Mais, sans céder à l’autosatisfaction, je crois en effet qu’un gros travail a été mené. C’est visiblement ce que les Lyonnais comprennent si j’en crois le dernier sondage que j’ai découvert sur le blog du magazine Lyon Mag
. Je dois d’ailleurs dire que j’ai remarqué avec plaisir dans les résultats de cette étude, qu’il n’y a pas de vrai clivage dans l’appréciation portée sur l’action municipale. Et que la reconnaissance des résultats obtenus par la municipalité dépasse très largement l’adhésion à tel ou tel parti.
Je ferai dès jeudi une visite traditionnelle de chantiers. Je tiens à ces contacts de terrain car il ne suffit pas de monter et de lancer des projets ; il faut suivre avec attention leur réalisation concrète, l’avancée des chantiers, le travail des entreprises…
Puis viendra la rentrée scolaire dès le lundi 27 pour les écoles primaires qui dépendent de la Ville. Là encore je serai sur le terrain auprès des parents d’élèves comme auprès des enseignants, pour observer le déroulement de cette rentrée et veiller à ce que tout se passe au mieux, notamment dans les écoles nouvelles ou celles qui ont fait l’objet de gros travaux.
Il reste encore de nombreuses tâches à accomplir, et j’entends continuer à exercer pleinement et sereinement ma fonction de Maire et de Président du Grand Lyon, en me tenant à l’écart de tout débat politicien. Le temps de la campagne municipale viendra ensuite…
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